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5. Février 2012, 17:57 CD / Vinyl Music

Lana Del Rey - « Born To Die »

Sophia Bischoff - Rare sont les personnes qui ont réussi à échapper au phénomène Lana Del Rey et son fameux « Video Games ». Son premier album, « Born To Die », à peine sorti, la presse, le public et internet s’enflamment. Mais, au final, que vaut cet opus et que nous dit-il de Lana Del Rey ?

Lana Del Rey - « Born To Die »
Octobre 2011, le monde entend Lana Del Rey pour la première fois, ou presque. Avant de devenir ce personnage à la moue boudeuse, Lana Del Rey était Lizzy Grant, une facette oubliée depuis l’échec de son premier album. La starlette n’en est donc pas à ses débuts. Après une renaissance physique et esthétique, Lana Del Rey signe chez Interscope/Polydor. La machine marketing se met en marche et le succès arrive. On nous présente tout d’abord « Video Games » accompagné d’un clip qui fera naitre le mystère autour du personnage Lana Del Rey. On en sait peu sur la chanteuse et, sa voix et l’ambiance de son premier titre ne font que renforcer les interrogations. Le mythe est lancé et persistera jusqu’à la découverte des premiers essais musicaux et de l’aide que son père, qui serait millionnaire, lui aurait donné. Alors que plusieurs vidéos la montre vivant dans des très modestes conditions, le passé soit-disant fortuné de Lana sème le trouble. Les premières performances scéniques apparaissent, à 99% ratées grâce à son étrange gestuelle et sa voix défaillante. Alors, Lana Del Rey ou Lana Del Arnaque ? Sa musique est la seule à pouvoir nous répondre.

Lana Del Rey - « Born To Die »


L’album s’ouvre avec « Born To Die ». Un début prometteur puisque le titre envoûte. Le ton triste de la voix de Lana se marie subtilement avec l’univers du morceau. Un début qui séduit – ou agace pour ceux qui ne supporterait pas la voix de Del Rey – et qui nous laisser espérer à mieux. Un espoir avorté dès le deuxième titre, la fadeur d’un mélange de déjà-vu mal agencé et parfois maladroit envahit l’aura général de l’album et rare son les morceaux qui en sorte. Du côté des réussites, on retrouve « Blue Jeans », malgré l’aspect copier/coller des caractéristiques d’un tube tel « Video Games », on se laisse volontiers convaincre par ces arrières mélodiques de cowboy. Lana Del Rey s’aventure sur des sentiers se rapprochant des couleurs hip-hop/R&B avec « Diet Mountain Drew ». Le final ne déçoit pas et est plutôt entrainant. Puis finalement, « Dark Paradise » nous laisse l’opportunité de s’évader dans une noirceur belle à l’oreille.

Lana Del Rey - « Off the races (live) »


Au final, on se retrouve un peu face à une envolée aux arrière-goûts de raté. Même si Lana Del Rey nous séduit avec quelques titres, le reste de « Born To Die » s’efface dans un sentiment d’écouter à plusieurs reprise le même morceau. La moue boudeuse, l’attitude fermée et les célèbres lèvres de l’artiste ajoutent une impression de création marketing d’un personnage, pour certains, ou la certitude de voir la naissance d’une icône. Lana Del Rey et son « Born To Die » sont donc à l’image du passé de la chanteuse, à demi-ton entre la révélation d’une réelle artiste (« Born To Die », « Diet Mountain Drew », « Dark Paradise ») ou d’une réelle arnaque.

Lana Del Rey - « Video Games »

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