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31. Mai 2012, 00:00 Concert Music Soirée

Jay-Z & Kanye West - « Watch The Throne »

Sophia Bischoff - Jeudi 24 mai 2012, le Hallenstadion a pris des allures de messe du hip-hop pour accueillir ceux qui lui ont prouvé qu’ils étaient bel et bien les meilleurs rappeurs de notre époque. Retour sur la présentation du trône de Jay-Z et Kanye West.

Jay-Z & Kanye West - « Watch The Throne »
C’est au milieu des 13’000 personnes d’un Hallenstadion sold-out qu’ont surgit Jay-Z et Kanye West. En s’avançant simplement sur scène ? Non. Vous vous doutez certainement que ces deux poids lourds de l’industrie musicale ne font rien simplement. C’est sur deux gros cubes rouges surélevés qu’ils se sont dévoilés au public. Les mauvaises langues vous diront que c’est une manière de nous regarder de haut. La monarchie ne se place jamais au même niveau que le petit peuple. Mais le reste du concert nous donnera une autre perspective ; ces deux cubes reflètent surtout une manière pour Jay-Z et Kanye West de s’affronter pour la plus belle place sur le trône. Il ne peut exister qu’un roi, n’est-ce pas ?


L’édition zurichoise de « Watch the Throne » s’est déclinée avec un équilibre presque parfait entre les titres du répertoire de l’album dont la tournée porte le nom, de celui de Kanye West et de celui de Jay-Z. Il aura fallut attendre le troisième titre du concert pour voir l’étincelle prendre dans la foule. Le Hallenstadion se met alors à chanter en cœur « Otis », le titre samplant Otis Redding. Les mélomanes se sont alors liés aux simples curieux présents uniquement à cause de la réputation de Jay-Z et Kanye West. 13'000 personnes, une voix et le commencement d’une soirée à l’ambiance déroutante.


Le concert se déroule avec une énergie digne des grands « showman ». Pas de doute, The Throne a décidé d’offrir un réel show à l’américaine. Les deux cubes lumineux réapparaissent plusieurs fois durant, occupant tantôt la fonction de ring où les verbes se confrontent, et revêtant tantôt les habits de lieu intimiste. Kanye West s’est d’ailleurs emparé du cube centrale pour le quart d’heure cœur brisé (« Runaway » et « Heartless ») et la minute électro (« Stronger »).
Peu avant, Jay et Kanye on parlé paternité sur le titre « New Day ». Hova saisi l’occasion pour saluer tous les pères qui, malgré les aléas de la vie, font tout pour s’occuper de leurs petits. Puis, Jigga nous a fait voyager dans le temps avec ses classiques « Hard Knock Life (Ghetto Anthem) » et « Izzo (H.O.V.A) » avant de faire décoller le Hallenstadion sur « Empire State of Mind ».

La fin approche. Kanye se plaint de sa « Gold Digger ». Ce à quoi Jay-Z lui répond avec simplicité « I got 99 problems but a bitch ain’t one ». L’affrontement est terminé. Jay-Z a prouvé, grâce à l’efficacité de ses textes et sa prestance scénique, qu’on n’avait pas besoin d’artifices et de gesticulations futiles pour défendre sa place de roi. Les images d’animaux et du drapeau américain diffusés sur le grand écran laissent alors place à des représentations quelque peu étonnantes. Le « Wonderful World » de Louis Armstrong dévoile ses premières mesures. C’est un monde magnifique, nous dit Louis. Les images, quant à elles, prouvent le contraire en montrant les guerres, la bombe atomique et le Ku Klux Klan. L’incompréhension règne toujours face à l’exposition de ces derniers. Le très sombre « No Church in the Wild » prend alors le relais avant « Lift Off ». L’heure de la fin approche et le Hallenstadion sera gratifié de l’énergie qu’il a offert à Jay-Z et Kanye West par un « Niggaz in Paris » joué...5 fois de suite !



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