<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!DOCTYPE rss PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">
<rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0">
  <channel>
    <title>Students.ch - Magazine - Les derniers articles de la catégorie Interview</title>
    <description></description>
    <link>http://www.students.ch/magazine/interview</link>
    <atom:link href="http://www.students.ch/fr/rss/magazine/interview/" rel="self" type="application/rss+xml"></atom:link>
    <ttl>1</ttl>
    <lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 06:10:02 +0200</lastBuildDate>
    <item>
      <title>C2C - « Interview »</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/63697/C2C--Interview-/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/b/2012/09/03/424104_3136434368003_1563618413_n.jpg</img>
      <lead>Quelques heures avant leur concert sous le Chapiteau au Paléo Festival de Nyon, C2C nous a accordé un entretient. Découverte.</lead>
      <description>Depuis le début de l’année, c’est un réel raz-de-marée que Atom, 20Syl, pFeL et Greem, les quatre DJs nantais de C2C, ont créé avec leur premier EP, « &lt;strong&gt;Down The Road&lt;/strong&gt; ». De passage au Paléo Festival de Nyon, Students.ch a profité de l’occasion pour discuter avec Greem et pFeL de leur succès, de leur show et de leur premier album, « &lt;strong&gt;Tetra&lt;/strong&gt; » qui sortira début septembre.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Si vous croisiez un inconnu dans la rue et qu’au bout de quelques minutes de discussion il vous demandait : «  ah mais au fait, tu sais qui c’est C2C ? », qu’est-ce que vous lui répondriez ? »&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL : &lt;/strong&gt; On dirait que c’est quatre DJ qui sont derrière leurs platines et qui font de la musique un peu inclassable.  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem : &lt;/strong&gt; Et qui utilisent leurs platines comme un instrument et qui en jouent comme un groupe traditionnel. La seule différence étant qu’on utilise des platines. Après, le mieux est de ne pas expliquer mais d’aller voir une vidéo. Les images et la musique parlent toujours mieux qu’une description à l’oral. On leur dit d’aller voir le show de 2005 vu qu’il est assez représentatif de ce qu’on fait. Il ne ressemble plus forcément à ce qu’on fait maintenant avec le nouveau live mais, en tout cas, au niveau musical, il parle tout de suite. En 6 minutes, il y a un bon résumé de ce qu’on peut faire. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL : &lt;/strong&gt; Ouais parce que quand tu parles de turntablism ou platinistes aux gens, ils n’arrivent pas trop à ce le représenter. Et même, dire aux gens que tu fais de la musique aux platines, ça leur paraît souvent abstrait. Il faut le voir pour l’assimiler un peu mieux.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Vous êtes quatre DJ dans le groupe, comment gérez-vous les plannings de répétition et de composition ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; On bosse souvent à Nantes chez 20Syl qui a monté son petit studio et qui a pas mal d’instruments. Tout ce qui est maquettage et prise de son – quand on a invité des musiciens ou d’autres artistes – se fait à Nantes. Il y a eu quelques trucs exceptionnels où on allait ailleurs et parfois, les gens enregistraient chez eux et nous envoyaient les pistes. Mais, en général tout se fait à Nantes. Que ce soit pour concevoir l’album ou répéter. Pour les répétitions, on a aussi eu une résidence au Chabada à Nantes. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : On a pu voir qu’il y a une belle scène musicale à Nantes. Qu’est-ce qui se cache dans vos biberons là-bas ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL : &lt;/strong&gt; Il y a une scène très très diverse qui a réussi à atteindre un certain niveau sur le plan national et parfois même international. Je dois t’avouer que je ne sais pas trop d’où ça vient. C’est une dynamique culturelle qui est en court depuis une dizaine d’année. Il y a toujours eu beaucoup de concert dans des salles comme l’Olympique qui ont des programmations assez pointues. Le public nantais est donc toujours à la recherche de quelque chose de spéciale et qui est assez cultivé là-dessus. Il y a eu des disquaires aussi. Je sais que pour nous c’était une bonne étape d’avoir des bacs de qualités. Il y a des magasins comme Black &amp; Noir où on achetait nos premiers disques, ou encore Oneness Records. Il y a eu ce terreau favorable à la culture, à l’émancipation des DJs, des chanteurs ou des scratcheurs. Il y a beaucoup de musiciens. Même des magasins comme Michenaud – qui est un gros magasin de musique sur Nantes – qui ont contribué à cela et où tous les artistes se connaissent, se réunissent pour les apéros. Il y a une sorte de confrérie entre artistes à Nantes dans pleins de styles variés. Je pense aussi que le fait de voir que certains artistes nantais qui réussissent montre que c’est aussi possible pour nous. La proximité nous motive.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Après votre EP, « Down the Road », vous allez bientôt sortir votre premier album.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem&lt;/strong&gt; : Oui, le 3 septembre 2012.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Vous pouvez nous en dire plus ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; Ca sera un mardi ! (rires)  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; A 14h et il fera beau normalement ! &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; Plus sérieusement, c’est un nouvel album qui s’appellera Tetra. Le premier album ! C’est une longue maturation pour en arriver là. On le fini normalement la semaine prochaine. On est vraiment sur les derniers instants de production. Ca nous a quasiment pris deux ans. Voir un peu plus avec les premières maquettes de 2005-2006. &lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; On a vraiment commencé à le bosser en septembre 2010 et il sort en septembre 2012 donc au bout de deux ans. On y retrouvera surtout les maquettes de 2010 qu’on a retravaillé avec des scratch, du mix, des mastering, des invités etc. C’est un gros taff.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Du coup, les morceaux de « Down the Road » ont été initialement conçus pour l’album ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; Exactement. On a décidé de sortir l’EP et on s’est dit qu’on allait prendre des morceaux qui étaient plus dans la vibe C2C. On avait déjà presque tous les morceaux de l’album dont deux qui ont dû subir de grosses transformations juste avant l’été. Là, il y en a encore un qui est en chantier. Mais sinon, on avait presque tout les titres dans les machines en sortant le EP en janvier.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : La décision de sortir l’EP avant l’album, était-ce pour sonder le public ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; Il y avait un peu de ça. Il fallait essayer de raccrocher un peu le wagon, comme on dit. On sait qu’il y a un public qui nous suit depuis 2006 voir même avant. Il fallait contenter ces gens là avec des morceaux qu’ils pouvaient facilement rattacher à ce qu’ils connaissent de nous. En même temps, on voulait surprendre un nouveau public. Après, le choix d’étaler ça dans le temps est aussi un peu dû au mode de consommation de notre époque. Si on avait tout de suite sorti l’album, au bout d’un mois, le public serait passé à autre chose. Là, on a envie de faire vivre les morceaux, qu’ils vivent chacun une vraie vie. C’est pour cela qu’on s’est donné le temps de bien espacer les deux et de pouvoir faire des vidéos sur chaque morceau.  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; C’est vrai qu’on ne pensait pas tenir aussi longtemps. On s’est dit qu’on allait sortir le EP, l’exploiter quelques mois, que les sites ou les médias très pointus en parleraient et qu’on passerait ensuite à l’album. Puis, on a vu que l’EP prenait de plus en plus d’ampleur. On a réussit à être programmé sur de gros médias. C’est un peu le travail qu’on voulait faire sur l’album. Et voilà, on se retrouve encore dans le top des ventes iTunes sans réellement avoir fait de promo en janvier. Pourtant, on se faisait déjà booker sur de gros festivals d’été. Du coup, on s’est dit qu’on allait en profiter pour surfer sur ce succès et se permettre de prendre encore plus de temps pour l’album. Il y a une grande diversité sur l’EP et grâce au temps qu’on peut prendre, on va pouvoir encore plus l’amplifier sur l’album. On veut vraiment offrir un gros voyage culturel aux auditeurs. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2012/09/03/418821_4380079381634_1357939652_n.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Vous avez vraiment été surpris par le succès de l’EP ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; On a été un peu spectateur de ce succès. On avait quand-même envie qu’il y ait un écho, une reconnaissance de l’EP. On avait envie que les gens se disent : « ouais ils sont encore là, ils ont bien travaillé. » On ne s’attendait pas du tout à un accueil comme celui-là dans les bacs et surtout en live. Il y a eu une confiance des programmateurs avant même que le EP soit sorti. On a été booké sur de super grosses scènes, au Paléo par exemple. Pour les Francofolies, ça c’est aussi fait il y a longtemps et ils nous ont mis un samedi soir sur une belle scène. C’est réellement des marques de confiance. Ca fait plaisir de voir qu’on ne les a pas déçus et que le public suit ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Est-ce que vous pouvez nous parler un peu plus des collaborations de l’album ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; On va tout lâcher (rires). Alors, il y a 50cent, Beyoncé, Jay-Z, Stevie Wonder &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; Y a même Tupac ! &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem : &lt;/strong&gt; Ouais y a Tupac en hologramme. Mais on l’entend pas en fait...On est con merde putain. (rires) &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; Plus sérieusement, il y a des groupes qui nous entourent par mal, des nantais. Il y a une chanteuse qui s’appelle &lt;strong&gt;Eva&lt;/strong&gt;. Il y a pas mal de musiciens qui sont venus nous aider. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; Il y a notre petit &lt;strong&gt;Dadoo&lt;/strong&gt; de Hocus Pocus qui est venu poser un petit chant sur un des morceaux. Il y a aussi &lt;strong&gt;Blitz The Ambassador&lt;/strong&gt;. Il y a &lt;strong&gt;Pigeon John&lt;/strong&gt;. On voulait vraiment se diversifier par rapport aux collaborations qu’on a pu faire dans nos formations respectives. On a aussi &lt;strong&gt;Jay Jay Johanson&lt;/strong&gt;, par exemple, qui est un chanteur qu’on écoutait pas forcément. On a eu une proposition de collaboration, on a écouté et on s’est dit que le mélange d’univers pouvait être cool.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Par rapport à la construction de votre show, on a un aspect visuel et musical qui sont très bien accordés ensemble. Comment avez-vous fait pour monter tout cela ? Vous êtes des musiciens, des DJ à la base et pas forcément des graphistes.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem : &lt;/strong&gt; On a quand-même le couteau suisse 20Syl dans l’équipe ! Il est graphiste, photographe, compositeur, écrivain, monteur, rappeur. Il nous a beaucoup aidé parce qu’il a fait les plans sur Illustrator qui ont permis à Remi Paoli, le motion designer, de développer cela. On aurait pu avoir ce résultat sans 20Syl mais cela aurait été beaucoup plus long puisqu’il dessinait les quatre cases de nos quatre écrans en mettant vraiment les maquettes. Puis, on se réunissait tout les quatre et on décidait de ce que devait faire les formes. On s’est déliré à monter ce concept : une forme chacun qui évolue au fur et à mesure du show. A chaque fois qu’on écoutait un morceau, on laissait aller notre imagination pour décider de l’évolution de la forme. On essayait de décrire et 20Syl interprétait en dessin ce qu’on voulait. Chacun d’entre nous, en écoutant de la musique, on a des effets, des couleurs ou des sentiments qui nous viennent en tête. C’est ce qu’on a essayé de traduire. C’était un travail d’aller-retour ; Remi nous envoyait les animations, on les testait en scratch pour voir si ça marchait. Ensuite, on a fait la résidence où on montait tout le live. On a commencé par répéter la musique et, au fur et à mesure, Remi balançait les visuels qu’on testait. Ça a donc été un gros travail. Remi fait un peu de scratch donc c’était mortel parce qu’il captait directement quand un visuel clochait et ce qu’on voulait vraiment comme effet.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : 20Syl a récemment twitté « la musique électronique n’a aucun intérêt, sauf celui qu’on lui porte ». Quel est l’intérêt que vous lui donnez ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; On peut dire cela de chaque musique. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; L’intérêt que j’ai c’est la façon dont elle est conçue et comment elle sera diffusée, jouée ou interprétée par la suite. Elle est faite avec des outils que j’aime bien. J’aime bien la guitare et la batterie aussi mais je préfère m’amuser avec des synthé, des platines, une boite à rythme etc. Ca me parle plus. Ce qui me plait aussi, c’est le côté super fédérateur dans de grosses soirées super tard où on a une espèce d’ambiance de fratrie qui se crée. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; Et l’énergie qu’elle dégage.  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; Bon après il y a aussi de très mauvais aspect dans la musique électronique.  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; C’est tellement large aussi. Quand on nous parlait de hip-hop avec Hocus Pocus, on répondait « bah non, il y a pleins de style de hip-hop ». Pour moi, la musique électronique est encore plus variée que la musique électronique. C’est un mélange énorme. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; En plus aujourd’hui, ce n’est même pas le style musicale qui la qualifierait d’électronique mais plus la façon dont elle est faite. Tu peux faire un super morceau de funk avec un ordinateur de nos jours.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Est-ce que le succès de C2C vous donne envie d’abandonner vos groupes respectifs ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; Non. On sait que ça va durer plus longtemps que prévu parce qu’on pensait faire une petite pose de deux ans et on reviendra pour bosser d’autres albums. Le break va durer plus longtemps mais les autres groupes ne vont pas être abandonné. Ce sont des cycles. On va reprendre plaisir parce que là on aura trop bossé, on pourra plus se supporter avec les gars et on alternera. On a eu un break avec Hocus Pocus, ça fait du bien et ça va nous permettre de revenir un peu plus frais. Il faut aussi se faire attendre. On était partout à faire des centaines de concerts, pareil pour Beat Torrent. Il faut créer le manque ! &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; La politique de la dalle !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : On arrive à la fin de l’interview ! Merci beaucoup les gars !&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greem :&lt;/strong&gt; Merci à toi ! &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;pFeL :&lt;/strong&gt; Oui merci ! &lt;br /&gt;</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/63697/C2C--Interview-/trackrss</link>
      <pubDate>Mon, 03 Sep 2012 18:16:15 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La Gale - Interview</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/63112/La-Gale-Interview/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2012/07/31/lagalestudents.ch.jpg</img>
      <lead>Au détour d’un concert sur la Plaine de l’Asse, Students.ch s’est offert une escapade dans les backstages du Club Tent pour rencontrer l’une des dernières révélations de la scène rap suisse-romande. Rencontre avec le franc-parler de La Gale.</lead>
      <description>&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Si tu croisais un inconnu dans la rue et qu’au bout de quelques minutes de discussion il te demandait : « ah mais au fait, tu sais qui c’est La Gale ? », qu’est-ce que tu lui répondrais ? »&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Gale&lt;/strong&gt; : Je dirais que je suis une fille qui rappe depuis 5-6ans sur scène. J’ajouterai qu’on a une tendance plutôt hardcore que comique, qu’on aime l’idée de revendiquer des choses plutôt que de parler de la couleur de notre slip et qu’il faut venir aux concerts.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Tu étais dans un groupe de punk avant de faire du rap. Comment s’est passé le changement de style ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain et je pense que j’ai toujours un pied dans le milieu punk donc je ne sais pas. Si tu veux, j’écoute du pe-ra depuis que je suis gamine. &lt;strong&gt;J’étais dans un groupe de punk et j’ai eu envie que mes textes prennent une autre forme&lt;/strong&gt;. Au niveau de la discipline, je me sentais plus d’aller attaquer l’instru. Voilà, ça a commencé comme cela. Ça a commencé petit à petit et ça n’a pas été un changement drastique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Si on te dit que de nos jours le hip-hop est le punk de notre époque, qu’est-ce que tu réponds ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Je dirais que c’est vrai dans un certain sens parce qu’il y a un fond de révolte qui pourrait être le même. Mais, fondamentalement le punk a un côté plus occidentale. Il vient d’une jeunesse désabusée qui, à un moment donné, à chercher à aller revendiquer autre chose. &lt;strong&gt;Le rap, c’est une jeunesse qui est désabusée. Mais, c’est une jeunesse qui est essentiellement composée de fils d’immigrés – ce que je suis aussi, tu vois – et de jeunes qui veulent s’arracher de leur condition&lt;/strong&gt;. Ma différence avec le punk (“ce côté no future”), c’est que je veux un futur pour nos enfants, pour mes petits frères. J’ai envie qu’à un moment donné ces gens qui ont construit ce pays, qui n’ont jamais eu de papiers, qui sont morts sur des chantiers aient leur instant de gloire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;C’est donc essentiel pour toi de faire un rap composé de paroles engagées ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Je pense que c’est un pléonasme de parler de rap engagé. &lt;strong&gt;Si le rap n’est pas engagé, ce n’est pas du rap&lt;/strong&gt;. C’est ma définition de la chose.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Tu es totalement à l’opposée de cette facette commerciale...&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;De toute manière, tout a été récupéré. Même dans le punk, il y a des groupes qu’on peut définir comme commerciaux. A un moment donné, tout se situe dans ta démarche, dans ton discours et dans ta manière de l’appliquer dans la vie de tous les jours.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Ça me permet de rebondir en te citant un tweet de Colt Seavers « La Gale fait saigner les oreilles des beaufs au Paléo ». C’est un peu un paradoxe de jouer à Paléo, d’être présente à Cannes – comme tu as pu l’être avec ton film.&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Cannes et Paléo c’est pas un paradoxe en soit. Mais, on m’a souvent dit « ouais tu dis être engagé mais tu joues sur des grandes scènes, tu vas dans des grands festivals... » A ça je répondrais encore une énième fois qu’à un moment donné,on a fait le choix de se rendre visibles, de sortir de l’anonymat, quitte à même se dire qu’on en vivrait un peu. &lt;strong&gt;Ceci dit on continue de jouer dans les lieux qui ont vu naître ce projet, gratuitement ou à prix libre, on fait toujours des soirées de soutien pour les causes auxquelles on croit, on est opérationnels et ça personne ne pourra nous l’enlever.&lt;/strong&gt; Être critiqué c’est une chose, mais qu’on nous souhaite victime toute notre vie en est une autre, on a jamais dit qu’on allait continuer de nous noyer toute notre vie sans prendre notre part du gâteau. Le message à nos détracteurs, c’est de se concentrer sur les réelles cibles à combattre : l’Etat, les flics, la justice, les politicards, l’extrême-droite... Sinon qu’ils aillent se faire foutre&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=YXpTBRQ1_8M" title="Youtube-Video"&gt;Youtube-Video&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Tu étais à Cannes pour présenter le film « Opération Libertad » dans lequel tu joues. Qu’est-ce que ton expérience d’actrice a apporté quelque chose à ton rap ? Et inversement ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;« &lt;strong&gt;De l’encre&lt;/strong&gt; » (ndlr : l’autre film auquel La Gale a participé) a apporté quelque chose à mon rap. « &lt;strong&gt;Opération Libertad&lt;/strong&gt; » un peu moins puisqu’il s’agit d’autre chose. Je pense que tout dans la vie nous apprend quelque chose. Même monter un meuble ou planter un clou. Au niveau du cinéma ça s’est fait très rapidement et de manière très intense. On a eu peu de temps pour faire ce qu’on avait à faire. J’ai travaillé avec des gens exceptionnels qui m’ont beaucoup apporté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;C’est pas trop difficile d’être une femme dans le milieu hip-hop ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Le sexisme est présent dans toutes les strates de la société. Les classes moyennes et même celles tout en haut de la pyramide ne sont pas épargnées par ce phénomène. Cette société est basée sur un mode patriarcal qui se ressent dans les différences de salaire, de places occupées dans les hautes assemblées. Donc je ne vois pas comment la musique aurait pu passer entre les gouttes. &lt;strong&gt;Le rap n’est pas plus sexiste que le rock ou le jazz&lt;/strong&gt;. C’est encore un danger de basculer dans  de la polémique vaseuse, de récupération, de propos à des fins politiquement douteuses que de débattre une énième fois sur le “sexisme dans le rap”, ou encore l’homophobie sans avoir conscience du fait que le patriarcat est partout. Ce qui m’importe c’est de passer un certain nombre de messages en esquivant au mieux les critères “petite meuf chétive sur scène mais qui envoie du bois”, parce qu’au final j’estime que c’est réducteur et que ça a peu d’importance. On n’est pas uniquement dans l’émotionnel ou le physique, c'est un élément qui nous constitue, mais on a un message à passer avant tout.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Mettre les textes avant le physique...&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Ouais, carrément !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=YUeYRgjLwd0" title="Youtube-Video"&gt;Youtube-Video&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Le rap c’était mieux avant ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Non, le rap c’est mieux aujourd’hui. Et le rap sera encore mieux demain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Parce qu’il faut avoir confiance dans les plus jeunes, il y a de très bons rappeurs qui débarquent sur la scène et vu la situation actuelle, ces gens-là vont se constituer partie active de la nouvelle génération, comme un reflet de notre société qui va faire mal à beaucoup de cons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;On ressent ton métissage libano-suisse dans ta musique. Est-ce important pour toi de faire le liens entre les deux cultures dans lesquelles tu as baigné ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Je pars du principe que quand tu as grandi avec une culture qui est tronqué parce qu’elle est un peu 50/50 ou même encore plus complexe, à un moment donné, quand tu arrives à 20-25ans, tu te retrouves vraiment avec le cul entre deux chaises culturellement parlant. T’as reçu une éducation avec une langue qui était pas celle d’ici, tu l’as un peu renié parce que tu as grandit à la campagne – en ce qui me concerne. Puis est venu l’époque où, culturellement parlant, j’ai entendu que les choses bougeaient au Moyen-Orient. Je suis partie là-bas et j’ai décidé de rencontrer des gens. Je me suis mise à travailler avec exactement qui j’avais envie de bosser. Donc oui, ça me tient à cœur d’entretenir cette éducation que j’ai reçu par ma mère qui n’est plus de ce monde et qui m’a enseigné l’arabe et quelque chose de très oriental dans la manière de voir les choses, dans la famille, les amis ou les rapports sociaux. C’est très important.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Comment as-tu réagit par rapport à la fausse interview de toi qui a été publiée sur toi ? Celle où un anonyme prétendait s’être entretenu avec toi.&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Putain, les nouvelles vont vite ! Écoute, j’essaie de pas trop trop la dilapider sur le net parce qu’elle n’est pas très intéressante. Je pense qu’il aurait pu faire beaucoup mieux, beaucoup plus méchant. Je n’ai jamais donné cette interview, et je ne me rappelle pas avoir rencontré ce type.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;En même temps, si tu as des haters c’est que c’est que tu as des gens frustrés en face de toi...&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Frustré de quoi ?! Je ne sais pas. Écrivez des chansons, faites à manger pour votre famille. Faites des ateliers, réparez votre maison, prenez des cours de couture et arrêtez de nous emmerder ! Après, moi je m’en fous. On sait pourquoi on fait les trucs. &lt;strong&gt;Notre vie de tous les jours n’est pas essentiellement constituée de musique et de concerts. On a des jobs comme tout le monde.&lt;/strong&gt; Pour l’heure c’est comme ça. Et on monte d’autres projets. Les gens qui prennent le temps d’essayer de te détruire médiatiquement sont probablement des gens qui s’emmerdent profondément dans leurs vies.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Quel est le ou les conseils que tu donnerais aux étudiants pour qu’ils réussissent dans la musique ou dans leurs ambitions ? Quel principe t’as aidé ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D’être passionné !&lt;/strong&gt; De croire à ce à quoi on a décidé de s’attaquer ou ce à quoi on a décidé de s’intéresser. A un moment donné, si tu prends un sujet, une piste à bras le corps parce que tu penses que c’est ça qui est juste, &lt;strong&gt;les institutions doivent être là pour te donner une assise mais elles ne doivent pas être là pour te cadrer.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La Gale sur le web : &lt;a href="http://lagale.bandcamp.com/" target="_blank"&gt;Bandcamp&lt;/a&gt; / &lt;a href="https://www.facebook.com/callmemonster" target="_blank"&gt;Facebook&lt;/a&gt;</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/63112/La-Gale-Interview/trackrss</link>
      <pubDate>Tue, 31 Jul 2012 14:41:59 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>DJ Green Giant - Interview</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/63059/DJ-Green-Giant-Interview/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/b/2012/07/28/green-student.jpg</img>
      <lead>Vous l'avez certainement déjà entendu dans l'une de vos soirées hip-hop favorites ou dans l'émission Downtown Boogie sur Couleur 3 dont il est un des DJ. Dans le cadre du Montreux Jazz Festival, DJ Green Giant a accepté de nous parler de la marginalisation de la culture hip-hop. Interview.</lead>
      <description>&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Tu as commencé en 1992, le mouvement, à cette époque, avait une vingtaine d’années. Aujourd’hui, ça fait plus de 20ans que tu es actif dans le mouvement. Que penses-tu de l’évolution artistique et de l’image de la culture hip-hop ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DJ Green Giant&lt;/strong&gt; : Cela n’a, bien entendu, rien à voir avec ce que c’était il y a vingt ans. A l’époque, on était une poignée sur Lausanne et même ailleurs à s’intéresser à ça. Dans les soirées, c’était toujours les mêmes 200 personnes qui se retrouvaient. Il y avait un bon 90% de mecs dans les soirées. Ce qui est paradoxale, par rapport à tout cela, c’est qu’on souhaitait clairement que cette musique ne soit plus marginalisée. &lt;strong&gt;On souhaitait accéder aux médias, à d’autres gens etc. Une fois que c’est arrivé, on se l’est un peu fait voler&lt;/strong&gt;. On a un peu eu l’impression de le perdre et que le truc partait dans quelque chose qu’on ne contrôlait pas et qui ne nous parlait pas forcément. A une certaine époque, ça a été un sentiment un peu bizarre. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;De le perdre dans quel sens ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Bah à l’époque, quand tu écoutais du rap, c’était parce que tu revendiquais quelque chose. On faisait tous partie d’un mouvement. &lt;strong&gt;On parlait de mouvement, il y avait des valeurs, des codes, des choses que tu pouvais faire et d’autres assez précises que tu ne pouvais pas faire&lt;/strong&gt;. Comme, par la suite, le mouvement a été popularisé, Monsieur et Madame tout le monde ont commencé à écouter du rap sans forcément assimiler tout ce qu’il y avait derrière. Pour les générations comme la mienne et celles d’avant ça a été un sentiment assez bizarre. On se disait « mais non, vous ne pouvez pas faire ça comme ça ! ».  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Vous avez eu envie de faire quelque chose pour changer ça ? Ou ce n’était pas possible parce que ça avait pris une trop grosse ampleur ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Mon positionnement par rapport à ça – après peut-être que d’autres gens te diront autre chose – c’est de dire que ça sert à rien de lutter à contre courant. Il faut vivre avec son temps. &lt;strong&gt;Je refuse d’être un vieux con nostalgique qui reste croché dans le passé&lt;/strong&gt;. Mon approche est de me dire « bon ben je vais essayer d’être à la page mais de défendre une certaine façon de faire, une certaine manière de voir les choses etc. » &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Cela rejoint un peu ma prochaine question. On peut voir que quarante ans après la naissance du Hip-Hop, la culture est toujours marginalisée et que les gens ne cherchent toujours pas à comprendre ce qu’il y a derrière un album ou une chanson hip-hop qui passe à la radio, ils ne cherchent pas à aller voir la culture qu’il y a derrière. Les gens ont tendance à ne pas voir que c’est bien plus une culture qu’un genre musical. A ton avis, pourquoi la culture n’est pas plus mise en avant ou comprise ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Franchement, pourquoi le hip-hop est toujours autant marginalisé en Europe ? Je ne sais pas vraiment. Si tu regardes les USA, les artistes comme &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;50Cent&lt;/strong&gt; ou des mecs comme ça, ils font les plus gros plateaux de télé etc. Ils arrivent en costard, ils déconnent avec les présentateurs des talk-show. C’est un truc qui est partout ! Et quand tu parles aux gens qui, en apparence, n’ont rien à voir avec cette culture et ils te répondent en te parlant des vieux albums de &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt;, des dernières prods de &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt;. Bon, forcément, ça vient de chez eux donc c’est vraiment plus ancré. Mais, au-delà de ça, c’est complètement accepté. &lt;strong&gt;Ici, malgré le fait que c’est la musique la plus écoutée par les jeunes, au niveau des médias c’est clair qu’il y a toujours un blocage&lt;/strong&gt;. Je pense que c’est parce qu’il y a toujours des clichés qui ont la dents dure. C'est-à-dire qu’on assimile cette musique aux mecs de cités, à des gens violents. D’un autre côté, si on prend la France, je comprends que &lt;strong&gt;Booba&lt;/strong&gt; irrite certaines personnes. Mais, avant Booba, il y a eu &lt;strong&gt;IAM&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;MC Solaar&lt;/strong&gt; et toute une panoplie de mecs qui ont véhiculé un autre message. J’ai rien contre &lt;strong&gt;Booba&lt;/strong&gt; hein, qu’on soit bien claire, je ne le dénigre pas du tout. Mais, ce que je regrette, c’est que cette diversité là ne soit pas reconnue et qu’on mette un peu tout dans le même sac. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Le Hip-Hop est donc le Punk de notre époque alors ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Franchement, ouais ! C’est le punk de notre époque. J’espère qu’il va le rester quelque part. Je ne dis pas que seul le rap conscient a sa place mais il en faut et puis c’est un des derniers genres musicaux qui est capable de faire passer un message. Je regrette un peu qu’il n’y ait plus de groupes comme &lt;strong&gt;Public Enemy&lt;/strong&gt;. Enfin, il y a des groupes qui ont des messages comme &lt;strong&gt;Public Enemy&lt;/strong&gt;, mais il n’y a pas de groupes qui ont la force que &lt;strong&gt;Public Enemy&lt;/strong&gt; avait. Je trouve que ça manque un peu dans le rap aujourd’hui. Enfin voilà, il y a toujours des gens qui arrivent à dire des choses. Et même des gens très &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt;. Par exemple, une &lt;strong&gt;Diam’s&lt;/strong&gt; qui te fait un morceau sur Marine et en plus avec l’angle qu’elle a décidé de choisir pour aborder ça, ça fait parler ! Marine Le Pen a réagit, donc tu te dis que tu as touché les gens, peu importe qu’ils soient avec ou contre ton avis. Grace à ton morceau, le but est atteint.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Du coup, est-ce que tu penses que le message d’Afrika Bambaataa et de la Zulu Nation, « Peace, Love, Unity and Having Fun » (traduction : « Paix, Amour, Unité et S’amuser »), et la Déclaration de Paix du Hip-Hop de KRS-One sont toujours d’actualité ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Pas vraiment, à vrai dire. Sans dénigrer ce qu’ils ont fait. Mais, « Peace, Love, Unity and Having Fun » avait un sens très particulier au moment où cela avait été dit. &lt;strong&gt;Bambaataa&lt;/strong&gt; vivait dans des gangs du south-bronx et il a voulu sortir de ça. En ce sens, cela avait clairement une forte signification. Maintenant, c’est devenu tellement large, ça concerne tellement de monde que rien que le « Unity » est devenu un peu difficile.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que tu penses que c’est possible de redonner de la valeur à ce message ? A lui redonner le même poids qu’il avait avant&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Je ne pense pas qu’il faille un retour à cette époque là. Pour moi, un truc qui revient en arrière c’est un truc qui tourne en boucle, qui n’évolue pas et qui est donc voué à mourir. Par contre, ce que j’espère, c’est qu’il y aura de nouveaux groupes qui auront un poids et qui seront écouté par les jeunes et qui véhiculeront un message super fort. C’est pour cela que je parlais de &lt;strong&gt;Public Enemy&lt;/strong&gt;. Eux, non seulement ils avaient un message vraiment fort et en plus ils étaient numéro 1 ! Je ne désespère pas de revoir un jour un groupe de cette valeur là, avec le même impact.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Rien n’est perdu alors ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Non, non, rien n’est perdu ! Il ne faut pas être pessimiste. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Puisqu’on fait cette interview dans le cadre du Montreux Jazz Festival, quelle a été ta réaction quand tu as découvert que suite aux évènements de l’année dernière, c’était un peu grillé pour le hip-hop ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Forcément, j’ai été déçu et fâché. Mais, pour te dire la vérité, j’ai une part de compréhension en ce qui concerne la décision du festival. Dans le sens où voilà, ils ont une image à défendre. Ceux contre qui je suis fâché, c’est clairement les médias. Ils ont complètement exagéré ce qui s’est passé. Pour avoir vu des scènes qui ont été décrites le lendemain dans la presse, je peux te dire que c’était le jour et la nuit.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Ce n’était pas aussi violent ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Clairement pas. Je n’ai pas vu les plus grosses altercations. Mais celles qui ont eux lieu à la soirée Downtown Boogie ne correspondent clairement pas à ce que les journalistes ont écrit. Et je peux te parier ce que tu veux que les journalistes concernés n’étaient même pas dans la salle. Je ne sais pas qui leur a raconté ça, mais ça a été complètement exagéré. Là où je leur en veux aussi toujours énormément, c’est de faire un amalgame entre un phénomène social et une musique. Quand je vois des titres comme « Soirée rap, soirée qui dérape ? » du 20minutes, je suis là « mais bon, vous ne cherchez pas à aller comprendre plus loin ». Si je prends pour exemple Frauenfeld, il y a peut-être 50'000 personnes, tout se passe très bien. C’est une programmation à 95% hip-hop. Donc ce n’est pas lié à cette musique. Après, bien sûr qu’il y a des gens qui ont des soucis, il y a des gens violents, des gens à gérer. Mais, il ne faut pas tout mélanger ou assimiler. On pourrait aussi regarder si c’est pas plutôt les mecs qui ont un t-shirt bleu qui se fouttent sur la gueule et les interdire si c’est le cas. Après, c’est vrai qu’il y a des cons dans les auditeurs de rap et je pense qu’on doit aussi être capable de faire notre auto-critique. Mais, &lt;strong&gt;en aucuns cas, l’assimilation entre musique et phénomène social n’est bonne&lt;/strong&gt;. Après, voilà, toutes les musiques sont passées par là. Le Rock aussi a beaucoup souffert. Le Funk et le Jazz ont souffert de ça. Le seul truc, c’est que ça fait trente ans qu’on lit et qu’on entend les mêmes choses sur le Hip-Hop. Je me demande quand ça va passer.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Mine de rien, le Hip-Hop n’a pas été mis en tête d’affiche mais il y en a quand-même eu un peu. On a eu Youssoupha, tu as mixé deux fois. Mais ce qui est le plus étonnant, c’est que le Pitbull est programmé et mis en avant comme artiste Hip-Hop, alors qu’il n’en fait plus&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Pitbull n’a plus grand chose à faire avec du Hip-Hop... &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que tu penses qu’en programmant deux-trois trucs qui ne sont pas franchement méchant-méchant, on a essayé de faire passer la pilule un peu moins difficilement ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir un peu les oreilles qui trainent dans les allées du festival, je ne pense pas que ce soit la volonté des gens qui travaillent à la programmation du festival. Je pense qu’ils avaient sincèrement envie que des artistes comme &lt;strong&gt;Youssoupha&lt;/strong&gt; viennent parce que c’est vachement bien ! Si tu l’as déjà vu sur scène, tu sais que c’est vachement bien. Ces personnes ont réussi à le faufiler dans une soirée où tu sais que ça va être carré, calme, tranquille (ndlr : la soirée en question est celle où Erykah Badu et M.I.A étaient programmées avec Youssoupha). C’est toujours ça de pris, je t’avouerai ! Une fois de plus, si demain le festival dit « nous on change de ligne, le hip-hop ça nous intéresse plus », très bien. Ils ne se doivent pas de programmer du hip-hop. C’est plus les raisons qui me dérangent. La presse fait des mauvais papiers alors on s’adapte...Ça entretient la psychose générale. Et puis, quand Claude Nobs dit, en conférence de presse qu’il ne veut pas de hip-hop parce qu’il veut un festival « Peace &amp; Love », ça n’arrange rien.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que tu aurais aimé dire quelque chose à Claude Nobs ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Je lui aurai dit : à ce moment là, pourquoi est-ce que tu as défendu le hip-hop depuis tant d’années ? Je crois que la première fois qu’il en a programmé à Montreux c’était en 1985 ou pas loin. Avec des superbes soirées en plus. Je crois que &lt;strong&gt;Run DMC&lt;/strong&gt; est venu à l’époque, les &lt;strong&gt;Beastie Boys&lt;/strong&gt; aussi ! Des trucs incroyables ! Deuxièmement, à la base, Montreux est un festival de Jazz et le Jazz a eu les même problèmes à l’époque. Alors pourquoi faire en sorte que l’histoire se répète ? Voilà ce que je voudrais lui dire.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Parlons un peu de Couleur 3 et Downtown Boogie...Récemment, la radio a fêté ses 30 ans. En allant voir l’expo, l’émission y figurait mais n’était pas mise en avant tant que cela. Par contre, pas une ligne sur vous ne figure dans le livre célébrant cet anniversaire. As-tu l’impression que c’est toujours à cause du hip-hop ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Non, non. Je ne pense pas que ce soit à cause du hip-hop. Mais bon, il faut se rendre compte de la place d’une émission spécialisée dans une radio comme Couleur 3. On est un peu comme des externes qui venons faire des émissions. Forcément, avec ce statut là, on est moins mis en avant que des gens qui y bossent toute la journée. D’ailleurs, Mike est dans le livre ou la BD parce qu’il fait d’autres émissions. Jiggy Jones on peut aussi le voir je crois parce qu’il travaille sur d’autres émissions. Après c’est vrai que des fois on a un petit regret avec Downtown Boogie. On a un peu l’impression qu’il y a parfois un manque de considération ...mais rien de grave !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Ça fait quand-même une petite quinzaine d’année maintenant que vous faites cette émission sur Couleur 3&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Ça fait exactement treize ans cette année. &lt;strong&gt;J’en profite pour dire qu’on va fêter notre anniversaire au D ! Club le 17 novembre 2012&lt;/strong&gt;. Réserver vos places ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Je pense que, comme d’habitude, vous aurez une belle tête d’affiche en invité ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;On y travaille ! On est sur un coup, ça devrait te plaire ! Mais je peux rien te dire parce que ce n’est absolument pas confirmé.  &lt;br /&gt;Mais, pour revenir à ce que je disais, on est un peu mis à part mais rien de grave. Parallèlement à cela, &lt;strong&gt;on a une liberté qui est énorme&lt;/strong&gt;. On fait ce qu’on veut, ce qui est pratiquement unique en radio ! Ça fait treize ans qu’on a une émission tout les soirs. On peut donc largement pas se plaindre &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Vous invitez qui vous voulez ? Aucune restriction ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Aucune. Ils nous font complètement confiance ! Tant au niveau de la programmation que du contenu et des invités. &lt;strong&gt;Avoir une émission quotidienne sur une radio nationale, je pense que ça doit être unique en Europe ou pas loin. Je remercie les cieux tout les jours d’avoir cette opportunité là ! &lt;/strong&gt;Je ne vais donc pas me plaindre si on n’est pas dans le bouquin ou si on n’a pas été super mis en avant dans l’expo.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Quelque part ça compense parce que vous n’étiez pas mis en avant dans le livre ou dans l’expo mais ils ne vous mettent pas de bâtons dans les roues en réaction à d’éventuelles bagarres ou autres ?!&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Ils ont pris clairement notre défense l’année dernière parce que le nom de Downtown Boogie a été mentionné dans des journaux, en tout cas le nom de Couleur 3. Ceci aurait pu les faire réagir et ils ont complètement pris notre défense. Je n’ai donc rien à dire à ce niveau là. Et puis c’est peut-être aussi à nous de mieux montrer qu’on est là et travailler à l’interne de la radio et moins faire les choses de notre côté. Non, j’en veux à personne. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Quel est l’avenir de Downtown Boggie ? vous allez continuer sur le même format ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Pour la rentrée de septembre, pas de changement donc même format et même nombre d’émission. Après, il y a une nouvelle grille qui arrive et a priori on devrait être dedans mais il peut y avoir des modifications. Mais, je ne suis pas encore au courant. Tout est possible. Bien sûr, nous aspirons à continuer donc tant qu’on me fout pas dehors, je m’incrusterai.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;On peut voir qu’il y a plus d’acteurs masculins qui passent dans l’émission...pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;La raison est qu’il y a plus d’acteurs masculins dans ce milieu. C’est absolument pas une volonté de notre part. C’est juste qu’il y a beaucoup plus de mecs qui rappent, beaucoup de DJ homme. Quand il y a des filles, on les reçoit avec grand grand plaisir. Mais bon, c’est 5% de filles. C’est quelque chose que je regrette sincèrement et en plus ça entretient cette image de milieu macho. Image qui est en partie vraie, mais pas complètement. &lt;strong&gt;Nous, en tant que membres de Downtown Boogie, on n’est absolument pas macho&lt;/strong&gt;. On nous a souvent fait le reproche par rapport au fait que nous ne sommes que des mecs dans l’émission. Mais bon, voilà c’est parce que les mecs qui étaient en place à ce moment là étaient des mecs et pas des filles. Ça n’a pas été un choix du tout. A un moment, on a dû engager un DJ, la personne qui cartonnait à ce moment là c’était Vincz Lee. Si ça avait été une fille, on aurait pris une fille. C’est pas du tout un choix volontaire. Mais, je le déplore clairement.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que tu penses que c’est à cause de cette image d’univers très macho que les femmes ne s’investissent pas plus dans le hip-hop ? On peut voir que c’est un peu que dans la danse qu’on voit plus de fille&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Je vais faire le sociologue à deux balles – j’ai déjà envie de me mettre une paire de baffes. J’ai un peu l’impression qu’en règle générale les garçons ont beaucoup plus facilement des hobbies – que ce soit dans le sport ou la musique – que les filles. Je pense qu’il y a déjà une volonté de faire des trucs, à ce moment là, qui est autre. Il se trouve donc qu’il y a beaucoup plus de groupe avec des mecs qu’avec des filles. C’est dommage. Ca fait longtemps que je clame qu’au niveau des DJ, il y a clairement des places à prendre pour les filles. Une fille aurait les portes ouvertes beaucoup plus facilement qu’un mec. Justement parce qu’il y en a pas beaucoup et que ça ferait de la diversité.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Le terme « Reprezent » est un terme fort dans la culture hip-hop, quelle en est ta définition ?&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Ma définition du terme « Reprezent »...(réfléchis). Euh... &lt;strong&gt;Moi, je représente mes fesses et ça me suffit&lt;/strong&gt;. Je ne me sens pas représentant de ci ou de ça. Je fais mon truc, ça plait à des gens et pas à d’autres. Tant pis. Et pis, voilà, si je ne me sens pas défenseur d’un crew ou d’une région. J’ai pas envie de me limiter à ça. Quand je voyage et que je vois d’autres gens qui ont les même kiffes etc., j’ai pas envie de dire « ouais je représente la Suisse etc ». Donc ouais je représente mes fesses et ça me suffit !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les conseils que tu donnerais à un jeune qui voudrait devenir et réussir une carrière de DJ&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Je conseillerais déjà de le faire par passion et pas avec des ambitions professionnelles. Ça paraît paradoxale mais je pense que si tu commences et que tu te dis « ouais ce que je veux c’est jouer dans les clubs et choper des cachets » ça va être compliqué. Tu peux être DJ, te faire plaisir dans ta chambre et voir où ça va ! Ça a été mon cas ! Quand j’ai commencé, jamais j’ai imaginé faire une soirée, je m’en foutais. Tout d’un coup, je me suis retrouvé dans un club sans trop comprendre pourquoi ! Ça a démarré comme ça ! Donc, oui, il faut le faire par passion. C’est la meilleure approche selon moi ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;On arrive à la fin de l’interview ! Merci pour tout !&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;Y a pas de quoi !</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/63059/DJ-Green-Giant-Interview/trackrss</link>
      <pubDate>Sat, 28 Jul 2012 21:23:00 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Bastian Baker à l'interview !</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/62631/Bastian-Baker-a-linterview-/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2012/07/09/hd_bastianbaker_84958_30_06_2012_8.jpg</img>
      <lead>Quelques jours après son passage au Montreux Jazz Festival, Bastian Baker a accepté de rencontrer Students.ch. Pleins d’humour et de gentillesse, il nous accorde une interview</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; Vendredi 30 juin dernier, tu as ouvert le 46ème Montreux Jazz Festival. Après coup, quelles sont tes impressions ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Bastian Baker&lt;/strong&gt; Au début, c’était très spécial. Amy MacDonald est arrivée avec trois heures de retard. Du coup nous avons été très à la bourre. Ce n’était pas idéal pour tout mettre en place. Si tu veux, on a finit le soundcheck, les portes du Stravinski ont été ouvertes et une demi-heure après, on jouait. Ce n’était donc pas idéal. Mais bon voilà, quand tu arrives dans l’après-midi, que tu entres dans le hall, que tu vois cette salle, tu te dis « Wow, c’est la folie ». Le concert en lui-même était très bien, on a eu un super accueil du public. On a eu de bonnes critiques dans les journaux. On a aussi eu des critiques pointues donc c’était intéressant de voir ce que disaient les journalistes au Montreux Jazz. C’est dans l’histoire et personne ne peut te l’enlever. C’est vraiment gratifiant et c’est génial d’avoir pu le faire. Donc merci au Montreux Jazz Festival de m’avoir invité.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J’ai pu remarquer une belle énergie et, surtout, une dimension rock qui n’est pas présente sur l’album…&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Ecoute, ça c’est parce qu’on grandit, qu’on évolue et qu’au fil du temps on découvre qu’on aime plus certaines choses que d’autres. Pour ce qui est du live, je pense que pour beaucoup d’artistes c’est comme cela. Mais, en l’occurrence, arriver, jouer l’album et repartir, je ne pense pas que ça intéresse beaucoup de monde. Même pour le public. Mais, c’est vrai qu’on traite le live d’une manière beaucoup plus rock. Aussi dans l’énergie qu’on dégage, dans l’attitude de chacun, c’est plus rock. Maintenant, nous on s’éclate sur scène. On espère que le public suit ! Pour l’instant, les critiques sont biens et on espère que cette dimension plus rock permettra d’agrandir la globalité du public.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ceci veut-il dire que tu vas aller dans cette direction, musicalement parlant ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Euh, oui et non. Disons que comme d’hab’, je ne me suis pas fixé de but ou de frontière musicale. Dans les chansons que j’ai déjà écrites pour le deuxième album, pour l’instant, il y a autant des chansons comme « Be Witched » ou « Kid of the Street » qui sont des chansons qui poussent bien, qui sont lourdes et qui sont très rock. Mais il y a aussi des chansons comme « Come Home » ou « Give me your Heart » qui sont des chansons qui sont, à la base, des balades guitares-voix. Donc, je n’ai pas perdu ce côté. Il y a toujours les deux phases, les deux côtés, comme moi ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;As-tu déjà une date de sortie pour le nouvel album ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Au plus tard fin 2013, donc deux ans après le premier. Je pense que c’est un délai respectable. Peut-être même avant la fin de l’été si tout à coup j’ai des orgasmes de créativités. (rires)  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tes trois morceaux favoris sont des morceaux de groupes comme REM, Queen et Led Zeppelin. Tu te produits dans un festival de jazz. Est-ce que tu écoutes du jazz ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;La question piège (rires) ! Honnêtement, dans mon quotidien, je n’écoute pas de jazz. Je suis peut-être pas encore assez vieux (rires). Non, je rigole. Je ne suis pas formellement contre. Pendant le live, sur « Love Machine », on a fait toute une partie jazzy où j’ai dit à mon pianiste « vas-y lâches-toi ! Fais nous du jazz on est à Montreux ». Je suis quand-même sensible au Montreux &lt;i&gt;Jazz&lt;/i&gt; Festival. Je me souviens d’ailleurs qu’il y a quelques années, il y avait eu une polémique où on avait demandé pourquoi on appelait encore ce festival Montreux &lt;i&gt;Jazz&lt;/i&gt; Festival alors qu’il n’y a plus beaucoup de jazz. Donc voilà, dans mon quotidien je n’écoute pas de jazz, mais je ne suis pas en guerre contre le jazz non plus !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Est-ce qu’on pourrait quand-même trouver des touches jazz dans ton prochain album ?!&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Des touches, oui ! Pas des chansons. Si ça ne va pas dans la chanson, je ne mettrai pas de touches de jazz. Après, si c’est fantastique, je les mettrai.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Est-ce qu’au niveau vocale, tu pourrais t’inspirer du jazz ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Tu veux dire du scat ?!  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Oui. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Je pense que cela à une dimension live. C’est ce côté un peu impro. Ca me soulerait de faire un scat sur un album et ensuite dedevoir tout le temps refaire le même sur scène à cause de cela. Donc, à priori non. Par contre, déconner une fois sur scène à scater, donc laisser une part d’improvisation, oui ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ta musique est décrite comme simple et efficace. Est-ce que tu penses que c’est la recette du succès ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Je pense que c’est de la pop plus que de la musique simple et efficace. Je pense que faire de la pop c’est toucher à la facilité de l’oreille. Ceci parce que c’est agréable, c’est une chose que le public peut se mettre facilement en tête. C’est quelque chose que le public pourra reproduire. Dans une telle optique, je pense que ce n’est pas la recette du succès, mais d’une forme de succès d’une certaine branche de succès.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu as déjà un peu répondu à la prochaine question…est-ce que tu vois ta musique évoluer vers d’autres directions musicales ? Tu m’as déjà parler de rock…&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Un peu de fat hip-hop aussi. J’adore ! J’ai d’ailleurs bossé avec Yvan Peacemaker sur son dernier album. J’ai vraiment aimé. En plus, ça ce fait pas mal. King Charles, par exemple, c’est un artiste pop/folk/country/ qui a une chanson avec une base hip-hop hallucinante au milieu de son album. Avoir des bases de drum ou hip-hop me plairait beaucoup !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On pourrait donc voir arriver une collaboration avec Stress ?&lt;/strong&gt;  &lt;br /&gt;Ecoute, pourquoi pas ! On est bien pote et on bosse un petit peu ensemble donc pourquoi pas !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;T’as toujours eu un intérêt pour la musique. Par contre, tu as opté pour sport-étude. Quel a été le déclic qui a fait que tu as voulu continuer dans la musique ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Ce qui est contradictoire, c’est que c’est sport-étude qui a été le déclic ! Dans le sport-étude, j’étais avec les musiques-études. L’après-midi, je faisais donc de la zik avec les musiciens. C’est pendant cette période que j’ai composé la majorité de mes titres. C’est aussi pendant cette période que j’ai appris la plus part des choses que je sais au niveau musical. J’ai toujours voulu être musicien, mais je n’ai jamais envisagé que ça serait possible. C’était le rêve inaccessible. Bon, à 14 ans, j’ai quand-même dit à ma mère que je voulais être une rockstar. Elle m’a dit que j’étais pas assez fou ! Mais la musique a toujours été présente. A 10 ans, j’ai enregistré un CD de musique a cappella qui parlait de la forêt et de la montagne ! Mais, c’est vraiment le sport-étude et ma rencontre avec mon producteur qui ont tout changé.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/b/2012/07/09/hd_bastianbaker_84948_30_06_2012_6.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour toi, tout a été très rapide. En l’espace d’une année tu as vécu la sortie de ton album, la victoire au Caprice, Montreux, Taratata, le Prix Walo, la victoire aux Swiss Music Awards. Tout ça n’a pas été trop vite pour toi ? &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;C’est une question qu’on me pause beaucoup. Honnêtement, non. J’ai fais que des choses qui étaient propres à moi. J’ai toujours fait les choses avec comme priorité la musique. Et, au final, j’ai eu du travail tous les jours. Ce qui est quand-même ce qu’on aimerait quand on fait de la musique. C’est un honneur, une chance formidable de pouvoir bosser tous les jours. J’en suis conscient. C’est un travail particulier ! Quand on me dit que je ne peux jouer que 45 minutes à la place d’une heure, j’ai envie de dire « ah s’te plait un quart d’heure en plus » ! C’est le seul job du monde où tu demandes à travailler plus ! Du coup, non. Mon équipe n’est pas une équipe qui s’extasie devant moi, donc on prend les décisions ensemble avec du recul. On ne me force pas à faire les choses. Je suis le capitaine du bateaux et quand ça va pas, je le dis ! Les échelons ont été gravis très vite. Mais, d’un côté si ça c’est passé, c’est que ça s’est passé. C’était une belle envolée lyrique !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De manière générale et à ton avis, tu penses qu’une accession aussi rapide est toujours bénéfique à une carrière ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Non. Ça dépend du type de personnage. Si c’est quelqu’un qui a été repéré par une major qui met des putains de moyens sur lui et qui lui dit quoi faire. Et qu’ensuite il a un succès incroyable et qu’il pète les plombs, c’est néfaste. Je ne suis pas dans une major. On est trois dans mon bureau, on a tout construit nous et on a bossé ! On construit un truc qui doit perdurer. Le but n’est pas de vendre un nombre X d’albums et d’arrêter juste après. C’est vrai que dans cette optique, c’est encore plus fou de voir le retour et le soutient qu’on a eu. Je pense que c’est pas toujours positif, que tu peux facilement perdre la tête si tu n’es pas bien entouré et si tu te fais facilement influencé.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;On a peu de star de la musique en Suisse et c’est très difficile de percer en Suisse. Comment expliques-tu cette difficulté, maintenant que tu es passé de l’extérieur du milieu à l’intérieur du milieu ? Surtout qu’il n’y a pas moins de talent qu’ailleurs !&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Avant toute chose, je pense qu’on est sur une pente positive de la musique suisse. Je me souviens qu’il y a quelques années, à peine tu prononçais le terme « musique suisse » qu’on te répondait « c’est de la merde ». Aujourd’hui, il y a quand-même plus, et surtout en suisse-alémanique, une culture de l’artiste suisse. On a des artistes comme 77 Bombay Street et Bligg qui sont établis et qui génèrent plus que des artistes internationaux. Je discutais avec des radios qui me disaient qu’à l’époque on ne voulait pas faire d’interview d’artistes suisses parce qu’ils pouvaient avoir des artistes comme James Morrison, par exemple. Puis, ils se sont rendus compte que les gens s’en foutaient un peu plus des artistes internationaux que des groupes locaux. Je pense qu’il y a une prise de conscience de la part des médias. Je pense que je suis aussi tombé juste dans la bonne phase. Personnellement, je trouve la musique suisse vraiment bien. Les artistes suisses que je connais, c’est Pegasus, 77 Bombay Street, Lovebugs, Aliose (un grand coup de cœur), Trip In (mais pas tout le groupe). Mais, peut-être que parmi les groupes suisses-romands, il y a beaucoup de gens prétentieux. J’ai pu le constater. Ceci désert la musique romande. Oui, en Suisse on a un confort de vie incroyable, on a tous nos petites histoires où on est un peu au dessus etc. Mais, j’ai rencontré pas mal de groupe qui…des trucs tout cons…par exemple, mon manager leur demande un CD promo et le groupe demande pourquoi. Pourtant, le potentiel est là. Je pense que plus que les groupes suisses, c’est les gens qui s’occupent des groupes suisses qui manquent.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que tu penses qu’il y a une raison qui fait que tu as réussi plus facilement, rapidement que certains groupes qui bossent sur leur carrière depuis des dizaines d’années et qui ne sont pas arrivés à ton niveau ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Ecoute, je pense que c’est un feu d’artifice de pleins de choses. J’ai eu de la chance. Honnêtement, je fais de la zik. Je ne pensais pas qu’elle pouvait plaire autant. J’ai une gueule. Je ne pensais pas non plus qu’elle pouvait plaire autant. J’ai jamais été un type particulièrement beau à l’école. Mais, je pense qu’on a très bien géré le truc, qu’on s’est très bien construit. On a eu la chance d’avoir les bons partenaires au début, les bonnes personnes qui nous ont fait confiance. Après, les trucs hallucinants, comme aller à Taratata, il faut pas me demander pourquoi, c’est incompréhensible. Je ne suis pas du tout dans une optique où je me dis que ce qui m’arrive est normal et que je le mérite plus qu’un autre groupe. Je suis même gêné. Et on me le dit assez souvent qu’il y a d’autres groupes. Mais, à un moment donné ça m’est arrivé, c’est mon train de vie, mon métier. Des fois même je me demande si je n’ai pas envie de ne plus être connu. C’est très très très très dure. Vraiment. C’est un métier où tu dois tout le temps être concentré, tout réinterprêter. Mais, pour résumer, pour les raisons de l’ascension rapide : chance, composition et ne jamais refuser de jouer dans un endroit. Il faut aussi le bon moment, les bonnes personnes, le bon encadrement. C’est un milieu dans lequel il est très rapidement facile de te foutre en l’air. C’est donc important d’avoir les bonnes personnes qui te cadrent un peu au début.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu as vécu une ascension rapide, tu t’es rapidement imposé sur le paysage suisse. Quelque part, tu ouvres la porte aux autres artistes locaux ?!&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;J’aimerai bien ! Ce qui est cool aussi, en tant que romand, c’est d’être connu en Suisse alémanique ! Tu sais, j’étais en suisse-allemande, à Lucerne, il y avait la Luzernerfest. Je me disais que si je n’étais pas entrain de travailler, j’aurai loupé ça ! Je pense que c’est facile d’être programmé sur une scène gratuite à Lucerne si tu envoies ta démo ! Tu demandes peu voir pas de cachet et tu vas jouer ! Il faut aussi vouloir aller conquérir, en quelques sortes.  &lt;br /&gt;Sur le point d’ouvrir les portes…j’ai pris, en première partie, pour deux de mes dates (à St-Immier et aux Docks), Alejandro Reyes, un artiste lausannois. Il commence à avoir du support des radios, il a fait le Transat festival. Je crois aussi beaucoup en lui. C’est vrai que c’est cool de voir qu’il passe aussi par les mêmes étapes aussi parce que je l’ai un peu aidé. Plus tard dans la musique, si je peux, je monterai ma boite de prod et mon label. J’aimerai aussi aider les gens.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu travailles tes textes avec Nathan Evans. Est-ce qu’un jour tu aimerais, un jour, te détacher de toute collaboration et créer un album de A à Z, c’est-à-dire composition, écriture, arrangement, production… ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Sur le premier album, j’ai presque créé de A à Z. On m’a aussi laissé la liberté artistique en studio. C’est la plus grande liberté qu’on puisse avoir aujourd’hui. Ma collaboration avec Nathan, qui est la personne la plus gentille de la terre, est surtout au niveau de la correction de la langue anglaise. Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’arrêter de travailler avec lui parce qu’il continue à m’apprendre énormément. Après, j’ai déjà écris des textes où il a juste changé un mot. Mais c’est quelque chose que j’aime bien, c’est un processus sympa. Et puis, quand on bosse, on se fait une bouffe un soir et on corrige des textes. C’est le pote qui m’aide quoi !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/b/2012/07/09/hd_bastianbaker_85015_30_06_2012_11.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la sélection de concert du Montreux Jazz pour Bastian Baker ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; J’aurai été voir Ed Sheeran. Mais, c’est déjà passé. Alabama Shakes, il paraît que c’est terrible ! J’aurai aimé voir. Noel Gallagher aussi.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lana Del Rey ? Elle joue le même soir que Noel Gallagher !&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Il faut faire les deux ! Mais, il faut voir deux chansons de Lana Del Rey ! Et, il faut aller voir parce que de toute manière il faut aller la voir ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Erykah Badu ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Non…j’aime pas trop. &lt;br /&gt;Buddy Guy et Van Morrison ça risque d’être énorme ! Marlon Roudette ! Bob Dylan ! Hugh Laurie, parce qu’il faut aller voir ! En fait, il y a pleins de choses qu’il faut aller voir, parce qu’il faut aller voir ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tu n’iras pas voir Pitbull parce qu’il faut aller voir ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Non…je devrais ? (rires)  &lt;br /&gt;Anastacia ! Elle a un nombre de tellement impressionnant de hits que ça risque d’être génial !  &lt;br /&gt;Lausanne’s got DJ aussi !  &lt;br /&gt;La soirée Freak Out !  &lt;br /&gt;Et surtout, King Charles. &lt;br /&gt;Emeli Sandé, avec plaisir ! &lt;br /&gt;Bon alors mon gros highlight c’est King Charles &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quel est ton conseil pour les étudiants qui voudraient percer dans la musique ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;J’ai envie de donner trois points : composer, jouer partout où vous pouvez jouer et être vraiment sûr que c’est ce que vous voulez faire. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C’est la fin de l’interview. Merci Bastian, c’était cool ! &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Pareil et avec plaisir !</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/62631/Bastian-Baker-a-linterview-/trackrss</link>
      <pubDate>Mon, 09 Jul 2012 22:14:10 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Le Marchepied a 10 ans</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/61224/Le-Marchepied-a-10-ans/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/b/2012/05/04/photo10(2).jpg</img>
      <lead>Le 28 avril 2012, le Marchepied soufflait dix bougies. Corinne Rochet et Nicholas Pettit sont fiers de cette structure, leur création, et de ceux qui y ont participé. Cette journée d'anniversaire est la preuve flagrante de leur succès.</lead>
      <description>Le Marchepied est une compagnie de danse contemporaine créée dans le but d'aider les jeunes danseurs à compléter leur formation professionnelle, et donc de servir de tremplin pour des compagnies plus prestigieuses.  En Suisse, cela ne fait que peu d'années que ce genre de structure existe et est suffisamment reconnue. &lt;/p&gt;&lt;p&gt; L'idée naît des deux fondateurs dans un train, en retour de tournée quand ils réalisent qu'il n'existe rien en Suisse pour les jeunes souhaitant faire de la danse contemporaine leur métier. &lt;strong&gt;Corinne Rochet&lt;/strong&gt; et&lt;strong&gt; Nicholas Pettit&lt;/strong&gt; donnaient alors des cours à droite à gauche. Leur but était donc de mettre en place une structure qui puisse amener les jeunes vers les écoles professionnelles et des compagnies.Mais le projet initial qui était de prendre des «  pré-professionnels » a changé puisque à présent le Marchepied est posé de l'autre coté de la barrière car il prend des gens à la sortie de l'école professionnelle, et procure une formation complémentaire pour les pousser dans les compagnies. Telle une vitrine puisque en danse il faut être capable d'être vu pour se vendre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; Bien qu'obscure pour un bien grand nombre de personnes, dont l'auteur de ces lignes n'est pas exclu, la danse contemporaine est pourtant accessible à tous. Tout du moins en tant que spectateur ! L'époque du ballet en tutu est loin, l'esprit des chorégraphes n'est plus restreint à une infinité de règles contraignantes. La force de la danse contemporaine est bien là, tout est possible, tant que le spectateur prends du plaisir à regarder et à écouter la représentation. Le Marchepied reflète incontestablement le renouvellement du cinquième art.En effet, en cette longue et belle journée de printemps, la compagnie a présenté un programme en continu. En fin de matinée, les amants du parc Mon Repos pouvaient assister à une improvisation dansée par les anciens de la formation. Après une bonne pause déjeuner, le Marchepied offrait l'accès au public à une exposition photo retraçant une décennie de travail et de passion. Au même endroit, le Théâtre de Sévelin 36, la compagnie faisait un spectacle unique. Les anciens du Marchepied sont venus présenter des créations de leur propre jus.Provocation, humour, contestation, abstraction, et reprise de grands classiques étaient au rendez vous. Et pour clôturer ce dynamisme, la compagnie actuelle est venu pour un bouquet final réjouissant. Au total, 22 danseurs, et autant de personnalités différentes. Le public applaudit, conquis par tant de bonne volonté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/b/2012/05/04/photo8.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Corinne Rochet explique que dès le début elle a cru en ce projet :&lt;/p&gt;&lt;p&gt; « Quand on a mis le Marchepied en place, c'était pas un simple projet, c'était déjà une conviction. Je suis pédagogue depuis que j'ai démarré à être danseuse . J'ai toujours dansé et enseigné. En Suisse on pouvait se former en classique, mais pas en contemporain. Du coup, on était obligé d'essayer ! Et petit à petit, l’intérêt et le soutien des danseurs est du public est arrivé, ça s'est solidifié. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand on demande à Nicholas Pettit  son sentiment sur cette journée de fête, il répond avec joie :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« C'est assez amusant de repasser sur toute les anciennes pièces, de recontacter les anciens élèves, c'est très intéressant de savoir où ils en sont. Tout d'un coup, on réalise qu'ils sont partout. Très peu ont arrêté de travailler dans le monde de la danse. Je peux dire que je suis assez fier de voir le résultat. Quand je vois les jeunes sur scène et leur énergie, l'envie de se donner aux autres, j'ai beaucoup de satisfaction. »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une tournée est à venir dès le mois de juin, et une date surprise se déroulera pendant le mois de juin. Vous pouvez trouver plus d'information sur leur site : &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.votreurl.com/va/ici/" target="_blank"&gt;http://www.marchepied.ch/&lt;/a&gt;</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/61224/Le-Marchepied-a-10-ans/trackrss</link>
      <pubDate>Fri, 04 May 2012 02:48:43 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Claude Nobs - Interview</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/60988/Claude-Nobs-Interview/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2012/04/22/nobs_11115505062009.jpg</img>
      <lead>Il est 15h, la journée conférence presse au Chalet prend gentiment fin. Students.ch a rendez-vous avec Claude Nobs, le fondateur du Montreux Jazz Festival. Au menu ? De la musique, des anecdotes et des conseils pour les étudiant(e)s qui seraient intéressé(e)s à poursuivre la même carrière</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Je viens d’être nommé &lt;i&gt;Docteur Honoris Causae&lt;/i&gt; de l’EPFL. C’est quand même le comble compte tenu du fait que j’ai aucune notion de technique. Ils m’ont dit qu’ils me donnaient ce titre parce que j’avais eu des idées tellement avant-gardistes sur les nouvelles technologies, que cela avait boosté les étudiants. Ca concerne le projet des archives du Montreux Jazz. Si je n’avais pas eu la volonté dès le début de garder les archives, on aurait plus rien. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Etes-vous globalement satisfait de la programmation de cette 46ème édition ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Je suis toujours globalement satisfait parce que je fais tout pour. On était comme des fous jusqu’à 4h ce matin pour boucler le programme. Mais, il y a toujours des petits points qui ne sont pas encore réglés, ou des groupes que j’aimerai encore faire passer. Il y a encore des possibilités complémentaires pour améliorer, affiner le programme. C’est un peu les restes de mon métier de cuisinier. J’attends que la soupe soit prête pour voir si je peux rajouter du gingembre, du sucre ou du miel. Il y a évidemment le danger, après un programme bien complet, de trop en rajouter. C’est un peu le défaut du cuisinier qui veut trop en mettre. Mais là, je crois que j’ai appris un peu à me retenir. La seule soirée où je ne vais pas me retenir et où le public non plus, c’est la soirée « &lt;strong&gt;Freak Out&lt;/strong&gt; » avec &lt;strong&gt;Nile Rodgers&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Mark Ronson&lt;/strong&gt; qui aura lieu vendredi 13 juillet. On aura une soirée qui finira certainement vers 6h-7h du matin avec un petit déjeuné qui sera compris dans le prix du billet.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Est-ce qu’il vous arrive de poser un véto à la venue d’un artiste ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Aujourd’hui, ca serait plutôt dans le domaine du hip-hop agressif, parce qu’il y a aussi du hip-hop gentil. Mais, il y en a quand-même que je ne trouve pas nécessaire. Il n’est pas nécessaire de développer de la haine, d’utiliser des « four letter workds » toutes les deux secondes. Ca ne m’intéresse pas et je pense qu’il est mieux de rester dans un domaine un peu plus amicale, positif.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Par rapport à l’évolution industrie musicale, est-ce que cela vous a poussé à effectuer des changements dans l’organisation du festival ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Ca n’a pas changé l’organisation. Cela a peut-être changé la manière de faire la programmation et, surtout, même s’il y a une baisse dans la vente des CD et des DVD, il y a toujours un besoin de programme de télévision, de radio. Le fait que depuis plus de 40 ans on enregistre tous les concerts en vidéo et en audio nous permet de donner aux musiciens la possibilité de sortir un programme télévision ou autre. C’était toujours difficile d’avoir les droits de diffusions des musiciens. La plupart viennent des Etats-Unis. Là-bas, c’est horrible. L’éclairage est violent, tout est minuté à la seconde près. A Montreux, on est beaucoup plus souple donc s’ils ne veulent pas, je leur dis « et tes petits enfants !? Ils aimeront bien voir comment tu étais il y a 30 ou 40 ans ! ». Des fois il faut leur donner une montre, un peu d’argent. Avec Ray Charles, c’était 25'000 dollars d’un coup. Heureusement que je l’ai fait parce que c’est un document exceptionnel, historique qui n’existerait pas autrement. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Montreux est un des festivals avec la plus belle offre gratuite. On peut dire que le festival est cher mais, comme vous l’expliquiez lors de la conférence de presse, quand on regarde dans la globalité, ça n’est pas le cas. Est-ce que pour vous c’est essentiel d’avoir cette offre gratuite ? Vous pensez à qui quand vous imaginez cette offre ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; L’offre gratuite est destinée, bien entendu, à ceux qui on un billet. Mais, aussi et surtout à ceux qui n’ont pas de billet parce que c’est complet ou parce qu’ils n’ont pas les moyens d’aller à tous les concerts, et qu’ils veulent profiter d’une ambiance qui est quand-même unique. Quand on est au bord du lac, c’est autre chose que quand on est dans la cambrousse en plein air. Là, on a l’ouverture sur le lac, sur la montagne. On jouit d’une liberté qui est quand-même assez formidable. Les différents espaces gratuits (le Café, le Studio 41, le Parc Vernex) nous permettent d’avoir une programmation très proche de ce qu’on fait dans les deux salles payantes.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Le festival de jazz s’est ouvert à d’autres styles au fil des années...&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Ca a commencé très tôt ! En 1968 déjà, j’ai programmé un groupe de rock qui a fait scandale. En 1978, on m’a tellement cassé les pieds avec ça que j’ai changé le nom pour « Montreux International Festival ». Ce nom a tenu deux ans et après on est revenu à l’appellation initiale parce que c’est comme un tatouage, c’est compliqué à enlever. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Pensez-vous qu’une programmation 100% jazz ne marcherait pas aussi bien ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Jamais sur 16 jours et jamais dans deux salles. Malheureusement, si on veut prendre les noms qui attirent encore 2000 à 3000 personnes pour le Stravinski, on n’en aura pas beaucoup. On peut les compter sur les doigts d’une main. Il y a beaucoup de groupes qui peuvent faire des clubs, des trucs très sympathiques. Mais pour arriver à remplir une salle aussi nombreuse que cela, c’est très difficile. Presque chaque année, on a les plus grands : Herbie Hancock, Chick Corea, Pat Metheny... &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2012/04/22/nobs_22194809062011.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Comment vous est venue cette passion pour la musique et l’idée d’en faire un festival ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Je suis un peu comme Obélix qui est tombé dans la marmite de potion magique très jeune. Je suis tombée dans la potion gramophone parce que quand j’avais 5-6 ans, mon père avait un gramophone à manivelle. Je mettais des disques et comme je ne savais pas lire, j’écoutais la musique et je mettais des étoiles aux disques que j’aimais bien. Quelques années plus tard, j’ai découvert que les disques avec cinq étoiles étaient les disques de jazz (Duke Ellignton, Count Bessie, Ella Fitzgerald) et les disques de variété française avaient une étoile. Il y avait peut-être déjà une sélection qui s’est faite. Mon apprentissage musical, je l’ai fait quand j’étais apprenti cuisinier à Bâle. Il y avait une émission sur Europe 1 qui s’appelait « Pour ceux qui aiment le Jazz » (de Franck Tenot et Daniel Filipacchi). J’écoutais ça tous les soirs après avoir nettoyé mes casseroles. C’est là que j’ai apprit qui étaient Ray Charles, Louis Armstrong, Count Bessie etc. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Le jazz est de plus en plus un style qu’on prend et qu’on ajoute à d’autres styles musicaux, comme un grain de sel qu’on ajouterait pour embellir un morceau. Est-ce que vous pensez que c’est digne du jazz de l’utiliser de cette manière ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; J’ai une opinion tout à fait inverse. Très souvent, des gens qui viennent pour un concert rock disent « tiens demain y a ça, c’est quoi ? On en a jamais entendu parlé. Il s’appelle comment là, Pat Metheny ? Bon, on pourrait peut-être aller voir s’il reste des billets ». On arrive à avoir un public plus jeune qui ne serait pas venu normalement et qui vient par ce qu’on a ce mélange. D’ailleurs, c’est très intéressant de voir que dans les premières vidéos, notamment d’Ella Fitzgerald, il y a beaucoup de publique jeune. Ils sont venus pour les concerts de rock et ont été intrigués par cette bonne femme alors ils sont venus l’écouter. Ca va dans les deux sens, il y a aussi ceux qui viennent pour le jazz et qui se disent « tiens c’est qui Nada Surf ? Bon, allons écouter ». On présente et on « force » pas mal de musiciens à découvrir d’autres choses. Ce qui n’empêche pas qu’il y a des festivals de jazz qui ont du succès comme le Cully Jazz. Mais, Cully c’est – je crois – 800 places sous le chapiteau et là quand on met 2000-4000 places c’est plus difficile à remplir.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Cette année, il n’y a pas de hip-hop à Montreux mais d’habitude vous nous présentez de belles soirées consacrées à cette culture. Ce style a aussi ses racines dans le jazz, est-ce que vous pensez que c’est un digne héritier du genre ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Le hip-hop a quasiment été mis en exergue par Quincy Jones, il y a déjà plus de vingt ans. C’est le premier qui l’a intégré dans ses disques, sur « Back On the Block ». D’ailleurs, en 1991, c’est Quincy qui a amené les premiers rappeurs à Montreux. On était bien en avance sur tout les autres. Là, c’était encore très « friendly ». C’est après qu’il y a eu des Tupac et autres, tout les drames qui sont arrivés. Il y a aussi eu des drames dans le jazz. Mais, il y avait tellement d’éléments de violence et, surtout, je crois que malheureusement les quelques personnes qui ont semé la panique durant les deux derniers jours de la dernière édition ne faisaient pas la différence entre le hip-hop « gentil » et le hip-hop « hard ». On n’aimerait pas que ca recommence. Si on trouve une solution tranquille avec du hip-hop positif, on le reprendra. Cette année, on avait assez pour faire un programme bien varié. Pitbull ce n’est pas vraiment du hip-hop...c’est...c’est quoi d’ailleurs comme style ?  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : C’est indéfinissable, c’est un mélange de pop et d’électro commerciale avec un peu de hip-hop. C’est vraiment pas top&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; C’est pas mon truc non plus &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Vous êtes décrit comme un personnage à la fois fêtard et discret. On a d’ailleurs pu voir ça à la soirée « The History of Hip Hop » de l’an dernier où vous êtes monté sur scène pour danser. Vous en avez même perdu votre pantalon. Est-ce que c’est une étiquette qui vous correspond au final ? Ou est-ce une image qu’on vous donne à tord ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Je suis discret dans la vie de tout les jours parce que je sors très peu dans la région. Bon, demain je vais aller à Cully voir Bobby Mcferrin, après je vais à Zermatt. Mais, je sors surtout quand je suis à l’étranger parce que là personne ne me connais et je suis beaucoup plus libre. Mais, j’aime bien faire la fête. Que ce soit ici ou ailleurs, dès que je suis un peu lancé, je suis très content de pouvoir faire la fête. Ca c’est claire.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Mise à part la fameuse boîte de chocolat que vous offrez aux artistes, qu’est-ce qui fait que les artistes aiment autant venir ici et se donner à ce point ? Il y a quand même des choses magiques qui se passent au Montreux Jazz et qu’on ne retrouve nul part ailleurs. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Il y a d’abord une liberté des horaires puisqu’on n’a pas d’heures de police. Ensuite, il y a une liberté sur le plan des syndicats. On ne s’en rend pas compte mais en France, notamment, les syndicats du spectacle ont semé la zizanie dans les festivals. Ils ont fait annuler les festivals. Dès lors, les artistes ne se sentent pas très sécurisés. Et puis, tous les gros festivals, que ce soit Nyon, Gurten ou autre, ont un planning de tous les groupes avec l’heure de début et de fin du concert. S’ils n’ont pas finit à l’heure précise, on menace de leur enlever les prises et d’arrêter le concert. A Montreux, on a une certaine souplesse. Si un groupe dérape un peu, on dit au deuxième groupe « allez vient on va boire un pot, vous jouerez un peu plus longtemps après ». A la bonne franquette ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2012/04/22/nobs_14033415062009.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Vous avez aussi l’habitude de créer des miracles musicaux. Cette année, on peut notamment relever la présence de D’Angelo qui avait disparu de la scène musicale depuis plusieurs années et qui revient cette année. Il a fait un très beau concert à Zurich en début d’année, mais personnellement j’étais convaincue que la tournée qu’il a fait était ponctuelle et qu’il nous ferait attendre encore dix ans avant son prochain album.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Là, comme il y a que Erykah Badu comme autre concert ce soir là, peut-être qu’ils feront quelque chose ensemble. C’est ça, il y a toujours cette liberté de faire des trucs avec d’autres et liberté totale de finir à minuit, 1h du matin.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Vous avez un secret pour décrocher de tels miracles ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Je crois que c’est simplement une mise en confiance. Il y a aussi le fait de dire « ici, vous êtes pas dans un festival normale. Vous n’êtes pas là pour remplir un contrat ». C’est déjà arrivé une fois avec Van Morrison. Il m’a demandé combien de temps il devait jouer. Je lui ai répondu qu’il pouvait jouer 10 minutes ou deux heures, tu joues tant qu’il a envie, tant que le publique lui fait plaisir. Il m’a regardé avec des grands yeux et m’a dit « mais c’est pas vraiment le contrat 64 minutes ? ». Je lui ai dit qu’il était libre de faire ce qu’il voulait. Je préfère qu’un artiste joue moins longtemps que le contrat mais fasse un truc très fort plutôt qu’il rallonge la sauce ou qu’il soit frustré parce qu’il ne peut pas faire un bis. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Quels sont les artistes que vous n’avez pas eus et que vous rêvez encore d’inviter à Montreux ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Stevie Wonder que j’ai eu à Montreux Tokyo il y a quelques années quand j’ai fait un festival là-bas. Dans le style des grandes dames, c’est Barbara Streisand, évidemment. Il y en a encore beaucoup d’autres, je pourrais faire une longue liste.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Par rapport à votre mériter, quelles sont les qualités qu’il faut avoir pour le faire ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Je ne sais pas très bien quel métier j’ai vu que j’ai fait un peu de tout. J’ai été barmaid, réceptionniste, cuisinier, j’ai aussi travaillé dans la banque, dans le tourisme. Je crois qu’il faut être très tolérant, comprendre les gens, accepter certaines choses des gens avec un certain calme. Ce sont les qualités qu’il faudrait avoir. Je les ai ces qualités mais ca m’arrive aussi de m’emporter ou de m’énerver. Il faut beaucoup, beaucoup de patience. Surtout quand on construit un programme et qu’on nous dit qu’il faut avoir un tel ou un tel. Je réponds toujours que s’il est vraiment bon, on l’aura l’an suivant. J’ai dû attendre cinq ou six ans avant d’avoir Miles Davis. Stevie Wonder, la même chose. Donc il faut de la patience, de la détermination. Et il ne faut pas que les gens se rendent compte qu’on est déterminé. J’ai eu beaucoup de peine à le cacher parce que je dis souvent que je veux qu’on fasse quelque chose et il faut donc le faire avant que je le demande. Il faut que les gens devinent ce que je vais demander.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : De nos jours, on demande toujours plus aux étudiants : plus de formations, plus de langues, plus d’expérience alors qu’on ne nous donne pas forcément l’occasion d’en acquérir. Comment se position le Montreux Jazz par rapport à ces jeunes qui sortent de formation, qui aimeraient bien bosser dans ce milieu et qui ne savent pas très bien quoi faire ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; On prend régulièrement des stagiaires qui sont à l’Université, l’EPFL, l’ECAL ou autre pour différents postes. Pendant le festival, on engage 1200 collaborateurs qui sont indemnisés avec un petit montant, qui reçoivent des bons pour boire et manger et qui ont souvent l’accès à une des salles. Je pense qu’il y a des débouchés. Mais, ce n’est pas facile pour y arriver. Mais, on a un service de presse qui engage du monde, on a des chauffeurs, des gens qui s’occupent de la logistique, de la construction, des scènes etc. Même si c’est difficile, il faut seulement se dire qu’on va aller jusqu’au bout et qu’on va arriver à faire quelque chose. J’ai eu la « chance » qu’on vienne quasiment me donner un coup de pied au derrière quand j’avais 17 ans et qu’on me dise « débrouilles-toi ! Va en suisse allemande ». Je suis très reconnaissant que mes parents l’aient fait. Ça m’a enlevé d’un cocon tranquille où j’étais avec mes copains, où je m’amusais dans la forêt. Puis, l’école ne m’intéressait pas beaucoup, je trouvais ça ennuyeux.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Quel type de formation vous attendez des étudiants ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Mais, il n’y a pas d’école du Festival de Jazz. C’est un peu pluridisciplinaire. C'est-à-dire qu’il faut savoir, même si on ne le sait pas très bien, il faut s’adapter, vouloir s’adapter. Et puis se mettre dans le bain. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Merci beaucoup Claude Nobs&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Claude Nobs :&lt;/strong&gt; Mais de rien !</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/60988/Claude-Nobs-Interview/trackrss</link>
      <pubDate>Sun, 22 Apr 2012 21:14:51 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Robert Glasper - Interview</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/61122/Robert-Glasper-Interview/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2012/04/28/robertglasperstudents.ch.png</img>
      <lead>A l'occasion de la venue de Robert Glasper au Cully Jazz Festival, Students.ch s'est associé à RepreZent.ch pour un entretient avec l'artiste.</lead>
      <description>Samedi 21 avril, le Cully Jazz Festival entame le dernier week-end de sa trentième édition. Au programme, de la musique, des jams et, surtout, la venue de Robert Glasper, un artiste américain qui dessine les frontières d’un jazz contemporain se mariant avec le hip-hop et les influences actuelles. A cette occasion, &lt;a href="http://www.students.ch" target="_blank"&gt;Students.ch&lt;/a&gt; s’allie à &lt;a href="http://www.reprezent.ch" target="_blank"&gt;RepreZent.ch&lt;/a&gt; pour un entretient avec Robert Glasper. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : I heard you were in Spain last night ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; Yop. And then tomorrow morning. This show were added later because somebody cancelled.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : You’re one of those musicians who were born in a musical environment. Your Mom was a jazz singer. When and how did you really realise that you really wanted to follow into the music direction ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; I didn’t really get serious about doing anything musical until I was 12. I was doing sports. Then I started messing around with the piano. I didn’t really want to do it until I was 14.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : The list of people you collaborated with is pretty impressive (Mos Def, Jay-Z, Kanye West. Erykah Badu, Talib Kweli, Common etc). Which one was the most memorable collaboration?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; euhm. A lot of these were live shows. All of them were so dope. But I would probably say…the most recent one was Kanye. It was unexpected. I was playing at a jazz club. Him and Mos Def came to the show. I had Lupe Fiasco there as my special guess. That was a jazz club in New York. Kanye and Mos Def came on stage and everybody was screaming. Kanye West doesn’t go and jump on stage and freestyle. It’s not his thing. He did that that night. That was last year.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Who’s missing ? Who would you like to collaborate with ?&lt;/strong&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; Cee-Lo, Busta Rhymes, André 3000, Little Wayne, Little Dragon, José Gonzales, Radiohead… &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Your cover of Herbie Hancock’s “Maiden Voyage” is said to be inspired by Radiohead’s “Everything in its right place”.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; I studied jazz in college and high school. I have a lot of jazz catalogue in my heart and in my mind. I played traditional jazz for a very long time. But at the same time, I’m a young guy and I’m influenced by what’s new in the world. This means that I’m a different area of jazz musician. John Coltrane didn’t have Radiohead, you know what I mean (laughs). He just had what he had around him. I know the tradition of music but I also know what’s modern and what’s hip. I just let it all influence me, I don’t block it off like some people do. They’re like “jazz, jazz, this is how jazz sounds”. I don’t block it, I just say “hey influence me!”. Whatever it is, if you don’t think it’s jazz, I don’t care. This is me being honest with myself. This is what I like. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : And this maybe is why we describe you as a musician who’s putting jazz forward and making the future jazz. Do you think it’s right to describe you like this ? &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; Sure…I think so. For a very long time jazz is only been attended by other jazz people. It’s like you have to be a jazz enthusiast to go to jazz concerts. The average person doesn’t just get up and go to a jazz concert. They don’t even know where to go. It’s such a hidden small thing, at least in America. It’s very hidden, very small. Every State doesn’t have a jazz club. I feel like I’m making jazz cool and people that don’t listen to jazz listen to my album and me. So I think my audience is growing and getting more like hip-hop, younger and hip. I think that even if you have a younger audience it keeps the music around longer.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Why does jazz, hip-hop and soul tend to mix together to make this new sound and why does it sounds so good ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; It’s all naturally African American music. We’re all African American people and it’s natural for us. I grew up playing church and R&amp;B music. Then I went to school for jazz. I also played hip-hop ‘cause it was natural for me. It wasn’t something I had to learn or go to school necessarily for it. Jazz, I did. But the hip-hop I just kinda learn while being with people and being around its the roots. It’s just natural that’s why it works. I think it all fix together also because it comes from jazz. Its tradition influences that music. When you lean jazz, it’s easier to go that kind of music. It’s supposed to be. Nowadays, it’s kinda not that way (laughs) but all those Motown records came from jazz musicians.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Even Rock…rock’n’roll came from blues…&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; Exactly. So that’s why it should be a natural progression.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : How would you describe your last album, “Black Radio”&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; A hybrid of a bunch of stuff. (laughs) A hybrid of a bunch of music that come naturally with a lot of my favourite artiste &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : How was the creation process ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; It was actually pretty simple. The only hard part was scheduling. But once we got over this we went into the room with each artist played the song one time and recorded. We didn’t do rehearsal or things like that. It was spontaneous and very loos, very artsy. “Let’s see what happens” &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Like a jam…&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; Exactly. Like a jam session. That’s exactly the vibe. It was a big jam session and it came out like that.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Why did you call it “Black Radio” ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; Because of the song I wrote with Yasiin Bey aka Mos Def. We wrote that song 4 or 5 years ago. It’s talking about the device in the airplane that holds all the information when the plane crashes. So we named the album “Black Radio” ‘cause I feel like when music around us crashes and burns, good music always survives. No matter what. Through the test of time, good music will always be around. But at the same time, it’s double sword cause there only black people in the album (laughs). You know, black radio artists. But that wasn’t my purpose at first.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Why do you sing with a modified voice on your album?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; That’s Kasey, my saxophone player. I like that sound. None of us are singers. That’s a vocoder, that’s a keyboard. You sing in a mic and you play the notes on the keyboard.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Is it to hide the wrong notes ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; No, no. it’s just a put a different sound on the voice. Like a computer voice. They do have voice pitch things that kinda sound the same. People use them in R&amp;B music. They are similar but it’s not the same thing. Herbie Hancock used those in 70s. It’s called a keytar and he used in vocoder. He’s the one that made that famous in the 70s. He has an album that J Dilla showed me, “Sunlight”, and that’s one of my favourite Herbie Hancock album. He’s using the vocoder on it.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : In the hip-hop world, we can see two different directions. One is people doing to an electronic mainstream direction (like David Guetta and Snoop Dogg’s song) and the other ones are going back to the roots of music (like Raphael Saadiq or the Roots). How do you explain those two different direction ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; Ehm. Time. People just wanting to do something different. There’s so many different kind of music now and so many different producers that do different kind of stuff. I feel like when you’re a musician you tend to go back to where me and Raphael Saadiq are doing ‘cause we’re musician, we want to play. We don’t necessarily want to do MPC, computer. We want to play because we were born to play music. When you are not that you tend to go the other way or be more tempted to try something like that. I think it’s just having a lot of options and trying things out. There’s nothing wrong with that. I think it’s fine. I don’t like all of it but I’m glad that people are trying something different and not just doing the same things. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Don’t you think it’s sad to see hip-hop going to a mainstream direction?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; No. I mean I don’t like all of it but it’s a stepping-stone to something different. What I do wasn’t that original but it’s a stepping-stone to get to where I am. Again, I don’t like everything but I’m glad that it’s evolving. At least we can say it changed versus “it’s the same thing”. I’d rather change. Jazz doesn’t change much. That I don’t like. I’d rather see jazz change to something I don’t like. At least it’s changing and it has the possibility to change into something I do like.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : I feel like hip-hop is considerate like the punk of our time. We can see that hip-hop gigs are being cancelled or that there’s less of them in Swiss festivals because of fights and because the media linked it to hip-hop. Why do you think this culture is seen this way? Hip-Hop isn’t that!&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper:&lt;/strong&gt; I know. Some parts are like that and I think people concentrate on those parts too much. There are parts of hip-hop that are about gangs, fighting, killing but everything is not like this. I think hip-hop is the only passionate music left. No other music is that passionate. Everybody has something to say. I think it’s good. But shooting and those stuff are not good.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : How did you came up with the idea to take “Smells Like Ten Spirit” and covering in a totally different song.&lt;/strong&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; If you do a cover, either you do it exactly like the artist or you change it completely. I hate when people change it a little bit. I’m like “why did you even change it ?!”. For me, if I do a cover I change it completely or I do it pretty much like the artist just to pay homage or something like that. “Smells Like Ten Spirit” just happened. We were playing it and I thought of something, the other ones too. Every time we played it, it changed and then we came up with an arrangement. But for the record, in the studio, on “Black Radio” the arrangement happened through time and then we added the vocalist, Layla, on there. Only because she was eating and chilling at the studio. It wasn’t even her day to perform. She was just hanging out. When we did that song, we listened to it and I was like “hey wont you sing something ?”. And she did it ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Why this song ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; I’ve love that song since I was in 6th grade or something. The melody is very pretty, the changes are very pretty. It’s a nice song but it’s just so rocked out that you don’t realise how beautiful it is. The lyrics are cool, too. I wanted to do it in a different way so you can appreciate the lyrics and the beauty of the changes. And just give it a completely different vibe. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Do you think that Kurt Cobain would like it ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; I think he would.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : Do you have any advice for students who would like to e a musician like you ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Glasper :&lt;/strong&gt; I would say : study the music, study the history but don’t be held back by the history. Always keep an open mind, open ears. Don’t be afraid to be influenced but at the same time practice and learn. You have to learn the whole history before you become yourself. All the musicians are like “you have to learn the history first” and I’m like “we have a lot more history to learn that you do. We’re young we have a lot more stuff behind us so we can’t learn all that and then become ourselves !” Those musicians didn’t do that. Charlie Parker didn’t have hundreds years of music history to learn before he became himself. So study but, at the same time, don’t be held back by the history. A lot a young people tend to not learn any history. So there’s something missing when they’re playing.</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/61122/Robert-Glasper-Interview/trackrss</link>
      <pubDate>Sat, 28 Apr 2012 12:33:00 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>En coulisses avec Explosion de Caca</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/61030/En-coulisses-avec-Explosion-de-Caca/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2012/04/24/explo.jpg</img>
      <lead>C’est en backstage du Barakazik que nous a accueilli le trio romand Explosion de caca. Guy Cul, Mouloud Rochat (Pierrick Destraz), fils d’Henry Dès, et Obi-Wan Pichon (qui a remplacé Jean-Jacques Travolta en 2011) ont répondu à nos questions de façon totalement déjantée et ironique.</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Qu’est-ce que ça vous fait de jouer ce soir au Caprices Festival ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Explosion de caca&lt;/strong&gt; : Rien, pas plus que ça. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Vous êtes un peu content quand même ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Explosion de caca&lt;/strong&gt; : Non. Mais oui bien sûr! (rires) On est super heureux, vraiment vraiment très très très très très très très très…très heureux. C’est très euphoriques. Et vous ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; :Oui on est très contents d’être là et de vous écouter ce soir ! Etes-vous déjà venus ici en tant que festivaliers ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Explosion de caca&lt;/strong&gt; : Non, en tant que musiciens, pas en tant que festivaliers..&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt;: Moi si, c’était pas mal, c’est quand même un super festival!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Pourquoi Explosion de caca ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy Cul&lt;/strong&gt; : On a nous a jamais posé cette question.. C’est complètement fou! Qu’est-ce qu’on va répondre à ça? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obi-Wan Pichon&lt;/strong&gt; : On va essayer de trouver une autre réponse, parce que.. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Explosion de caca&lt;/strong&gt;: La dernière fois il y a eu de super réponses comme vélo. Parce que vélo, juste vélo, vélo. pas explosion de vélos.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt;:  On va vous donner un peu de matière, alors Explosion de caca a été créé en 1995, avec l’ami Guy Cul ici présent, et on cherchait des noms qui nous faisaient le plus rire et le nom le plus ridicule possible. Et c’est celui qui nous a fait le plus rire et sur lequel on s’est arrêté, ça aurait pu en être un autre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous reformer ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt; : Le public ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy Cul&lt;/strong&gt; : Et on avait aussi une envie cachée, un peu freudienne comme ça, c’était notre surmoi qui nous appelait à remettre un peu une couche. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Il y a une différence entre le public de maintenant et celui de vos débuts ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Explosion de caca&lt;/strong&gt; : Oui, celui d’aujourd’hui boit beaucoup plus d’alcool et prend beaucoup plus de drogues.. (rires) et de plus en plus jeune ! Il y a une différence alors.. et il rentre à la maison en voiture. C’est sympa de se dire que la musique fait par des vieux cons, touchent les jeunes aussi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obi-Wan pichon&lt;/strong&gt;: Moi j’étais pas là au début, C’est difficile de faire une analyse à chaud de chaque personne comme ça dans le public, ça prendrait.. A chaud après le concert savoir un petit peu quelles ont été ses motivations à venir, savoir quel âge il a.. d’où il vient.. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt; : Alors on vous quand même vous donner un peu de matière, on a constaté quand on s’est reformé 6 ans plus tard, le public s’était rajeuni, il y a plus de jeunes qui se sont joints aux anciens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : On a une question aussi pas trop en rapport avec le groupe. (A Pierrick Destraz). On vous avait vu dans un court métrage « Le Miroir » de Ramon &amp; Pedro, et on se demandait (en s’adressant aux autres) si ça vous intéresserait aussi de faire du cinéma ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy Cul&lt;/strong&gt;: « Alors j’ai joué dans un court-métrage, présenté à Locarno à l’époque, c’était un court-métrage avec des dalmatiens, c’était magnifique! C’était magnifique» (avec un accent distingué). En fait c’est vrai, j’ai tourné dans un court métrage et oui c’était sympa. Ca m’intéresserait de faire des apparitions, c’est tout.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obi-Wan Pichon&lt;/strong&gt; : Alors le court métrage c’est ma femme qui l’a fait, c’était intéressant parce qu’elle est maquilleuse elle a dû refaire les tatouages de Mouloud pour son père et moi j’ai fait pleins de court-métrages par le biais de ma femme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt;: Et vous avez déjà pensé à faire un film sur le groupe, sur votre tournée? Quelqu’un qui vous suit tout le temps, par exemple qui est là avec vous maintenant?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obi-Wan Pichon&lt;/strong&gt; : Alors moi je trouverai bien, en tout cas, on en pas parlé les trois, peut être qu’ils en avaient déjà parlé avant, mais ça peut être une idée. Moi je trouverai super de faire comme une espèce de bilan comme ça, de dix ans.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt; : Bilan psychologique?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obi-Wan Pichon&lt;/strong&gt; : Affectif ouais&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy Cul&lt;/strong&gt; : Ce qui serait bien de faire, j’ai déjà le scénario, on serait déguisé même dans la vie courante, on ferait les courses, avec un look extravagant et voilà, pourquoi pas!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Corinne&lt;/strong&gt; : On devrait le faire pour les premières dates françaises, &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy Cul&lt;/strong&gt;: On pourrait faire une vie hyper banale, on aurait nos déguisements de scène.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt; : Mais non, on en a jamais pensé avant. Pourquoi pas oui,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Corinne&lt;/strong&gt;: On va se pencher sur la question.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Comment vous vous êtes rencontrés ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt; : On s’est rencontré avec Guy Cul, et moi même Mouloud, on jouait ensemble depuis que j’ai 15..16 ans, lui  est beaucoup plus âgé que moi (rires), donc il devait déjà avoir une trentaine d’année, on jouait du speed métal, mais du métal rigolo, du speed métal rigolo. On se connait depuis l’heure. C’est comme ça qu’on dit? On a fait ce groupe en 1995. On avait notre bassiste qui s’appelait Jean-Jacques Travolta, qui a arrêté il y a quelques mois et c’est Obi-Wan qui a repris le flambeau. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Du coup, vous écoutez quoi comme musique généralement, du métal ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy Cul&lt;/strong&gt; : J’écoute en ce moment que David Guetta, ça me fait complètement planer! Eve Angeli est jolie mais il ne fait pas de musique (rires). En ce qui me concerne, j’ai des racines assez rock, mais je suis ouvert à beaucoup de choses, musique classique aussi, jazz. Mais disons que mes priorités sont plus rock.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obi-Wan Pichon&lt;/strong&gt; : Moi je pense qu’il y a un truc important à écouter en ce moment c’est Sofa Surfer, c’est vraiment terrible.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt; : Je n’écoute que du Johnny Cash !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt;: Est-ce que vous un rituel avant de monter sur scène, avec ou sans les déguisements?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Explosion de caca&lt;/strong&gt;: On s’encule, on se bourre la gueule! ON S’ENCULE (rires) &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy Cul&lt;/strong&gt;: On prend position zen avant le concert, on se met en tailleur comme un moine tibétain, on est en surélévation et on boit des coups en même temps. Donc c’est un rituel à mon avis qui n’a jamais été fait. Et on est assez content.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Rochat&lt;/strong&gt;: Si vous voulez plus de matière, on s’encule en fait. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obi-Wan Pichon&lt;/strong&gt;: Il faudrait y avoir deux colonnes pour l’interview, une avec la matière et une colonne sans matière. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt;: Il n’y aura qu’une colonne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obi-Wan Pichon&lt;/strong&gt;: Une colonne? David Guetta il en aurait deux par exemple.. (rires). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch &lt;/strong&gt; : Merci beaucoup pour cet interview, bon concert et on se réjouit de vous entendre !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Explosion de caca&lt;/strong&gt;: C’est une question? Non ? (rires), Merci!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2012/04/24/caca.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Anaelle Morf et Clarissa Emery</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/61030/En-coulisses-avec-Explosion-de-Caca/trackrss</link>
      <pubDate>Tue, 24 Apr 2012 10:50:39 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Grande Interview de Ursula Meier</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/60885/Grande-Interview-de-Ursula-Meier/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2012/04/18/29411_big.jpg</img>
      <lead>La réalisatrice franco-suisse Ursula Meier ("Home") revient sous le feu des projecteurs: Pour son nouveau film "L'enfant d'en haut" elle a obtenu un Ours d'Argent à la Berlinale, un prix spécialement crée par le président du Jury Mike Leigh. Elle a accepté de répondre à quelques questions...</lead>
      <description>&lt;i&gt;La réalisatrice franco-suisse Ursula Meier ("Home") revient sous le feu des projecteurs: Pour son nouveau film "L'enfant d'en haut" elle a obtenu un Ours d'Argent à la Berlinale, un prix spécialement crée par le président du Jury Mike Leigh. Elle a accepté de répondre à quelques questions de &lt;u&gt;students.ch&lt;/u&gt; sur son film, son travail et la formation en cinéma en Suisse.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avoir choisi deux titres: "L'enfant d'en haut" en français et "Sister" pour le lancement international?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En français c'est donc "L'enfant d'en haut". Nous n'avons pas trouvé d'équivalent en anglais: "The Child From Above" n'a pas la même poésie et double sens que le titre français. J'ai donc préféré lui donner carrément un autre titre. J'ai même hésité à l'appeler "Sister" en français, comme "Home" qui n'avait qu'un titre, mais je craignais qu'on me demande si j'avais un problème avec le français [rire]. En même temps le fait qu'il ait deux titres, je trouve que cela va bien avec la schizophrénie des personnages. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En repensant à "Home", au niveau du décor tu as changé de registre, il est plus réaliste dans "L'enfant d'en haut".&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est vrai que dans "Home" c'était très difficile de transférer ce monde que j'imaginais au réel. On a mis presque un an à trouver le lieu du tournage qui était en Bulgarie et on a tout construit: la maison, l'autoroute etc., c'était un travail de titan. Donc je me suis dis pour mon prochain film, je pars vraiment de décors existants et je laisse mon imaginaire travailler dessus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De plus on constate un certain contraste entre la station de ski qui semble tout à fait réaliste et la plaine, qui est plutôt "construite".&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parce qu'on est tout le temps dans le point de vue du petit, on a évité de filmer le grandiose de la montagne. On pénètre dans les coulisses, donc dans le bas du haut quelque part. On découvre un monde que les gens ne soupçonnent pas: Tous ces mineurs de fond qui travaillent pour l'industrie de l'or blanc. Ce n'est qu'à la fin qu'on perçoit la beauté des paysages. Malheureusement il est trop tard, la neige a fondu et c'est trop grand pour le personnage.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La plaine du Rhône est un peu tristounette dans le film...&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, mais je ne voulais pas la rendre glauque. La façon dont c'est filmé la rend assez graphique, même la tour, je trouve qu'elle est presque élégante. Dans le travail des couleurs il y a par exemple trois périodes: Noël, février, Pâques. A Noël, tout baigne dans une lumière bleue qui rappelle les contes nordiques d'Andersen. On décolle vraiment du réel.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Léa Seydoux n'a pas d'accent "suisse" dans le film, pourquoi?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parce que je m'étais imaginé qu'elle pouvait venir de la France voisine. Il y a quand même beaucoup de Français dans le coin. Moi même j'ai grandi à une frontière, dans le département de l'Ain exactement, et j'aimais bien montrer des Français qui viennent travailler en Suisse. Le petit a un accent plus prononcé, c'est-à-dire qu'il dit "septante" ou "nonante".&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Après Berlin, est-ce que ton film sera projeté dans d'autres festivals?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il va aller dans énormément de festivals. Il est à Hong Kong en ce moment et au festival international de films de femmes à Créteil. Il fait la clôture à Buenos Aires et l'ouverture à un festival en Corée où je vais aller d'ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec ce film voulais-tu susciter un débat sur une sorte de misère sociale qui existe malgré tout dans les pays industrialisés?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tant mieux si cela en déclenche un, après moi je ne fais pas des films pour qu'il y ait un débat. Je ne crois pas que le cinéma soit fait pour donner des messages ou dénoncer des choses de façon littérale. C'est d'abord une histoire humaine, de deux personnages qui se débrouillent avec les moyens du bord, qui sont un petit peu perdus. Au moment de la révélation on comprend que cela a été extrêmement difficile pour cette fille, qu'ils se sont marginalisés et que c'est un personnage en colère que je vois assez mal aller frapper aux services sociaux. Le film témoigne effectivement de gens précaires en Suisse – parce que ça existe! – et là, c'est un cas assez particulier de par leur histoire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parce qu'en l'occurrence un cas comme celui-ci serait repéré par les services sociaux, non?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ou pas! Il y a beaucoup de gens qui ne se déclarent pas et qui n'ont pas envie de quémander parce que c'est quand même très humiliant. Bien sûr le film reste aussi un conte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est vrai que tu fais abstraction de toute police, de tout état...&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Absolument, je n’avais vraiment pas envie de montrer cet aspect-là. Les personnages font leurs propres lois. Ils s'inventent un monde, une utopie. Il n'y a pas de hiérarchie alors que lui a douze ans et elle en a vingt-sept. C'est une façon de vivre autrement. Le réel les rattrape évidemment, comme dans "Home" d'ailleurs, mais c'est vrai qu'ils sont eux-mêmes un peu en marge et ce sont des personnages qui ont une sorte d'orgueil. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu filmes comme tu dis le bas du haut, quelque chose qu'on a quand même tendance à oublier dans les films Suisse, non?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, c'est vrai que je n’ai pas le souvenir d'un film où l'on montre une réalité sociale sans complaisance et de façon assez abrupte comme c'est le cas ici. Je trouve d'ailleurs que ça manque terriblement. C'était aussi un désir de montrer la Suisse autrement même si le film est plus métaphorique que ça. Puisque lorsque j'étais à Berlin, on m'a dit que le même film aurait pu se faire pas forcément à la montagne, dans la verticalité, mais aussi dans d'autres zones touristiques. Tout de même, j'avoue que j'avais envie de poser un regard différent de ceux qu'on a l'habitude de voir sur ce pays.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par rapport à tes références, que faut-il avoir vu pour "comprendre" Ursula Meier?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oh mais rien! J'espère que le film ne ressemble à rien. "Home", ça me faisait plaisir parce qu'on me disait que c'était un ovni. J'ai du mal avec l'enfermement. J'aime bien les choses qui sont borderline, qui sont à la limite de, qui ne sont pas étiquetables. J'aime échapper à la norme. A Berlin, on parlait beaucoup des frères Dardenne et non, ils n'ont pas été une référence pour moi. Peut-être que le point commun serait qu'on parle d'un endroit très précis. Eux en l'occurrence ils filment toujours la banlieue de Liège et ça leur permet d'être le plus universel possible. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour revenir à ton cinéma, tu es basée à Bruxelles, c'est bien juste?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, enfin je suis beaucoup entre, c'est à dire entre Bruxelles, Paris et Lausanne où nous avons fondé une boite de production avec mes collègues et amis Jean-Stéphane Bron, Lionel Baier et Frédéric Mermoud qui s'appelle "Bande à Part Films". En plus je donne des cours à l'ECAL donc de fait je suis beaucoup à Lausanne. Mais c'est vrai que si j'habitais tout le temps en Suisse, je pense que j'aurais pas fait un film comme "L'enfant d'en haut". Quand on est dedans les choses sont moins lisibles. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu as été formée à la réalisation en Belgique, que penses-tu de la formation en Suisse?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je pense qu'elle est très bonne, en tout cas l'ECAL, parce que je n'ai jamais mis les pieds à l'école de Zurich. A L'ECAL les intervenants sont vraiment des gens assez extraordinaires. Les étudiants ont de la chance. Moi j'aurais aimé avoir ce niveau-là d'enseignement parce que chez nous c'était un peu l'inverse. Je devais plus aller chercher l'info de moi-même. C'est vrai que la Suisse ne peut pas avoir des écoles où l'on forme des techniciens comme en France ou en Belgique – parce qu'il y a beaucoup de téléfilms qui sont tourner en Belgique mine de rien. L'ECAL offre une formation plus globale, moins spécialisée, alors que moi j'ai été formé qu'à la réalisation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le film est actuellement en salle en Suisse romande, voir ce lien pour les projections: &lt;a href="http://www.cineman.ch/fr/movie/2011/LenfantDenHautSister/cinema.html" target="_blank"&gt;http://www.cineman.ch/fr/movie/2011/LenfantDenHautSister/cinema.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour un critique du film je vous conseille celle-ci &lt;a href="http://www.toutlecine.com/film/avis-toutlecine/0040/00405006-l-enfant-d-en-haut.html" target="_blank"&gt;http://www.toutlecine.com/film/avis-toutlecine/0040/00405006-l-enfant-d-en-haut.html&lt;/a&gt; ou celle de students.ch qui est à lire sur la version allemande du site!</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/60885/Grande-Interview-de-Ursula-Meier/trackrss</link>
      <pubDate>Wed, 18 Apr 2012 10:34:34 +0200</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Interview Shaka Ponk</title>
      <guid isPermaLink="true">http://www.students.ch/fr/magazine/details/60990/Interview-Shaka-Ponk/trackrss</guid>
      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/b/2012/04/22/shaka3.jpg</img>
      <lead>C'est avec Marion de Fréquence Banane et Alessia de Kiwi Magazine que nous avons eu la chance de discuter avec Ion(batterie), Samaha(chant) et Steve(clavier) du groupe Shaka Ponk.</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Vous avez déjà joué en Suisse, qu’est ce que vous pensez du public suisse ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : C’est très particulier, parce qu’il est très différent des publics qu’on a pu avoir. Au début, on était un peu surpris, on trouvait qu’il était plus réservé. A notre premier concert, les gens donnaient l’impression de ne pas avoir aimé, qu’on ait fait un bide total et c’est après coup qu’on s’est rendu compte que ça leur avait plu. C’est en leur parlant ou en voyant les réactions sur le net. C’est différent, mais c’est agréable qu’ils soient plus calmes. Pour nous c’est toujours un défi de faire des festivals, de faire des concerts pour des gens qui ne sont pas forcément là pour nous. Peut-être que c’était pour cela qu’au début ils étaient plus sages, un peu plus contemplateurs, ils ne savaient pas à quoi s’attendre et étaient captivés par l’écran géant, comme au cinéma.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Est-ce que vous referiez un Paléo, comme l’année passée, à 18 heures, avec les bottes ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : C’est vrai qu’on était pas au courant, on nous a dit sur place pour les bottes. On le referait bien, mais cette fois en effet avec des bottes. En parlant du Paléo, c’était vachement bien, on a été surpris de voir autant de monde! A 18 heures on pensait avoir personne, surtout qu’on ouvrait quasiment le festival, mais c’était en fait blindé, donc on en était très content et on en garde un super souvenir. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : En 2010, dans l’émission MusicoMax, vous disiez ne pas être à l’aise avec le CD et c’est pour cela que vous aviez sorti une deuxième version de Bad Porn Movie Trax. Depuis lors est-ce que vous avez gardé la même philosophie ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : Oui, on est toujours aussi mal à l’aise avec ça. Ca veut dire qu’on a pas une période de composition et d’enregistrement d’un disque comme pas mal d’autres groupes, on fait ça un peu tout le temps. Tout à l’heure quand on était dans le bus, il y avait un ordinateur avec une carte son branchée et on y a mis des idées. Ce qui fait qu’on a un peu tout le temps de nouvelles idées. Pour les disques, c’est un peu près tous les deux, trois ans et ça fige quelque chose dans le temps. Et nous on a un peu de mal avec ça, car les titres qu’on a fait aujourd’hui, si dans deux ans on doit faire un CD, on les entendra peut-être différemment et on aura peut-être envie de les jouer différemment ou simplement de ne pas les faire. Idéalement, si on pouvait tout partager en temps réel avec notre public, on serait vraiment heureux et on fait tout pour faire cela le plus vite possible. C’est tellement interactif maintenant qu’il y a même un échange direct avec les gens, le disque a du retard là dessus. Il y a de titres sur un disque qu’on pourra proposer en plusieurs versions à quelques mois d’intervalle. On pourrait mettre sur Internet un titre qu’on vient d’enregistrer et deux mois après on aura pensé différemment. Et mettre une deuxième version voire même une troisième et c’est plutôt cool, car parfois on a tellement de versions qu’on n’arrive pas à choisir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Vous filmez vos concerts avec plusieurs caméras, comment cela se passe avec le traitement d’images ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : On a des armoires immenses remplies de disques durs de stockage et les vidéos finissent très souvent sur le Monkey Tv qui est notre web Tv, &lt;a href="http://tv.shakaponk.com/" target="_blank"&gt;http://tv.shakaponk.com/&lt;/a&gt;, où l’on essaye de montrer notre univers au delà des concerts. On y voit les loges, les bus, etc. Notre dernière en ligne c’est Sam en train de manger une crêpe à Brest par exemple. Ca montre un petit peu la vie des Shaka au quotidien. En plus, on ne veut rien effacer, on se dit que ça pourrait resservir un jour.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Durant votre dernier passage à Taratata, où vous avez fait un carton en adaptant «Morir Cantando» de Dalida avec Matt Bastard, est ce que vous comptez l’intégrer à votre set ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : Pourquoi pas, ce soir ce n’est pas prévu, car on a peu de temps, mais si on avait un site Internet où l’on pourrait mettre toute la musique que l’on aime, on mettrait cette fameuse reprise de Dalida. Sur scène, vous l’aurez certainement un de ces quatre et peut-être même sur un fichier numérique téléchargeable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2012/04/22/shaka2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Est-ce que vous avez prévu de réécrire des chansons en français ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : Ca dépendra de la rencontre. En fait on s’était toujours dit, pour ne pas écrire en français, que peut-être un jour, si on rencontrait Bertrand Cantat, on le ferait vraiment. Et, manque de bol on l’a rencontré. Donc on a dû le faire, mais on n’est pas fermé à l’idée. Je pense que c’est quelque chose qui va se reproduire. C’est aussi une question de confiance en soi. On est pas contre la langue française non-plus mais c’est vrai que on est arrivé vraiment à cet esperanto par Goz, par Berlin où on a eu comme idée affolante de demander aux gens d’écrire. Parce qu’il y avait des gens de plusieurs origines : beaucoup d’allemands qui parlaient anglais, un peu des mots d’allemand, il y avait des espagnols, parce qu’à Berlin c’est vraiment très mélangé et au final c’est vrai qu’on s’est un peu approprié cette langue, on se l’est appropriée même en écrivant, spontanément on a tendance à mélanger les langues et donc… Après, on est pas contre mais c’est vrai qu’on a toujours cet esperanto qui probablement sera là. Ce sera en fonction des rencontres je pense.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Vous jouez sur des scènes extrêmement différentes, entre autres Rock The Pist, l’Olympia, on parlait avant du Paléo, ce soir le Caprices Festival, est-ce difficile pour vous de s’adapter ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : On trouve ça fascinant, c’est au contraire des expériences. Une fois on avait fait le Zénith et le lendemain, on a joué dans un petit café. C’était un truc organisé par MTV où la gagnante choisissait un café de son choix, et là, on s’est retrouvé dans un truc avec peu de monde, 150 personnes, enfin, c’était beaucoup pour la salle, mais c’était un truc tout petit. Et on voit les gens, ça pousse à l’unité c’est kiffant. Mais après le Zénith, on s’est dit «C’est beau la vie». On a besoin de ça, ça nous fait respirer un peu parce que si tu fais toujours les mêmes salles et les mêmes festivals, au bout d’un moment tu as besoin d’horizons différents… C’est excitant, car une salle ne réagit pas pareil quand tu es devant 500 personnes ou dans un festival où il y en a 10'000. Ce n’est pas du tout le même rapport et on adore les deux. Il y a des fois où les gens viennent pour &lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; et avant même qu’on rentre sur scène, on entend scander notre nom, c’est super excitant, on s’éclate vachement et à l’inverse, des fois on arrive dans des festivals ou on joue en tête d’affiche et personne ne nous connait  et personne ne scande notre nom... c’est vraiment un défi, car il faut conquérir le public. C’est très intéressant. On aime ça, on le retient sur la tournée aussi d’ailleurs. Dans certaines villes on va faire des Zéniths et dans d’autres villes, où on pourrait faire le Zénith, on va faire deux jours consécutifs, deux salles de 2’000 personnes et du coup c’est agréable parce qu’en plus le deuxième jour, tu es vraiment à l’aise, tu es chez toi et tout. Et il y a des gens qui viennent te voir les deux jours, c’est assez rigolo.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; :  Là, on est au Caprices Festival à Crans-Montana, vous connaissiez avant ? Pour le moment c’est quoi le feeling ? Apparemment vous venez d’arriver, vous n’avez même pas fait un tour au festival je crois…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; :  Si, on a vu la scène où on allait jouer ce soir, on est allé checker les instruments. On en a entendu parler, mais on n’y avait encore jamais mis les pieds. Par contre, on en a entendu parler en bien, comme quoi c’était vraiment magnifique et le peu qu’on a vu pour l’instant, le confirme. Et apparemment y a des gros artistes. Il parait que c’est la fête et que l’ambiance est excellente, en tous cas on a été très bien accueillis tout à l’heure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Êtes-vous intéressés par la programmation de ce soir ? Pensez-vous pouvoir assister à des concerts ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : Ah, on aimerait bien ouais, on sait qu’il y a Thiéfaine au Chapiteau et Stuck In The Sound.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Que se passe-t-il dans les loges de &lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; 5 minutes avant le concert ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : Ca cours dans tous les sens, c’est très sportif. Il y en a qui font des pompes, d’autres prennent leur tension. On saute partout, voire même dans le public, d’ailleurs vous allez y avoir droit ce soir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Et 5 minutes après ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : On crie et on se saute dans les bras. Il y a des étirements, des douches, il y en a qui mangent, d’autres boivent. Il y en a qui dérushent et qui vident les cartes mémoires des caméras, d’autres qui commencent ou qui finissent le montage de la veille… Il y en a qui réparent leurs plaies, qui sont tombés des enceintes en faisant les singes dessus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Quel conseil donneriez-vous à des jeunes gens qui aimeraient se lancer dans la musique ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shaka Ponk&lt;/strong&gt; : Il faut y aller. Il ne faut pas se poser de questions et il faut en avoir très envie, à partir du moment où il y a l’envie, c’est tout. Il faut également se faire plaisir. Le plus dur je crois, c’est de ne pas se démotiver, surtout au début, parce qu’au début on se prend pas mal de râteaux et de vents dans la gueule, si je peux dire vulgairement, et c’est vraiment le plus dur. Plus que de faire de la musique, de jouer de la guitare, c’est de garder le moral et de se dire : « C’est pas parce qu’ils sont tous contre nous (ce qui est souvent le cas au début) qu’il faut s’arrêter ». Il faut toujours rester dans le plaisir, parce que c’est ça qui te motive. Si tu ne prends plus de plaisir, tu n’as plus aucune raison de continuer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/b/2012/04/22/shaka1.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Fréquence Banane:&lt;a href="frequencebanane.ch" target="_blank"&gt;frequencebanane.ch&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Kiwi Magazine:&lt;a href="kiwimag.ch" target="_blank"&gt;kiwimag.ch&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Anaelle et Elina Morf</description>
      <link>http://www.students.ch/fr/magazine/details/60990/Interview-Shaka-Ponk/trackrss</link>
      <pubDate>Sun, 22 Apr 2012 23:25:03 +0200</pubDate>
    </item>
  </channel>
</rss>
