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    <title>Students.ch - Magazine - Les derniers articles de la catégorie Interview</title>
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    <lastBuildDate>Sat, 11 Feb 2012 16:25:33 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Tea Time avec Fredrika Stahl</title>
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      <lead>Quelques heures avant son showcase en duo à l’Alhambra, Fredrika Stahl, chanteuse pop/jazz suédoise, a pris le thé avec students.ch.</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Environ une année après la sortie de « Sweep Me Away » et avec le recul que tu as pu prendre, est-ce qu’il y a des choses que tu aurais aimé changer ou au contraire certains aspects dont tu doutais qui prennent maintenant tout leur sens ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Mmmh. C’est dur comme question parce que finalement je n’écoute pas mon album. Je le joue. Donc j’imagine que les choses que j’ai voulu changer, on les a changé au fur et à mesure dans le live. Après c’est vrai que les morceaux sur scène ne sont pas toujours pareil non plus. Mais je n’ai pas trop réécouté le CD. Après je sais qu’avec le recul on découvre toujours des choses auxquelles on avait pas fait attention sur le moment parce que c’est vrai que quand on passe deux-trois mois dessus, même plus en comptant le temps d’écriture, on devient un peu aveugle par rapport à certaines choses. Mais il n’y a rien de grave que je regrette. Après je sais que pour la prochaine fois, il y a des choses que j’aimerai faire différemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Comme quoi ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Peut-être renforcer certains traits de caractère qui ressortent plus sur scène ou sur mes toutes premières maquettes. Il y a des fois où je me dis que cela aurait pu être plus « rough » finalement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : J’ai lu dans des interview que tu avais écrite seule les maquettes de « Sweep Me Away » et leur arrangements, contrairement aux deux premiers albums où tu demandais à des musiciens de jazz de faire les arrangements. Avec le recul, quelle méthode te convient le mieux ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Je n’ai pas écris les arrangements de cordes et de cuivres mais par contre c’est vrai que j’ai fais les maquettes où je crée vraiment l’atmosphère de la chanson dès le début. Ca, ca me plait plus parce que j’arrive mieux à le faire qu’au début. Au début, c’est vrai que j’avais besoin d’être plus entourée. Après on choisi les personnes avec qui on a envie de s’entourer. Aujourd’hui, je me sens plus autonome. Mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas envie de laisser la place à quelqu’un d’autre non plus. Il y a de supers producteurs qui peuvent apporter de très bonnes choses à ton album et pour cela il faut pouvoir laisser un peu de place aux autres. Mais il est vrai que je deviens de plus en plus autonome et que mes maquettes deviennent de plus en plus évoluées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : « Sweep Me Away » est musicalement loin de ton premier album. « Tributaries » semble, lui, faire le pont entre les deux. Etait-ce une évolution que tu avais prévu ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Non, le but pour moi, quand je fais de la musique, c’est de faire ce qui est juste sur le moment, de faire quelque chose de ressenti. Quand j’ai fais mon premier album, j’étais plus dans le jazz que je ne le suis maintenant. Au fur et à mesure que j’ai évolué ma musique a évolué. Cela ne veut pas dire que ce que je fais maintenant est forcément mieux que ce que je faisais avant. On change tout le temps, on apprend de nouvelles choses tout le temps. Il est donc normal que la musique change. Je sais, par exemple, que mon quatrième album ne sonnera pas de la même manière que le troisième. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Comment fais-tu pour trouver un bon équilibre musical entre les deux axes musicaux de ton répertoire, le jazz et la pop ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Je suis très à l’aise avec mes musiciens car se sont des musiciens qui jouent vraiment de tous les styles. Après, je pense qu’il ne faut pas trop se poser la question et faire ce qui sert vraiment le morceau. Si un morceau rend mieux en le jouant plus ou moins jazz ou pop ou rock, il faut le faire comme cela. J’essaie vraiment de pas trop me prendre la tête par rapport à ça sinon on ne s’en sort pas. Il y a beaucoup d’influence dans la musique et il y en a toujours eu. Après il est vrai que je remarque au fur et à mesure, dans mon écriture, que ca se précise un petit peu, qu’il y a des choses qui reviennent plus, avec lesquelles je m’identifie plus. Ca je crois que c’est naturel aussi par rapport au fait que je vieillis aussi. Quand j’ai fais mon premier album, j’avais 19 ans. Forcément, je ne vais pas écrire et composer la même chose qu’à 27 ans. J’espère que dans 5 ou 10 ans je ne ferais pas la même chose qu’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : C’est aussi un point étonnant parce qu’à 19 ans tu as écris un album de jazz très mature et aujourd’hui tu fais un album pop. Tu as fais l’inverse de l’ordre ordinaire des choses.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Oui, j’ai fais tout à l’envers (rires)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : J’étais présente lors de ton dernier concert à Genève (au Chat Noir) il y a quelques mois et une des choses qui m’a frappée, c’est que tu sembles toujours être dans le contrôle de toi-même. Il y a une certaine retenue qui semble être un moyen de viser la perfection...est-ce que tu peux expliquer ceci ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Ce n’est pas quelque chose que je veux, mais c’est quelque chose que je fais malgré moi. Ca dépend de concert en concert. Parfois les gens sont près, loin. Ils peuvent être assis, débout. Si je pouvais choisir, je serais moins « control freak » que je ne le suis car ce n’est pas du tout quelque chose de positif. C’est bien dans le travail parce que cela veut dire qu’on veut bien faire et qu’on avance. Mais ce n’est pas sur scène qu’il faut penser à cela. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=kl80MxICMos" title="Youtube-Video"&gt;Youtube-Video&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Tu fais partie des musiciens qui ramènent des répertoires jazz et soul sur le devant de la scène. Est-ce que tu as une explication à la réponse positive du public face à ce retour ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Je ne sais pas...Il y a beaucoup de nouvelles musiques très bonnes mais je pense que les gens sont fatigués d’entendre tout les n’importe quoi. Parfois on se demande vraiment si certaines personnes sont là pour faire de la musique ou autre chose. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de bonne musique aujourd’hui mais je crois qu’on ne peut pas faire avaler aux gens n’importe quoi. C’est-à-dire qu’il y a un moment, si une chanson est bonne et qu’elle l’était il y a 50 ans, elle le sera aujourd’hui. Les gens vont forcément être attiré par cette musique. Après, le temps fait un tri naturel ; ce qui était mauvais est oublié et ce qui était bon reste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Quels sont les artistes avec qui tu aimerais collaborer ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Il y en a pleins. De tout les styles d’ailleurs. En ce moment, j’écoute beaucoup de musique scandinave. Je ne sais pas pourquoi....En ce moment, il y a deux artistes que j’aime beaucoup : Ane Brun et Jennie Abrahamson. J’aime beaucoup ce qu’elles font. Sinon ce qui m’intéresse ce sont des musiques qui sont très loin de ce que je fais. J’ai fais beaucoup de jazz mais j’aimerai bien travailler sur des projets plus rock ou hip hop. Peu importe, je suis ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Pour terminer, quels sont tes futurs projets ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : Là je suis en fin de tournée, j’ai commencé à écrire sur le prochain album. Ca c’est mon plus gros projet en ce moment. Je participe également à un opéra, en tant que chanteuse. C’est une production du théâtre du Chatelet à Paris et c’est une version Pop/Rock d’un autre opéra. Ca va être assez différent et très intéressant puisque c’est musicalement très différent de ce que j’ai fais au paravent. On commencera à tourner début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : As-tu une petite idée de la couleur que va prendre ton prochain album ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : J’ai une petite idée mais je n’ai pas encore assez avancé dessus pour pouvoir l’annoncer. Il faut que j’écrive plus avant d’en parler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : C’était la dernière question. Merci beaucoup&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fredrika Stahl&lt;/strong&gt; : De rien, merci à toi.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=QdS7TQasSqs" title="Youtube-Video"&gt;Youtube-Video&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;</description>
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      <pubDate>Sat, 22 Oct 2011 19:03:10 +0200</pubDate>
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      <title>Students meet Paléo Staff!</title>
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      <lead>L'équipe de Students.ch est partie à la rencontre du Staff du Paléo Festival! Découvre leurs interviews et peut-être que tu auras envie, l'année prochaine de rejoindre l'aventure!</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt;Première fois au Paleo ? Comment es-tu arrivé au festival ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Non c’est ma 6ème fois au Paléo.  On s’est installé au campus du staff,  on était bien préparé.  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Tu travailles dans quel secteur ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je suis à la sécurité accès terrain, Mon job est de faire en sorte que les personnes qui ont les bons accès puisse accéder aux endroits qu’il leurs sont réservé. C’est aussi d’informer et de guider les festivaliers.  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Les horaires ne sont pas trop durs ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On fait quand même de gros horaires mains ce n’est pas astreignant. Cela me permet de tout voir. C’est vraiment bien fait.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Fait de belles rencontres ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ouais pleins, sauf ma binôme qui est un peu nul (rire) &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Venu voir un artiste en particulier ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous venons de toute façon chaque année au Paléo quelque soit la programmation. Même si des soirs il n’y a rien qui nous intéresse je fais toujours de belles découvertes. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Staff à recommander ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui carrément c’est génial.  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; De retour l’année prochaine ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui et encore pour de nombreuses années !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/07/22/st.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt;Première fois au Paleo ? Comment es-tu arrivé au festival ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Non c’est ma 4ème fois au Paléo.  J’ai planté ma tante au camping. Je suis avec 6 mecs c’est plutôt sympa. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Tu travailles dans quel secteur ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aspirator, nettoyage des concerts et des tables. Je veille à ce que les tables soient propres &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Les horaires ne sont pas trop durs ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Non ça va, c’est juste un rythme à prendre. On bosse environ 2-3 heures non-stop&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Venu voir un artiste en particulier ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, Jack Johnson. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Staff à recommander ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, 100 fois je le recommande. C’est une bonne expérience.  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; De retour l’année prochaine ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui encore pour des années et des années.</description>
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      <pubDate>Fri, 22 Jul 2011 12:49:48 +0200</pubDate>
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      <title>Interview Professor Wouassa au Paléo</title>
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      <lead>Quelques heures avant leur concert au Paléo, students.ch a rencontré Gilles, du groupe Professor Wouassa, pour une petite discussion au milieu de la plaine de l’Asse.</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Expliques nous d'où vient le nom du groupe &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : Parfois, dans ta boite aux lettres, tu peux trouver des cartes de visites de marabouts africains qui te promettent amour et fortune éternel. Il y en avait un qui s’appelait Professor Wouassa. Ça nous a fait rire. C’est un peu des imposteurs. C’est une manière pour nous de prendre de la distance par rapport au statut de blanc qui joue de la musique africaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Aller dans le côté dérisoire ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : Notre musique n’est pas dérisoire, mais l’image un peu. C’est une manière un peu drôle de voir les choses. Il y a sept ans, on se posait plus la question de l’identité. On se demandait si on pouvait  jouer cette musique là alors qu’on ne vient pas de là-bas. Aujourd’hui on se pose moins la question.  Avec internet, la mondialisation, tout le monde a accès à la culture des différents pays du monde. Les mélanges se font plus facilement. Au début, on se demandait vraiment comment les africains allaient réagir par rapport à notre musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Cela rejoint la prochaine question. Qu’est-ce qui pousse des lausannois à aller dans ces territoires musicaux qui sont plutôt atypique pour notre pays ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : Oui tout à fait. On a toujours été attirés par les sonorités africaines. C’est quelque chose de particulier. Une façon différente de sentir le rythme, c’est beaucoup sur la transe, c’est des grooves qui durent longtemps. Cela nous plaisait beaucoup. En même temps, on vient du funk, du jazz. Dans l’afrobeat, on retrouve le mélange de tout ça, de musique africaine, de funk de jazz. On retrouve un peu les rythmiques de James Brown. On les redécouvrait à la sauce Fela !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Vous venez de sortir un nouvel album, "Dangerous Koko". Parles nous un peu de sa conception&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : Cela prend du temps. On compose tout en répétition. On ce voit une à deux fois par semaine pour jamer. On improvise, on trouve une partie. La semaine suivante on trouve une deuxième partie. Après, on donne les enregistrements au saxophoniste qui fait les arrangements de cuivre. Cela prend vraiment beaucoup de temps. Pour ce disque, au niveau des voix, on a été chercher celles qui nous faisaient rêver. On a des voix qui viennent de New York, du Sénégal,  de France. C’est encore une longue démarche de contacter ces gens, leur envoyer le morceau sur lequel on a envie de les entendre. Il faut qu’ils acceptent, qu’ils nous renvoient ce que eux ont fait. Parfois cela ne correspondait pas à ce que l’on imaginait. Il fallait donc beaucoup de temps avant d’arriver au bout. C’est un long processus mais pour finir on est très content du résultat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Comme vous venez de Lausanne, je pense que vous êtes des habitués du festival ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : C’est claire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Qu’est-ce que ça vous fait de jouer ici ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : C’est mythique ! Je crois que c’est clair. On a fait des scènes plus grandes que le détour. Le Cully Jazz, Festineuch’ et Balélec par exemple. Mais voilà, le paléo c’est mythique. C’est un des plus gros festival de Suisse. C’est quelque chose d’énorme et c’est profitable pour nous au niveau de la visibilité. C’est vraiment chouette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Est-ce que vous avez une approche différente de la scène au Paléo par rapport aux autres endroits où vous avez pu jouer ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : On a plus la pression ! En même temps, cela va nous donner deux fois plus d’énergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Dans quatre ans sur la grande scène alors ? Les artistes commencent en général au détour pour aller au club tent et au chapiteau et finissent sur la grande scène…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : Peut-être ! On espère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Vu que vous êtes des habitués, vous avez certainement déjà connu le Paléo sous la pluie. Est-ce que vous avez des conseils pour les festivaliers novices ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : L’outil le plus utile c’est les bottes ! Mais je crois qu’il y a pénurie en ce moment.  J’ai dû aller acheter les miennes à Vevey aujourd’hui et il ne restait plus que trois paires. J’ai été obligé de prendre celles avec comme motif une fausse peau de serpent. C’était la seule à moins pointure. Mais avec des bottes et un bon anorak ça devrait le faire pour la soirée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : On verra tes bottes sur scène alors ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : Non, je serais caché derrière ma batterie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Quels sont vos futurs projets ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : Le prochain projet est de faire un vinyl avec quatre nouveaux titres qu’on est entrain de terminer. Je pense que cela sortira d’ici 2012. Ensuite, on verra pour un deuxième album&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : On arrive à la fin de l’interview. Merci pour ton temps !&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gilles&lt;/strong&gt; : Merci à vous !</description>
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      <pubDate>Fri, 22 Jul 2011 19:49:40 +0200</pubDate>
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      <title>Interview de Trip In</title>
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      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2011/07/22/tri.jpg</img>
      <lead>Quelques jours avant leur concert au Club Tent, Trip in nous ont fait l'honneur de répondre à quelques questions.</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt;Deuxième fois au Paléo festival, content de revenir ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nadir:&lt;/strong&gt; Super content, c’est la maison mère ici. J’habite à Nyon. À 15 minutes à pied donc nous venons presque tous les soirs. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Le détour, le club tent / l’année prochaine le Châpiteau? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maxime: &lt;/strong&gt; L’année prochaine sûrement pas, car c’est nous avons déjà la chance de jouer deux années conséqutives au Paléo ce qui est vraiment un honneur. Mais nous espérons que pour notre 3ème album que le Paléo nous enverra une invitation pour le présenter ici.  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Vous pensez déjà à votre troisième album? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nadir:&lt;/strong&gt; Nous avons quelques idées, mais le deuxième album “ Tomber des masques” est encore tout récent. Nous aimerions d’abord le défendre aussi sur des scènes en Suisse Allemande et en France.  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; On vous associe souvent à Oxmo Puccino ou à encore Hocus Pocus avec votre premier album aux sonorités plus hip-hop. Sur “Tomber les masques” le style est différent. Trip In a trouvé son style ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nadir:&lt;/strong&gt; On s’est plus trouvé sur cet album. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Maxime:&lt;/strong&gt; Les rôles étaient beaucoup plus répartis sur “Autres langages” tandis que sur notre deuxième album, j’ai écrit pratiquement 80% de ce qu’il y a sur le disque. C’était plus “notre” truc à Nadir et à moi. Au premier album, tu as pleins d’idées, tu imagines pleins de choses. Pour nous c’était la première fois qu’on faisait un album de A à Z, nous avions déjà travaillé en tant qu’invité avec d’autres artistes sur différents morceaux. Nous avons pu acquérir de l’expérience.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Vous avez pu voir ce que le public appréciait en concert? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maxime:&lt;/strong&gt; En faite on a fait plus ce que nous aimions nous sur ce deuxième album. On était moins conditionné, moins influencé. Même si concrètement le deuxième album est plus commercial et plus accessible aà un large public que le premier.  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nadir:&lt;/strong&gt; Même s’il n’y a eu qu’une année entre les albums, nous l’avions déjà joué en live pendant plus de 5 ans. Donc pour ma part, il y a environ 5 ans de maturité sur mes textes, ça fait un grand bon en avant. C’est sûr qu’il va s’écouler un peu de temps entre celui-ci et le suivant, car on a vraiment besoin de vivre “Tomber les masques” a fond sur scène. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Nadir, tu écris donc tout le temps? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nadir:&lt;/strong&gt; Je n’écris pas forcément tout le temps, quand j’ai mes périodes. De toute façon en live, nous essayons de rajouter des nouvelles choses continuellement. Toujours être en perpétuel mouvement.  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Depuis 2 ans vous faites beaucoup de concerts et festivals, toujours le trac avant de monter sur scène ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nadir:&lt;/strong&gt; Si un jour ou tu n’as plus la boule au ventre ce n’est pas bien. Ce n’est pas un trac maladif qui te donne la nausée. C’est vraiment une pression positive, je me réjouis vraiment de faire ce concert sous le Club Tent. Pour ma part, “ça” part vraiment en 2 secondes, Dès que je monte sur scène tout tombe et après c’est que du bonheur. Dès fois, ça peut prendre un moment, juste le premier morceaux mais après on se lâche vraiment. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Maxime:&lt;/strong&gt; Mon trac varie plus en fonction du public que de la salle ou la grandeur de la scène. Je pourrais jouer devant beaucoup plus de gens et être moins impressionné que devant 40 personnes que nous connaissons. Notre famille, nos amis. A Paléo, il y a énormément de gens qui vont venir nous soutenir, on est à la maison ici. Déjà l’année dernière au détour c’était génial.  &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch: &lt;/strong&gt; Vous avez eu le temps d’apprécier le festival? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maxime:&lt;/strong&gt; Je me réjouis déjà de voir le concert de Portishead ce soir, je fais des petits sauts pour découvrir des nouveaux artistes. Samedi également, il y a Selah Sue, Nadir me l’a vraiment conseillé. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nadir:&lt;/strong&gt; Oui Selah Sue! Elle a une énergie incroyable, il faut venir la voir absolument au Châpiteau.</description>
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      <pubDate>Fri, 22 Jul 2011 12:32:19 +0200</pubDate>
    </item>
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      <title>Mark Kelly - Interview</title>
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      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/b/2011/07/26/30904_434525286717_611671717_6150736_4941530_n.jpg</img>
      <lead>Au détour d’un stand de vente de tabliers, sur les quais du Montreux Jazz Festival, je suis tombée nez à nez avec Mark Kelly. On en a profité pour discuter un peu.</lead>
      <description>Mark Kelly. Ce nom s’est peu à peu propagé dans nos contrées suisses romandes. Ce nom intrigue souvent. Qu’est-ce qui a poussé cet artiste anglais à s’installer en Suisse ? Le musiciens nous répond avec sincérité et franc-parler.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Peux-tu te présenter en quelques mots ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Je suis Mark Kelly. Je fais de la musique parce que j’ai été entourée par elle toute ma vie. Mon père était un musicien. En fait, il jouait tout le temps de la musique. Il me lisait également beaucoup d’histoires et de poèmes quand j’étais petit. J’ai commencé à jouer et aujourd’hui c’est ma vie ! Écrire des morceaux pour moi et pour les gens. J’essaie de vivre par ma musique sans être pris par le business qui l’entoure.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Tu as grandis en Angleterre. Comment est-tu arrivé en Suisse ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : C’est de tout manière à cause d’une fille. Ce n’est pas pour le chocolat ou le fromage. J’étais bassiste dans un groupe anglais avec qui je suis venu ici pour la première fois lorsque j’avais 17 ans.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Puis, tu es tombé amoureux de la Suisse ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Carrément ouais. La première fois que je suis venue c’était pendant le Montreux Jazz Festival.  On avait fait du camping. C’était deux semaines de folie ! C’était vraiment cool. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Aujourd’hui, tu joues sur les quais du Montreux Jazz Festival. Quelle est la relation que ta musique a avec le jazz ? Est-ce qu’il y a des éléments de jazz dans ta musique ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Oui pas mal…j’aime le jazz. J’adore le jazz vocal. Plus même que le jazz « normal ». J’ai dû arrêter l’école parce que j’ai trouvé un groupe qui cherchait un bassiste. Mais mon but était d’intégrer une université de jazz. Déjà à l’époque, j’aimais le jazz. Mais, après j’ai intégrer un groupe de pop qui faisait des reprises. Tu sais, quand les gens te demandent si tu veux aller en Thaïlande pendant 4 mois alors que tu as 17 ans, tu dis forcément oui ! J’ai donc continué à jouer avec ce groupe et je ne suis jamais retourné à l’école.  &lt;br /&gt;Le jazz est là quelque part. Mais le jazz vocal, pas le jazz technique. Parfois, je regrette un peu de ne pas l’avoir étudié plus… &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Le jazz est donc plus en arrière plan dans ta musique ? &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Le jazz ? Si tu écoutes mes morceaux, tu sentiras l’influence dans les accords, oui.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/07/26/156834_479417164834_621334834_5674738_7201621_n.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Aujourd’hui, tu joues dans la rue… &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Comme un pauvre ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : ….je t’ai aussi vu au Paléo il y a quelques années,  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : comme un riche !  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Comment appréhendes-tu les deux types de lieu où tu as joué ? Est-ce que tu as une attitude différente sur scène ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Non. Je déteste le business autour de la musique. Tout le monde peut jouer au Paléo, ce n’est pas une question de business. Pour y jouer, il faut travailler dur, avoir un groupe qui tient la route. Dans la rue également. Si tu ne joues pas bien, tu ne gagneras pas d’argent dans la rue. C’est un peu la même chose, au final.  &lt;br /&gt;Beaucoup de gens pensent que si tu joues dans la rue tu es pauvre, tu as de la peine. Mais voilà, parfois c’est plus sympa de jouer dans la rue que sur scène. Quand tu as un grand public en face de toi, tu ne sais pas à quoi ils pensent. Mon problème, c’est que je suis un peu paranoïaque – ne me demande pas pourquoi – et du coup, une grande scène est plus négative que moi qu’une petite scène. Quand tu as une grande scène, pleins de groupe font souvent la même chose ; « hé ho, hé ho ». C’est une manière générale de contrôler un peu les masses. Moi je ne veux pas faire quelque chose de bateau comme demander au public de mettre les bras à gauche, à droite etc.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Alors quelle est ton approche sur scène ? Que se soit sur une scène ou dans la rue… &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Être moi-même. Être naturel. Si je suis de bonne humeur, je serais bien avec les gens. Si je suis de mauvaise humeur fais gaffe ! C’est aussi un problème. Si les gens viennent me voir pour la première fois, que je suis de bonne humeur, et qu’ils reviennent une deuxième fois et que je suis de mauvaise humeur, je peux très bien envoyer chier les gens. Une fois, une partie du public s’est levé pendant mon concert et est sorti de la salle. C’était à Bienne. J’étais content. Je me suis dis qu’au moins, je les ai touché. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Tu cherches alors à provoquer une réaction chez ton public ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Ouais, de temps en temps, pas tout les jours.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Est-ce que c’est parce que tu as envie d’être vrai dans ce que tu fais ou parce que tu aimes provoquer ? &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : C’est parce que je ne peux pas être autrement… &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Tu es fidèle à toi-même, peu importe ce qui arrive…. &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Une fois, une chanteuse a dit qu’il fallait trouver un personnage que tu voulais être dans sur scène. Quelque part, oui. Je suis plus confiant sur scène. Dans la vrai vie je suis timide comme tout ! C’est ca mon personnage. Quelqu’un de plus confiant. Ça marche, il faut juste trouver quelque chose pour y arriver. Il faut se demander pourquoi tu fais de la musique, pourquoi tu montes sur une scène. Il faut aussi partager. Il faut leur faire comprendre qu’ils (le public) ne sont pas seuls. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/07/26/m024.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : L’image que tu as en tant qu’artiste est très vrai…c’est quelque chose qui manque parfois dans ce milieu.  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : C’est parce que les gens veulent faire du business ! C’est ca le problème. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : On oublie souvent que la musique est aussi un business. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Quand on est un musicien, tu ne l’oublies pas. J’ai eu un manager qui m’a dit que mes morceaux étaient bien mais qu’on avait besoin d’un tube. Il insistait là-dessus. Moi je lui ai dit « fuck off ». J’écris comme cela, je ne peux pas me forcer à composer une chanson comme ci ou comme ca. Et depuis, ca c’est terminé avec le manager.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch&lt;/strong&gt; : Un mot de la fin pour nos lecteurs ? Pourquoi devraient-ils venir écouter ta musique ?  &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mark Kelly&lt;/strong&gt; : Pourquoi ? euh…il y a plusieurs raisons….apparemment, je suis un chanteur à femme. Alors les mecs, si vous voulez draguer, trouver une copine, il faut venir à un de mes concerts parce qu’il y a pleins de femme. Si tu es une femme et que tu veux draguer quelques mecs, j’espère qu’il y en aura pour toi ! Il faut surtout venir si tu as envie de partager ! J’aime l’interaction avec le public. Alors si tu veux gueuler, taper des mains viens ! Et j’espère que tu aimeras ! Mais, si tu viens à mon concert, il ne faut pas s’attendre à une fin ordinaire. Tu seras parfois surpris !</description>
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      <pubDate>Tue, 26 Jul 2011 13:04:17 +0200</pubDate>
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      <title>Interview de Kadebostan à Festi'Neuch</title>
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      <lead>Festi'neuch est un lieu de rencontres et de découvertes. On trouve facilement dans la foule des artistes venus assister à des concerts incognito. Dans la journée de samedi, nous avons eu un coup de cœur pour la fanfare de Kadebostany.</lead>
      <description>Festi'neuch est un lieu de rencontres et de découvertes. On trouve facilement dans la foule des artistes venus assister à des concerts incognito. Dans la journée de samedi, nous avons eu un coup de cœur pour la fanfare de Kadebostany. Le hasard à voulu que nous croisions Kadebostan, président de la fanfare, et bien plus encore. Interview sur le bord du lac, pour une rencontre du troisième type... &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Peux tu un peu nous parler de toi et du groupe pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ? &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kadebostan : &lt;/strong&gt;Je suis Kadebostan, président de la Kadebostany. C'est un pays qui est situé au Nord de l'Italie, à l'Est de la Suisse, et à l'Ouest de la Turquie. On a décidé de faire parler de nous par le biais de la musique et notamment par notre folklore musical, donc le folklore de Kadebostany. Du coup, on a édité un disque qui est sorti il y a quelques semaines sur le label Suisse Mental Groove. On tourne beaucoup, presque à l'année en Europe et même en Amérique du Sud. Le but étant bien entendu de promouvoir la Kadebostany via la musique. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;J'ai constaté que dans votre musique, vous faisiez beaucoup de mélanges Fanfare/Electro...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kadebostan : &lt;/strong&gt;A la base, en tant que Kadebostan, je suis un musicien de musique électronique, je produis des disques sur des labels Allemands, notamment Freude am Tanzen et fenou que je fais en Solo. J'ai toujours été un peu un élément à part dans la musique électronique parce que j'ai toujours cherché à incorporer des mélodies et des éléments acoustiques. J'ai toujours collaboré avec des musiciens divers et variés, donc ma carrière s'est lancée comme ça depuis 5 ou 6 ans. Il y a environ deux ans, j'ai rencontré un groupe Biélorusse qui s'appelle the Rational Diet, qui est en fait un orchestre de chambre à Minsk. On s'est super bien entendus, musicalement aussi, et on s'est dit pourquoi ne pas créer un pays. L'idée de créer la Kadebostany est partie de là. On a fait énormément de sessions de studio et d'enregistrement entre Minsk Genève et la Kadebostany. Deux ans plus tard, on a accouché de cet album que l'on est en train de promouvoir sur toutes les scènes européennes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;L'album est dans le même esprit que ce que vous avouez joué sur scène ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kadebostan : &lt;/strong&gt;Oui tout à fait, en gros c'est un grand voyage. On essaie de prendre les gens là où ils sont et de les faire partir super loin. L'idée qui est très importante pour nous n'est pas forcément de mettre un style sur ce qu'on fait. On le dit toujours, on fait du folklore de Kadebostany, donc quelque part la personnalité de chaque musicien au sein du groupe ressort. On a des gens qui viennent de la fanfare, je viens du mon électronique, on a des gens d'origines diverses, des Pays de l'Est, du moyen orient, d'Afrique du nord... Du coup, on fait une musique sans concessions. C'est notre point d'honneur. On se rend compte que l'on est aussi bien invité à jouer dans des émissions très populaires comme à la TSR, ou alors dans des endroits peuplés de freaks à Berlin. On adapte jamais notre message, et l'on est super contents que notre musique soit capable de toucher un public aussi large.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; C'est une découverte pour nous, j'imagine que vous commencez à vous faire connaitre tranquillement ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kadebostan : &lt;/strong&gt;On est content, les gens nous font confiance. On fait des très grand festivals, à des heures vraiment géniales. A festi'Neuch, on s'est retrouvé devant 3000 ou 3500 personnes avec une écoute incroyable et des gens qui se laissent aller au voyage et dans la musique. Tout le monde danse, en concert on joue des morceaux très joyeux et des morceaux plus mélancoliques. On essaie de délivrer un voyage assez complet pour emmener les gens chez nous, dans notre culture. Quelque part on fait une musique assez atypique, et les gens qui sont là sont vraiment curieux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;Où peut on trouver votre musique?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kadebostan :&lt;/strong&gt; Maintenant on trouve notre musique partout. En digital sur iTunes, mais aussi sur Kadebostany.com dans la section shop avec des tarifs assez avantageux puisque c'est vendu avec les taxes de Kadebostany qui sont vraiment beaucoup plus basses qu'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Dites nous en plus sur la Kadebostany.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kadebostan :&lt;/strong&gt; La Kadebostany est un état assez peu connu, grand comme un tiers de la suisse. Petit à petit on commence à en parler. J'en suis le président. Politiquement, on est ultra free, on donne très volontier la nationnalité de Kadebostany à qui la veut et la réclame. Il n'a qu'à aller sur le site, et il y trouvera toutes les formalités pour devenir membre. On est assez attentifs à l'image que l'on renvoie. C'est vrai qu'on a un penchant pour la Vodka assez prononcé aussi. Sur scène on bois, ça rigole, ça pleure. Les uniformes que l'on porte sur scène sont les uniformes traditionnels de Kadebostany. On les met tout le temps, ça fait partie du rituel. Par la suite, on voudrais aller plus loin avec la gastronomie de notre pays, la danse, les chants... Il y a beaucoup de projets. Par ailleurs on est un groupe à géométrie variable, on est capables de jouer de trois personnes à quinze personnes. Si vous venez nous voir un jour jouer dans une ville et vous revenez doux ou trois jours après, ce ne sera pas forcément exactement la même formation. Ca risque d'être très différent. Après bien sûr la musique reste la même. C'est simplement interprété d'une autre manière. On ne cherche pas à mettre des noms sur la tête des musiciens. On fonctionne vraiment collectivement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=rNYhOeVhygk" title="Youtube-Video"&gt;Youtube-Video&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Libre à vous de croire ou non à l'existence de la Kadebostany. Nous on y croit dur comme fer. Si vous souhaitez avoir les prochaines dates de la fanfare ou simplement avoir plus d'informations, allez à l'adresse www.kadebostany.com .&lt;br /&gt;</description>
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      <pubDate>Sun, 19 Jun 2011 22:04:44 +0200</pubDate>
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      <title>Interview de Make The Girl Dance</title>
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      <lead>Vendredi 13 avril, à l'occasion du festival Balélec, nous avons pu, avec beaucoup de chance, faire une interview de «  Make the girl Dance » après leur show. Greg Kozo et Pierre Mathieu ont tout les deux répondu à nos questions.</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch &lt;/strong&gt;: Bonsoir ! Merci beaucoup à vous de me recevoir comme ça. J'ai fait un peu mon chieur pour vous avoir quand même...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Greg Kozo &lt;/strong&gt;: Mais nooonnn !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pierre Mathieu :&lt;/strong&gt; Mais non, t'a été super.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Vous êtes arrivés en TGV, en première classe, comment s'est passé ce voyage ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;G. K :&lt;/strong&gt; Très bien, beaucoup de discussions&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;P.M : &lt;/strong&gt;On a l'habitude, on le connais bien ce TGV. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/b/2011/05/15/make_inter_image.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Vous êtes déjà venus en suisse ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; Oui, une dizaine de fois, c'est l'un des pays où l'on joue le plus. On va souvent à Lausanne, Zurich, Bâle...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;G.K : &lt;/strong&gt;Et on rejoue à nouveau à Bâle la semaine prochaine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;Vous avez quelle vision de la suisse ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; On aime, puisqu'à chaque fois qu'on y joue, ça se passe bien. Il y a des pays où c'est compliqué, mais la suisse c'est toujours super. C'est toujours facile, et il y a exactement notre public, avec pleins de pogos. Ils sont très énervés et ça c'est très bien ! Ça marche toujours avec nous.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Ce soir vous avez joué dans une salle qui était de taille raisonnable, et les gens étaient à fond dedans. Vous vous y sentiez comment ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; Tu sais on s'en fout de la taille, on peut avoir une scène de 1500 personnes dans le public qui sont chiants, et au contraire une scène de 150 personnes qui sont très énervées, et tu passes une très bonne soirée. C'est la motivation qui paye.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;G.K :&lt;/strong&gt; En tout cas, oui ça c'est plutôt bien passé.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Vous avez faits 3 singles, et pour « baby baby baby », vous avez fait 14 million de vues en 1 an, dont 3 million les 3 premiers jours. Ça vous a donné un sentiment particulier ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.M : &lt;/strong&gt;Ca te donne l'impression d'être perdu, et en même temps de toute puissance parce que d'un coup, tu as les télés qui viennent t'interroger, tu as des blogs au brésil et aux US qui parlent de çà. Tu te dis « mais qu'est ce qui se passe ? » et d'un coup tu te crois très riche, ce qui est faux. En fait tout ca c'est de la notoriété grâce à internet, qui se chiffre après, mais ce n'est pas non plus un jackpot. C'est en tout cas très déstabilisant. C'était très violent, c'est allé très vite.  Ça a été la vidéo la plus vue en France l'année dernière.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; C'est un clip finalement assez simple...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;G.K. :&lt;/strong&gt; Très simple même. L'idée était de Pierre, on l'a réalisé, mais c'était pas nous derrière les caméras.Students.ch : Vous avez prévenu les autorités ou autre ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; Ah non, faut pas faire ça, sinon on a pas le droit ! Et c'est pour ça que ça a marché.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G.K : &lt;/strong&gt;Dans la rue, les gens étaient un peu surpris quand même.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Finalement, dans chacun de vos clips, il y a une forme de provocation non ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; Oui, alors ce n'était pas vraiment un choix, le premier pour nous c'était plus un «  Happening » plutôt que de la provoque. Le deuxième clip, on s'est dit qu'on allait se payer des vacances et tout craquer, c'était le but, et le naturel à fait que c'est devenu un peu trash par moments. Le troisième clip devait être un truc tout con sur de la viande, et on a quand même finit par tuer le canard. On a fait un triptyque qui est en fait du reality-clip. On voulait faire du vrai, un peu comme un documentaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Vous comptez faire des clips dans le même état d'esprit par la suite ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; Non, pas forcement, mais après, on a pas du tout envie de faire des clips ou on voit un mec jouer de la musique et des gens qui courent sur la plage. Je pense qu'avec très peu d'argent, et de bonnes idées, on peu faire des trucs supers. En tout cas on se cassera toujours la tete pour essayer d'avoir une idée, après pas forcément provoc.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G.K :&lt;/strong&gt; On a aussi envie de faire des clips avec plein d'idées différentes, et par moments, par hasard ou accident, ça peut être un sujet de polémique, mais après ce n'est pas ce qu'on cherche à tout prix. On cherche à s'amuser.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Comment vous êtes vous rencontrés et mis à travailler ensemble ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; On s'est rencontrés dans un club à Paris, il y a 3 ans, je jouais avant greg, après j'ai regardé ce qu'il faisait, c'était rigolo. On s'est balancé des vannes, on a sympathisé, on s'est revus 6 mois après, j'ai dit «  viens, on va faire un morceau », on a commencés sur une blague. Pendant 1 an c'était un hobby, et après baby, c'est devenu professionnel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G.K :&lt;/strong&gt; C'est professionnel tout en restant ludique. Le jour ou ca nous casse les couilles, même si ça nous fait gagner notre vie, on arrêtera quand même. On reprendra des métiers normaux. Par exemple j'aimerais bien être serveur dans un bar près de l'opéra, ou... éleveur de chien. Après, j'aimerais bien, mais je n'ai pas la formation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Et au niveau de la famille, çà se passe sans trop de difficultés ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; C'est pas évident de nous suivre, surtout qu'on voyage tout le temps et partout dans le monde, et c'est chiant pour une femme, même sans enfant. Du coup quand elle était enceinte, j'ai rien fait pendant un moment, même après l'arrivée du bébé. Ensuite, elle sait que c'est ma passion et je gagne ma vie comme ça. Pendant la semaine, je suis la, et c'est le vendredi et le samedi que je suis occupé.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G.K : &lt;/strong&gt;En fait, la semaine on a quand même une vie relativement normale. On se couche pas à 5h du mat complètement déchiré.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; Genre on rentre, on regarde Xfactor et Dr.House et puis on dort vers minuit et quart. Mais c'est quelque chose qu'elle a accepté, mais c'est sur que si je lui dis que je vais faire ca pendant 10 ans, elle se barrerait avec la petite.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G.K : &lt;/strong&gt;Donc en gros il va faire ca pendant 10 ans, mais il ne vas pas lui dire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Et ce n'était pas trop difficile pour elle de te voir passer de la télévision à la musique ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.M :&lt;/strong&gt; C'est comme tout, c'est assez compliqué. C'est chiant les mecs qui font de la télé, c'est chiant les mecs qui font de la musique. Elle préférerait avoir un mec banquier. Je suis passé de chant à chiant, je suis resté au même statut. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Greg, pour ta part, tu as créé un label. Comment fais tu pour gérer le groupe et le label en même temps. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G.K :&lt;/strong&gt; C'est pas difficile, puisque je ne gère absolument pas le label. C'est un label qui est quasiment en sommeil, on sort des petits projets, parfois des jeunes nous envoient des titres qu'on trouve marrant. On le sort et puis voila, mais ce n est pas du tout pas un label qui demande une gestion. De temps en temps, je prends un stagiaire pendant l'été qui nous fait quelques envois. J avais des projets en musique, mais j'ai tout mis en veille pour travailler sur make the girl dance à plein temps. Faut qu'on aille u bout du truc quand même.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Et vous avez des projets ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G.K :&lt;/strong&gt; oui oui, il y a un album qui est quasiment terminé, qui va bientôt sortir, en novembre 2011. Et pour le coup, l'album est très varié. Il y a environ 16 ou 17 titres, mais on va tenter de descendre à 14, et encore. Par contre nous n'avons pas joué de nouveauté ce soir, parce que l'album sera assez electro pop, plus léger et soft, alors que sur scène, il faut que ca bouge beaucoup plus. C'est pas vraiment comparable. &lt;br /&gt;</description>
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      <pubDate>Sun, 15 May 2011 17:25:17 +0200</pubDate>
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      <title>Interview de Didier Wampas</title>
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      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2011/05/15/wampas_interview_titre(2).jpg</img>
      <lead>Avant son show à Balélec sur la grande scène, Didier Wampas nous a accordé un peu de son temps pour répondre à nos questions. C'est dans sa loge que nous sommes venus l'interviewer.</lead>
      <description>&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Bonsoir, merci beaucoup de nous recevoir. Vous êtes ma première interview, c'est un vrai  plaisir de vous avoir .&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Didier Wampas :&lt;/strong&gt; Oh ben ca alors ! On va faire ca bien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Est ce la première fois que vous venez en suisse ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W :&lt;/strong&gt; Non non, on est déjà venus assez souvent. C'est beau, c'est propre et les gens sont gentils. C'est un pays que j'aime bien, c'est super beau, au bord du lac, tout ca. Enfin on voit que ce qu'il y a de beau en suisse en même temps. Quand tu viens en vacances, c'est un peu comme à paris quoi. Quand tu y passes, c'est super beau, mais quand tu y vis, je pense que c'est pas pareil. En tout cas j'adore.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Au fil du temps, vous n'avez jamais eu votre langue dans votre poche. Avez vous toujours été ainsi ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W :&lt;/strong&gt; Tout ça ça se fait petit à petit quand même, tu vois. C'est comme sur scène, la première fois où tu y montes, tu n'es pas à l'aise. C'est petit à petit que tu apprends à être à l'aise, et à tout les niveaux,que ce soit sur scène, pour écrire des chansons... Mais oui, ça s'apprend par l’expérience. C'est jamais inné, personne ne monte sur scène et son premier concert est génial. Ca n'existe pas ou alors c'est très rare.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/05/15/wampas_interview_image.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Après 28 ans de carrière, 10 albums et plusieurs tubes, avez vous toujours autant de plaisir à jouer sur scène ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W : &lt;/strong&gt;Ah oui, et heureusement quand même ! C'est un peu magique de monter sur scène, c'est  même beaucoup magique. C'est un moment qui ne ressemble à rien d'autre, tu vois ce que je veux dire ? C'est génial.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Alors que vous êtes le leader du groupe, comment ça se passe entre vous ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W :&lt;/strong&gt; C'est pas évident cette histoire de démocratie dans les groupes. Ça n'existe pas vraiment. La démocratie, c'est un truc qui est bizarre. La démocratie artistique, c'est pas possible, tu comprends l'idée ? L'art ne peut pas être démocratique. Il se trouve que c'est moi qui écrit les chansons, mais pour les décisions, mais je ne prends pas beaucoup de décisions. Tout ce qui est business et compagnie, je m'y intéresse pas trop. Chacun s'occupe de plein de trucs et ca se passe naturellement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; Une question vous a été posée en 2009, je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais j'aimerais vous reposer cette même question aujourd’hui. Y a t'il une autre preuve que les Wampas que dieu existe ( en référence au nom du dernier album) ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W :&lt;/strong&gt; Heureusement, que l'on est pas la seule preuve, sinon on serait mal barrés...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;students.ch : &lt;/strong&gt;Comment vous est venu l'idée du titre ?D.W : J'étais à la maison de disque chez universal, et je passe devant une librairie anarchiste ou il y avait un livre qui s'appelait «  les preuves de la non existence de dieu ». Et je me suis dit que pour moi, les wampas sont la preuve de son existence. C'est donc du premier degré !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;Quand on vous écoute, il y a souvent du second degré. Vous avez un message pour les gens qui n'ont aucun humour ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W : &lt;/strong&gt;Quand j'utilise le premier ou le second degré c'est un peu pour me cacher, par pudeur peut etre. C'est une manière de ne pas dire les choses directement. Mais pour ceux qui ne comprennent pas, c'est pas grave, c'est un peu fait exprès aussi. C'est un peu comme les rappeurs qui disent «  fuck la police » et qui s'étonnent après que la police leur tombe dessus. Je vais pas me plaindre si les gens comprennent pas. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; D'un coté, vous prônez assez souvent la tolérance, et vous êtes assez critique de l'autre. C'est un jeu assez risqué finalement. Est ce que ça vous a déjà joué des mauvais tours ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W : &lt;/strong&gt;Oui c'est vrai que c'est assez risqué, mais jusqu'à présent ca ne m'est pas trop retombé dessus. Mais un jour, ca va surement me retomber sur la gueule. De me moquer un peu de tout le monde, mais c'est pas vraiment méchant non plus. J'estime avoir eu de la chance jusque la. C'est pas mal quand meme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;Vous avez un meilleur souvenir ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W : &lt;/strong&gt;C'est con à dire, mais l'année dernière, on a fait le stade de France avec Indochine, et ça fait vraiment quelque chose. Et curieusement, ce n'est pas le nombre de gens qui impressionne, mais c'est de voir les gens tout autour, sans fin et tout. En tout cas, ca m'a beaucoup marqué.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;A l'inverse, un de vos pires souvenirs ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W : &lt;/strong&gt;C'était un des premiers concerts, à Brest tout au début, et on avait fait un concert vraiment pourris. On a presque été hués. Depuis, j'essaye de plus faire de concerts pourris parce que ça m'a marqué.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;Des projets en perspective ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D.W &lt;/strong&gt;: Pour ma part, je viens d'enregistrer mon premier album solo qui sort à la rentrée. Par contre je ne sais toujours pas quel titre il va avoir, c'est en recherche.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;</description>
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      <pubDate>Sun, 15 May 2011 17:05:57 +0200</pubDate>
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      <title>Interview de Julian Perretta !</title>
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      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2011/04/15/titre_perretta.jpg</img>
      <lead>Vendredi 8 avril, avant d'enflammer la scène du chapiteau, Julian Perretta nous a fait l'honneur de répondre à ces questions.</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt;	Avais-tu déjà entendu parler du Caprices Festival? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian :&lt;/strong&gt;		J’en n’avais jamais entendu parler avant, mais maintenant si !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt;	Est-ce que tu aimes la Suisse et son public ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian :&lt;/strong&gt;	Oui, beaucoup. J’ai déjà joué en Suisse avant, j’ai joué à Genève, et à Zürich le mois dernier. C’était super, je suis content d’être à nouveau là.. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch:&lt;/strong&gt;	Pourrais-tu décrire ta musique, pour ceux qui ne connaissent pas ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian:&lt;/strong&gt;	Je suppose que c’est un genre de « british pop-rock » avec un peu de « american soul » comme Justin Timberlake. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch:&lt;/strong&gt;	Est-ce que ta musique a été influencée par tes origines irlandaises et italiennes ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian: &lt;/strong&gt;	Bien, je ne sais pas si ça a influencé ma musique, mais ça a en tout cas enrichi ma famille. Ils sont tous musiciens, il y a donc une certaine fierté dans la musique. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch:&lt;/strong&gt;	As-tu une tradition avant de monter sur scène ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian:&lt;/strong&gt;	Généralement avant le spectacle, mon groupe et moi, sommes plutôt excités. La plupart du temps on improvise une dispute pour rigoler. Je suis plutôt du genre à courir partout un peu follement, mais ça dépend. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch:&lt;/strong&gt;	Pourquoi as-tu étudié à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres si tu voulais devenir chanteur ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian:&lt;/strong&gt;	Parce que quand j’étais à l’école, j’aimais beaucoup Shakespeare. Alors j’ai étudié la poésie, ce qui m’est très utile maintenant pour la musique. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch:&lt;/strong&gt;	Comment se comportent tes amis depuis que tu es célèbre?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian:&lt;/strong&gt;	Ils n’agissent pas vraiment différemment, et je ne vois pas mes amis autant que ça. Ça fait 6 mois que j’ai quitté la maison et je suis souvent loin. Je joue à Paris la semaine prochaine et tous mes amis vont venir me voir. Je veux dire que s’ils ne changent pas, je ne change pas, alors ils ne changent pas, etc…  &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch:&lt;/strong&gt;	Y a-t-il un endroit qui te parait idéal pour chanter?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian:&lt;/strong&gt;	Un endroit ? Pas vraiment. J’ai de la chance de pouvoir faire une tournée en Europe. La Suisse est vraiment un beau pays, et j’aime beaucoup Zurich aussi… ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt;	Pourquoi a tu décidé de garder ton vrai nom, et pas un nom de scène ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian :&lt;/strong&gt;		Parce que c’est moi !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt;	Merci d’avoir répondu à nos questions, et bonne chance pour ce soir !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julian :&lt;/strong&gt;		Ok, merci, ça m’a fait plaisir de parler avec vous.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/04/15/image_perretta2.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Anaelle Morf et Clarissa Emery</description>
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      <pubDate>Fri, 15 Apr 2011 16:29:29 +0200</pubDate>
    </item>
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      <title>Quand Sam Frank rencontre Herr Johann</title>
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      <img>http://files.students.ch/thumbnails/590x332/a/2011/04/14/samfrank1.jpg</img>
      <lead>Avant de monter sur scène, Sam Frank et Herr Johann nous ont accordé un peu de leur temps pour répondre à nos questions. Ils nous présentent qui ils sont, avec humour et simplicité.</lead>
      <description>&lt;strong&gt;Students.ch : &lt;/strong&gt;	Avez-vous déjà pensé qu’un jour vous joueriez sur une scène de Caprices ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam :&lt;/strong&gt;	A la mort, tout le temps ! (rire) Non, on n’y avait jamais pensé avant. Je dois dire que je suis très content d’être à Caprices, mais je connais un peu les festivals : j’étais le premier suisse à aller jouer au Printemps de Bourges, il y a de ça très longtemps…  Pour répondre à la question, je n’ai jamais pensé à Caprices et je ne connais pas Crans-Montana.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Johann :&lt;/strong&gt;	Alors moi, franchement non, je n’y ai jamais pensé. C’est vraiment une première expérience.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; 	Johann, quel est ton parcours ? Comment t’es-tu retrouvé sur une scène du Caprices Festival?&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Johann :&lt;/strong&gt;	Je fais de la musique depuis tout jeune. J'ai toujours aimé composer, que ce soit à la guitare, au piano ou par la suite à l’ordi. La création c’est cool, t’es libre, tu cherches, tu t’amuses. Vers 17 ans, lors de mes premières soirées en boîte, j’ai commencé à m’intéresser à la musique électronique. D’abord avec Dj Hell, le label Bpitch de Ellen Allien ou encore James Holden ! A la base, je ne voulais pas faire partie d’un groupe, j’aimais tout gérer tout seul à la maison, je suis donc resté dans l’ombre pendant bien 5 années... ! Sortir de ma bulle m’est encore difficile, mais vu que je suis en train d’arriver à une sonorité qui me plait… et que j’ai rencontré Sam, je me suis lancé dans cette histoire ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt;	Pouvez-vous décrire votre musique pour ceux qui ne connaissent pas ? Avant et après l’arrivée de Johann ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam :&lt;/strong&gt;	Il faut déjà savoir que je suis un faux-musicien. Je suis déguisé, dans le sens où je compose, mais mon truc c’est l’écriture. J’ai publié des recueils de poèmes, des bouquins sont en route etc. Les chansons, la musique, les mélodies sont un véhicule pour amener le texte plus loin. Un jour, alors que je jouais un morceau qui s’appelle « 33 novembre » (que vous allez écouter ce soir d’ailleurs) Johann a flashé sur celle-ci et m’a demandé s’il pouvait bricoler 2-3 trucs dessus. J’ai tout de suite accepté. Puis, il est revenu avec un concept électro qui mélangeait mes paroles en français, mes mélodies avec sa musique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Johann : &lt;/strong&gt;	Ma touche vient de mes influences de la musique électronique actuelle (allemande, anglaise, etc.). J’ai essayé d’adapter le rock que fait Sam, surtout avec de la batterie électronique. Le processus est le même pour chaque chanson : je crée une version démo, que nous travaillons ensemble en studio pendant plusieurs séances, avant d’arriver au résultat qui nous plait. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; 	Puisque les textes sont si importants pour vous, quel message voulez-vous transmettre au public ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam :&lt;/strong&gt; 	J’ai 49 ans et je crois profondément depuis que j’ai 14 ans, que la musique et les mots peuvent et doivent changer le monde. Alors, les mecs qui ont mon âge, ceux qui ont une belle bagnole et qui ne pensent qu’au fric, ne me comprennent pas. Les jeunes pensent que je suis un fou parce que depuis le temps, le virus aurait du me passer. S’il ne passe pas, c’est parce que mes mots et ma musique sont là pour changer les mentalités, pour que le monde aille un petit peut mieux. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; 	Vous êtes plutôt optimiste alors ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam :&lt;/strong&gt;	Je suis un optimiste invétéré. Je crois au destin et à Dieu forcément. Si j’étais à Fukushima, j’aurais les boules comme tout le monde, mais je continuerai à manger des carottes en me disant que « voilà c’est le destin ». J’ai ce côté optimiste, mais fataliste aussi. « On va tous être irradiés, mais c’est pas pour autant qu’il faut arrêter de manger des carottes ». C’est plus facile à dire quand on est à Crans et pas à Fukushima … ! Là je suis d’accord, donc je vais fermer ma gueule...  (rires)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt;	Y a-t-il un artiste avec lequel vous rêveriez de jouer, de chanter ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Johann :&lt;/strong&gt;	Pour moi, Modeselektor sont les plus grands. Après, c’est beau de rêver, mais on n’y est pas ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam : &lt;/strong&gt;	Il y en a pleins ! Pour moi, il y a un mec avec qui j’adorerais faire un duo. C’est un grand rêve : il est plus vieux que moi, c’est Jean-Louis Aubert. Je l’ai vu plein de fois sur scène. C’est quelqu’un que j’ai rencontré et avec qui, je pense que je m’éclaterais bien. C’est aussi un pur dans sa tête. J’adorerais chanter avec lui, même si ce serait un peu électrique entre lui et moi. Le courant passe une fois sur deux. Sinon, Bernard Lavilliers est quelqu’un qui a beaucoup apporté de texte à la musique, avec plein d’autres influences. Sinon, il y a Nicole Croisille, une nana extraordinaire que j’ai admiré pendant longtemps. C’est une vrai « jazzman », mais que les gens ont toujours classé comme étant de la « variété ». &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Johann :&lt;/strong&gt;	Pour moi, ce n’est pas vraiment une question de duo, mais plutôt de remix, ou collaborations. C’est plus de la musique personnelle, car je suis la plupart du temps devant mon ordi. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; 	Y a-t-il un endroit dans le monde qui vous paraît idéal pour chanter ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam :&lt;/strong&gt; 	Au bord de la mer, car quand on est dans l’air marin, déjà on a pas le rhum des foins (rires), et c’est bon pour les cordes vocales. J’aimerais beaucoup jouer à Bordeaux, sur la côte atlantique, ou de l’autre coté de ce même océan, à Long Island, New York. C’est juste en face de Bordeaux si on pédale très vite en pédalo, en arrive à Long Island...  (rires)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt; 	Quels sont vos futurs projets ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam :&lt;/strong&gt; 	Je dois dire que c’est très important que je fasse cet interview avec Johann, parce qu’on est sur un projet d’album ensemble. Il le porte à 50% dans les arrangements électro, mais il a un peu moins d’expérience que moi. Nos projets futurs sont absolument ensemble ! On se disait tout à l’heure dans la voiture qu’on aimerait chanter une fois sous le gros chapiteau de cirque, pas dans le couloir (rires). &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Johann :&lt;/strong&gt;	Finir l’album et le finir bien. Une pièce dont on se rappellera toute notre vie! En effet, Sam est un musicien confirmé, il à énormément d’expérience dans la musique, et moi qui suis jeune, en ai encore très peu. C’est ce choc entre deux générations qui nous a permis de prendre une direction inhabituelle avec notre musique et qui fait cette force. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt;	Sinon, que font les autres musiciens du groupe avec lequel vous vous produisez ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam : &lt;/strong&gt;	Deux amis à moi avec qui j’ai fait beaucoup de concerts, mais dans différentes configurations. Ce sont des poly instrumentistes qui jouent en alternance. En fait, ils sont à l’instrument ce que Johann est à l’électro. Yves Z., qui a un groupe qui cartonne en Allemagne en ce moment, fait de la basse, du clavier et de la guitare acoustique. Alors que Pierre Gillardoni, qui est aussi un guitariste rock de tournée, fait de la guitare électrique et de la basse. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Students.ch :&lt;/strong&gt;	Est-ce que vous avez un rituel, avant de monter sur scène ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sam :&lt;/strong&gt; 	Comme j’ai fait pas mal de théâtre, on se la joue un peu théâtrale et on se tient les mains, un peu comme des petits garçons pour que l’énergie passe. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/04/14/johann.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour plus d’information, vous pouvez aller jeter un coup d’œil sur le site de Sam Frank http://www.samuel-blunier.com/ ou sur celui de Herr Johann http://soundcloud.com/herrjohann. On attend leur album avec impatience qui sortira sûrement fin septembre!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Clarissa Emery et Anaelle Morf</description>
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      <pubDate>Thu, 14 Apr 2011 23:31:59 +0200</pubDate>
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