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21. Juillet 2011, 00:00 Concert Music Festivals Soirée

Rock’n’Paléo

Sophia Bischoff - Jeudi, le Paléo Festival de Nyon a fait la part belle aux sonorités rock et a luté contre le fléau de la boue d’une manière originale.

Rock’n’Paléo
Arrivée sur le terrain, en ce milieu de jeudi après-midi, je me suis dis : « tiens je ne m’enfonce plus dans le sol gluant de la plaine de l’Asse ». Je regarde alors ce qui soutient mes pieds et découvre l’astuce des organisateurs pour panser la plaie boueuse du Paléo Festival de Nyon : de la paille ! Ainsi, en un clin d’œil, on se retrouve un peu dans une ferme où The Dø, Anna Calvi ou encore PJ Harvey viendraient distiller leur rock.


Parlons en tiens, de ces artistes qui ont fait trembler ou ont calmé le public du 36ème Paléo Festival de Nyon. Après être tombée un peu par hasard sur l’anglaise Anna Calvi, qui avait fait un carton à la version off du Montreux Jazz, et à ses solos de guitare endiablés, je suis allée jeter un coup d’œil à la Grande Scène. J’y ai rencontré une musique prenante habillée d’une performance qui ne m’a pas toujours donné envie de garder les yeux ouverts. Posons d’abord le décor. Sur la droite de la scène, le groupe. Sur la gauche de la scène, bien à l’écart du groupe, un micro, derrière lequel PJ Harvey restera la majorité du temps. Je dois avouer que je n’ai pas pu m’empêcher de me demander pourquoi l’artiste se tiens à distance des organes de sa musique ?! Mais, après tout, ce n’est qu’un détail. Pendant près d’une heure trente, la mystérieuse PJ Harvey, coiffée de plumes de corbeau, a offert au public du Paléo une prestation respectable.


Aux alentours de 22h15, The Dø ont littéralement fait tremblé un Chapiteau plus que conquis d’avance. Si vous cherchez la banalité, fuyiez The Dø ! Rien chez eux n’est fade ou simple. Non. Avec eux, on saute, on bouge, on hurle, on se défoule. Et le ton est annoncé dès l’entrée sur scène de la chanteuse, Olivia Merilahti. Point de micro pour le premier morceau, c’est armée d’un mégaphone illuminé qu’elle chante. Durant tout leur concert, The Dø ne s’arrêtent pas. Ils ne s’arrêtent pas de donner de l’énergie au public, de les remercier et de leur dire à quel point ils sont heureux d’être de retour au Paléo. Et, même avec « Too insistent », un des titres les plus posés de leur discographie, le groupe trouve le moyen de faire exploser les bas fond de rock purs et durs qui dormaient dans les tripes du morceaux. Un brin de Björk, une toute légère pincée de jazz (grâce à leur section cuivre), une inventivité folle et l’exposition d’un bonheur non mesurable feront de leur prestation une des meilleures que j’ai vu cette année au Paléo.

Pour ceux qui auraient loupé la première soirée de la 36ème édition du Paléo Festival de Nyon, vous trouverez des photos des concerts sur www.usgang.ch

Sophia & Laurent

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