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17. Mai 2011, 00:00 Concert Culture Music Festivals Interview

Interview de Make The Girl Dance

Albéric Gros - Vendredi 13 avril, à l'occasion du festival Balélec, nous avons pu, avec beaucoup de chance, faire une interview de « Make the girl Dance » après leur show. Greg Kozo et Pierre Mathieu ont tout les deux répondu à nos questions.

Interview de Make The Girl Dance
Students.ch : Bonsoir ! Merci beaucoup à vous de me recevoir comme ça. J'ai fait un peu mon chieur pour vous avoir quand même...


Greg Kozo : Mais nooonnn !


Pierre Mathieu : Mais non, t'a été super.


Students.ch : Vous êtes arrivés en TGV, en première classe, comment s'est passé ce voyage ?


G. K : Très bien, beaucoup de discussions


P.M : On a l'habitude, on le connais bien ce TGV.


Students.ch : Vous êtes déjà venus en suisse ?


P.M : Oui, une dizaine de fois, c'est l'un des pays où l'on joue le plus. On va souvent à Lausanne, Zurich, Bâle...


G.K : Et on rejoue à nouveau à Bâle la semaine prochaine.


Students.ch : Vous avez quelle vision de la suisse ?


P.M : On aime, puisqu'à chaque fois qu'on y joue, ça se passe bien. Il y a des pays où c'est compliqué, mais la suisse c'est toujours super. C'est toujours facile, et il y a exactement notre public, avec pleins de pogos. Ils sont très énervés et ça c'est très bien ! Ça marche toujours avec nous.


Students.ch : Ce soir vous avez joué dans une salle qui était de taille raisonnable, et les gens étaient à fond dedans. Vous vous y sentiez comment ?


P.M : Tu sais on s'en fout de la taille, on peut avoir une scène de 1500 personnes dans le public qui sont chiants, et au contraire une scène de 150 personnes qui sont très énervées, et tu passes une très bonne soirée. C'est la motivation qui paye.


G.K : En tout cas, oui ça c'est plutôt bien passé.

Students.ch : Vous avez faits 3 singles, et pour « baby baby baby », vous avez fait 14 million de vues en 1 an, dont 3 million les 3 premiers jours. Ça vous a donné un sentiment particulier ?

P.M : Ca te donne l'impression d'être perdu, et en même temps de toute puissance parce que d'un coup, tu as les télés qui viennent t'interroger, tu as des blogs au brésil et aux US qui parlent de çà. Tu te dis « mais qu'est ce qui se passe ? » et d'un coup tu te crois très riche, ce qui est faux. En fait tout ca c'est de la notoriété grâce à internet, qui se chiffre après, mais ce n'est pas non plus un jackpot. C'est en tout cas très déstabilisant. C'était très violent, c'est allé très vite. Ça a été la vidéo la plus vue en France l'année dernière.

Students.ch : C'est un clip finalement assez simple...


G.K. : Très simple même. L'idée était de Pierre, on l'a réalisé, mais c'était pas nous derrière les caméras.Students.ch : Vous avez prévenu les autorités ou autre ?

P.M : Ah non, faut pas faire ça, sinon on a pas le droit ! Et c'est pour ça que ça a marché.

G.K : Dans la rue, les gens étaient un peu surpris quand même.

Students.ch : Finalement, dans chacun de vos clips, il y a une forme de provocation non ?

P.M : Oui, alors ce n'était pas vraiment un choix, le premier pour nous c'était plus un «  Happening » plutôt que de la provoque. Le deuxième clip, on s'est dit qu'on allait se payer des vacances et tout craquer, c'était le but, et le naturel à fait que c'est devenu un peu trash par moments. Le troisième clip devait être un truc tout con sur de la viande, et on a quand même finit par tuer le canard. On a fait un triptyque qui est en fait du reality-clip. On voulait faire du vrai, un peu comme un documentaire.

Students.ch : Vous comptez faire des clips dans le même état d'esprit par la suite ?

P.M : Non, pas forcement, mais après, on a pas du tout envie de faire des clips ou on voit un mec jouer de la musique et des gens qui courent sur la plage. Je pense qu'avec très peu d'argent, et de bonnes idées, on peu faire des trucs supers. En tout cas on se cassera toujours la tete pour essayer d'avoir une idée, après pas forcément provoc.

G.K : On a aussi envie de faire des clips avec plein d'idées différentes, et par moments, par hasard ou accident, ça peut être un sujet de polémique, mais après ce n'est pas ce qu'on cherche à tout prix. On cherche à s'amuser.

Students.ch : Comment vous êtes vous rencontrés et mis à travailler ensemble ?

P.M : On s'est rencontrés dans un club à Paris, il y a 3 ans, je jouais avant greg, après j'ai regardé ce qu'il faisait, c'était rigolo. On s'est balancé des vannes, on a sympathisé, on s'est revus 6 mois après, j'ai dit «  viens, on va faire un morceau », on a commencés sur une blague. Pendant 1 an c'était un hobby, et après baby, c'est devenu professionnel.

G.K : C'est professionnel tout en restant ludique. Le jour ou ca nous casse les couilles, même si ça nous fait gagner notre vie, on arrêtera quand même. On reprendra des métiers normaux. Par exemple j'aimerais bien être serveur dans un bar près de l'opéra, ou... éleveur de chien. Après, j'aimerais bien, mais je n'ai pas la formation.

Students.ch : Et au niveau de la famille, çà se passe sans trop de difficultés ?

P.M : C'est pas évident de nous suivre, surtout qu'on voyage tout le temps et partout dans le monde, et c'est chiant pour une femme, même sans enfant. Du coup quand elle était enceinte, j'ai rien fait pendant un moment, même après l'arrivée du bébé. Ensuite, elle sait que c'est ma passion et je gagne ma vie comme ça. Pendant la semaine, je suis la, et c'est le vendredi et le samedi que je suis occupé.

G.K : En fait, la semaine on a quand même une vie relativement normale. On se couche pas à 5h du mat complètement déchiré.

P.M : Genre on rentre, on regarde Xfactor et Dr.House et puis on dort vers minuit et quart. Mais c'est quelque chose qu'elle a accepté, mais c'est sur que si je lui dis que je vais faire ca pendant 10 ans, elle se barrerait avec la petite.

G.K : Donc en gros il va faire ca pendant 10 ans, mais il ne vas pas lui dire.

Students.ch : Et ce n'était pas trop difficile pour elle de te voir passer de la télévision à la musique ?

P.M : C'est comme tout, c'est assez compliqué. C'est chiant les mecs qui font de la télé, c'est chiant les mecs qui font de la musique. Elle préférerait avoir un mec banquier. Je suis passé de chant à chiant, je suis resté au même statut.

Students.ch : Greg, pour ta part, tu as créé un label. Comment fais tu pour gérer le groupe et le label en même temps.

G.K : C'est pas difficile, puisque je ne gère absolument pas le label. C'est un label qui est quasiment en sommeil, on sort des petits projets, parfois des jeunes nous envoient des titres qu'on trouve marrant. On le sort et puis voila, mais ce n est pas du tout pas un label qui demande une gestion. De temps en temps, je prends un stagiaire pendant l'été qui nous fait quelques envois. J avais des projets en musique, mais j'ai tout mis en veille pour travailler sur make the girl dance à plein temps. Faut qu'on aille u bout du truc quand même.

Students.ch : Et vous avez des projets ?

G.K : oui oui, il y a un album qui est quasiment terminé, qui va bientôt sortir, en novembre 2011. Et pour le coup, l'album est très varié. Il y a environ 16 ou 17 titres, mais on va tenter de descendre à 14, et encore. Par contre nous n'avons pas joué de nouveauté ce soir, parce que l'album sera assez electro pop, plus léger et soft, alors que sur scène, il faut que ca bouge beaucoup plus. C'est pas vraiment comparable.

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