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4. Juillet 2012, 20:34 Concert Music Festivals Soirée

Paco de Lucia et Katie Melua à Montreux

Sophia Bischoff - L’émotion était au rendez-vous, mardi 3 juillet, au Montreux Jazz Festival. Des sonorités folk, pop, jazz, blues et flamenco étaient au rendez-vous. Un melting-pot musical qui prend aux tripes.

Paco de Lucia et Katie Melua à Montreux
La soirée a commencé tôt pour Students.ch dont la première étape l’a mené à l’Auditorium Stravinski pour écouter Jamie N Commons. L’anglais a ouvert le rideau avec des sonorités rock et folk fortement encrées dans le blues. Une voix rocailleuse et profonde accompagnait ses textes. L’impression d’être entrée dans un sanctuaire folk où Tom Waits et Nick Cave auraient combiné leur talent pour l’offrir à Jamie N Commons. L’artiste, invité à Montreux pour jouer son premier EP, « The Baron », a relevé haut la main l’étape du premier concert dans le mythique festival.


Quelques minutes plus tard, c’est au Miles Davis Hall qu’on avait rendez-vous pour le concert des gagnantes de la Voice Competition de l’édition précédentes. Chiara Izzi et Sarah Marie Young ont repris les plus grands classiques de jazz et présentés quelques unes de leurs compositions. Les deux chanteuses se sont ensuite retrouvées sur « Bye Bye Blackbird » pour le solo. Un bel échange de scat a permis de terminer cette jolie démonstration de technique vocale.


Paco de Lucia s’est ensuite installé sur scène pour un concert de très haute qualité. Le génie de la guitare flamenco, accompagné de son groupe, a offert une performance bouleversante. La voix de Duquende, un des deux chanteurs l’accompagnant sur scène, était belle, passionnée. Le chanteur se donnait corps et âme à la musique, envoutant le publique par la même occasion. Farruco, danseur de flamenco, est également venu offrir ses pas les plus pointus à l’audience. Paco de Lucia a, en somme, offert le flamenco le plus éblouissant qu’il soit au Miles Davis Hall.


Pendant ce temps, l’Auditorium Stravinski recevait un invité ajouté à la dernière minute au programme ; Michael Kiwanuka. Programmé la veille au Café, son set a tellement plus que Claude Nobs lui a proposé de venir jouer 15 minutes à la salle la plus prestigieuse du Festival. Ce petit laps de temps et ses morceaux guitare/voix ont amplement suffit à séduire le Stravinski. Une belle émotion s’est émanée du musicien lors de « Home Again », juste avant de terminer son set sur « Tell Me A Tale », le morceaux qui l’a révélé au grand publique.


La fin de la nuit approche, le moment est venu pour le Festival de recevoir Katie Melua, chanteuse britannique aux origines géorgiennes. L’artiste désormais habituée du festival a offert un concert tout en simplicité et sans faux pas. Entre ses escapades pop, dont la majorité vient des morceaux de ses derniers albums, Katie Melua renoue avec le jazz et le blues, ceux qui font tout son charme et démontre au mieux son talent. Avant chaque titre, l’artiste entre dans une bulle hermétique lui donnant uniquement la possibilité de fixer le publique. Une fois terminée, Katie Melua se fige avant de revenir parmi le publique pendant quelques secondes pour introduire le prochain morceau. Une introspection quelque peu déroutante qui, néanmoins, lui permet d’atteindre de belle performance vocale. Son talent est mis le mieux en valeur lors de « My Afrodisiac is You », sorti tout droit d’un vieux club brumeux de blues. On a pu le remarquer, Katie Melua s’envole de plus en plus vers des horizons pop, électro et parfois rock. Espérons qu’elle revienne à ses premiers amours (un jazz et un blues teinté de pop) car c’est là qu’elle brille le mieux.

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