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15. Septembre 2009, 15:09 Colonnes Interview

Où sont passés NOS artistes: Josef of the Fountain

Nevena Puljic - « Josef of the fountain : l’un des groupes les plus prometteurs de l’année », selon certains magazines. Les Nyonnais possèdent la fougue de leur jeune âge et sont bien décidés à démontrer que, oui, la Suisse peut rivaliser avec le rock british. Une ambition sans limi...

Où sont passés NOS artistes: Josef of the Fountain
« Josef of the fountain : l’un des groupes les plus prometteurs de l’année », selon certains magazines. Les Nyonnais possèdent la fougue de leur jeune âge et sont bien décidés à démontrer que, oui, la Suisse peut rivaliser avec le rock british. Une ambition sans limites. Ils ont encore tout à prouver et pourtant, en une année, ils ont su se mettre toute la presse spécialisée dans la poche. A la sortie de leur premier EP « 1101 Lighthouse », une rencontre s’imposait pour Students.ch et ce fut un grand plaisir de discuter de musique, de la scène artistique suisse et de l’avenir vu par André et Arnaud, respectivement bassiste et guitariste.

Students.ch: Comment est né Josef of the Fountain ?

Arnaud (guitariste) : Le chanteur, le guitariste et moi nous sommes rencontrés au cours des études. On avait des goûts musicaux en commun et on s’est décidés à tenter l’aventure de groupe. On a tout de suite été attiré par le genre des Strokes, Editors, Joy Division,etc.Au bout d’un moment, il a fallu trouver un batteur et un bassiste. Le batteur, je le connaissais. Quant à André, il est venu un peu par hasard. Mais un très bon hasard. Le groupe a commencé à jouer sérieusement fin 2006.

Vous avez sorti un premier EP tout récemment. Comment se passe la création de vos chansons ?

André (bassiste) : Pour la composition, on le fait en général ensemble. Des fois, on répète sans le chanteur et une fois que ça aboutit à quelque chose, il pose sa voix. Pour les textes, c’est également lui qui s’en occupe. On n’a jamais écrit nous-même. Ce serait d’ailleurs difficilement envisageable. Je ne pense pas posséder les capacités d’écrire des chansons en anglais. Quant au chanteur, il est à moitié irlandais, ça s’est donc imposé naturellement.

Faire de la cold wave à 20 ans ce n’est pas commun. Pourquoi jouer de la musique aussi sombre ?

Arnaud : Un côté obscur, je suis pas sûr. Je dirais qu’il vient surtout de la voix du chanteur, qui est plutôt grave, et de ses paroles, assez sombres. Toutefois, quand on compose, on n’est pas dans l’optique de créer quelque chose de sombre. On fait des jams et on pioche ce qui nous plaît.

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?

André : Kasabian, très sympa. Le dernier Eels. Ghinzu, j’aime bien. Ils sont passés à Paléo cet été. Deerhunter, qui étaient au For Noize. The Black Lips aussi. Un autre groupe qu’on écoute pas mal, c’est les Grizzly Bear, mais c’est un autre registre.

Deux groupes anglais ont récemment sorti des albums et surfent sur la même vague que vous : White lies et The Horrors. Ces derniers auraient d’ailleurs pu introduire « This is the Police » dans leur dernier album. Les Maccabees également.

Arnaud : Pour les groupes que tu cites, ce n’est pas ce qu’on écoute spécialement mais c’est vrai qu’on nous a déjà fait la remarque. C’est pas des groupes qui vont tout de suite nous diriger vers une influence. C’est plutôt des coïncidences si notre musique ressemble à la leur. Par exemple, pour les Maccabees, on est étonnés parce qu’on nous l’a déjà dit. Pourtant, on a écouté plusieurs fois et on se retrouve pas vraiment là-dedans.

Pourquoi le rock ? Il est déjà difficile de se lancer dans l’aventure musicale en Suisse mais en plus ce n’est pas le genre le plus plébiscité en Romandie.

Arnaud : Ca dépend. C’est vrai mais pas sur tous les points. Par exemple à Nyon, l’Usine à Gaz permet justement à des petits groupes de s’exprimer, le Bonzaï aussi, le Rocking Chair, le Romandie qui fait pas mal d’efforts pour mettre des groupes suisses en première partie, les Docks. On a même eu l’honneur d’aller au Frison l’année passée. Il y a un bel effort pour essayer de promouvoir cette musique. Cette année, on a également eu la chance de faire le Paléo festival et le Montreux Jazz. C’est difficile mais ça bouge quand même.

Et la scène artistique suisse, votre avis ?

André : Beaucoup de potentiel. Pas mal de groupes avec de bonnes idées. Private Garden par exemple, c’est des amis à nous. On les connaît depuis le début et on se réjouit d’écouter leur album qui sort tout bientôt. Prochainement, il y a les Mondrians qui en sortent un aussi. Pareil pour Must have been Tokyo, un groupe de Berne. Finalement, il y a quand même pas mal de choses. C’est vrai que s’il y a de plus en plus de groupes qui se mettent au rock, ça fera des scènes un peu plus fortes.

Comment voyez-vous l’avenir du groupe ? Quelles sont vos attentes ? Vos projets ?

André : Bien sûr, on rêve de pouvoir s’exporter un jour ! Mais dans un avenir proche, on compte faire un maximum de dates tout en ayant du temps pour composer au local et éventuellement enregistrer un album l’été prochain. Aussi, si un jour on a la chance de vivre de notre musique, ce serait un rêve qui se réaliserait. Pour le moment, on fait tous quelque chose à côté. Travail ou études.

Vous semblez très confiants et sûrs de vous sur scène. C’est le cas ?

André : On essaie. Y a du stress au début, ça c’est normal. Personnellement, avant de monter sur scène, il y a un peu d’anxiété mais une fois dedans, on l’oublie.

Arnaud : C’est toujours un plaisir de jouer sur scène et comme il le dit, dès que les premières notes arrivent…On avait surtout une grosse pression au Paléo. On vient de Nyon, donc tous nos amis y étaient pour nous voir. On connaissait sans doute la moitié du public. C’est toujours plus flippant de jouer devant des amis ou connaissances que devant de parfaits inconnus.

Les groupes débutants ont toujours des rêves, des projets un peu fous. Quels sont les vôtres ?

André : Partir en tournée avec un autre groupe. Jouer sur scène, voyager…Pouvoir faire que ça pendant une certaine période.

Arnaud : Jouer au Miles Davis Hall au Montreux Jazz. Ca, ça me plairait bien une fois.

Un dernier mot ?

Arnaud: Venez à Lausanne le 7 octobre, au Bleu Lézard. On y sera avec Private Garden justement et ça risque d’être une très bonne soirée.

PROCHAINES DATES

12 sept. 2009 21:30 @ Le Transformateur Fribourg (CH), Fribourg

18 sept. 2009 21:30 @ Les Passagers du zinc Besançon (FR)

19 sept. 2009 20:00 @ L’Atelier des môles Montbéliard (FR)

24 sept. 2009 20:00 @ Tard pour Bar / TSR1 Television Show

3 oct. 2009 20:00 @ Hacienda Sierre (CH)

16 oct. 2009 20:00 @ Bleu Lezard Lausanne (CH)

31 oct. 2009 20:00 @ Funambule / V.I.P Private Party Nyon (CH)

11 févr. 2010 21:30 @ Le Vème Vevey (CH), Vaud

http://www.myspace.com/josefofthefountain

Commentaires
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Lara-M
Lara-M 02.10.2009 à 23:41
Très cool l'interview. Je les ai découvert en concert cet été et me réjouit de les revoir enfin au bleu lézard!
julienjohnson
julienjohnson 25.09.2009 à 20:15
bien écrit bravo