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    <title>Students.ch - Magazine - Les derniers articles de la catégorie Colonne Politique</title>
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    <lastBuildDate>Sun, 12 Feb 2012 00:44:16 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Retrospective de l'année 2011</title>
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      <lead>L'année 2011 tire sa révérence, et les portes de 2012 s'ouvrent à bras ouverts. 2011, est une année de bouleversements et de changements majeurs à travers le monde.</lead>
      <description>L'année commence fort dès le 14 Janvier avec la démission et la fuite du président Tunisien Ben Ali, après de très lourdes manifestations dans tout le pays. La Tunisie est le premier pays a s'être libéré de son tyran. Cette preuve de courage du peuple tunisien inspire les pays voisins et provoque des soulèvements dans le Maghreb. Hosni Moubarak tombe ainsi logiquement après son homologue tunisien, et laisse l' Égypte maîtresse de son destin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/12/28/mubarak.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 11 mars, un violent séisme au Japon provoque le deuxième plus gros incident nucléaire de l'histoire à Fukushima. Les réacteurs des centrales ne sont plus étanches, leur cœur est en fusion et le Japon pense vivre ses dernières heures. L'ensemble de ces événements a tué 9 487 personnes, et plus de 15 000 personnes sont encore portées disparues. Les dégâts du séisme s'élèvent à plus de 200 milliard d'euros.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/b/2011/12/28/fukushima.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au mois d'avril, Haïti retrouve un visage en élisant Michel Martelly comme président. Quelques jours après, c'est un président aussi qui fait la une : Laurent Gbago pour ne pas reconnaître sa défaite aux élections face à M. Ouattara.  A la fin du mois, le mariage du prince William et de Kate middleton est suivit à la télévision par près de 2 milliards de personnes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/12/28/kateetwilliam.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le mois de mai voit Ben Laden tué dans un raid américain à Abbotabad, mais marque aussi le début de la très médiatique affaire sur DSK, jusqu'alors président du FMI et grand favoris aux présidentielles françaises de 2012.  Il est arrêté a l'aeroport de New York pour avoir agressé sexuellement Nafissatou Diallo, une femme de ménage du Sofitel. C'est le lendemain de ce scandale que commence le mouvement contre le chômage et les différentes politiques d’austérité à Madrid. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/12/28/dsk.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;En Juin, DSK étant désormais hors jeux, c'est Christine Lagarde, ministre de l'économie en France qui reprend le flambeau à la tête du FMI. Au même moment, les troupes américaines commencent leur retrait d'Afghanistan.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/12/28/usa.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le cas de «  News of the world » éclate au grand jour en Juillet. En effet le tabloïd est accusé d'avoir procédé a de nombreuses reprises à des écoutes téléphoniques illégales sur des personnes importantes. Le 9 Juillet, la république du Soudan devient le 193ème état membre de l'ONU. Le 21 du mois, la Norvège vit un drame. Anders Breivik, un extrémiste de droite tue 92 personnes via un attentat à la bombe et une fusillade. Il sera arrêté et placé en asile psychiatrique. Dans les derniers jours du mois, l’Europe adopte un vaste plan d'aide à la Grèce à hauteur de 158 millions d'euros. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/12/28/anders.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le huitième mois subit des émeutes à Londres à cause des méthodes agressives de la Police. Durant tout ce temps, la guerre en Libye continue de faire rage, et Kadhafi perd enfin Tripoli. Mais les combats continuent sans relâche.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/12/28/emeutes.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voila 10 ans jour pour jour que nous sommes entrés, historiquement parlant, dans le 21ème siècle. C'est évidement avec beaucoup de peine que le monde commémore les événements du 11 septembre 2001. Par ailleurs, le mouvement « Occupy Wall Street » se fait entendre, même du haut des buildings.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/12/28/11sep.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;En Octobre, Mouhamar Kadhafi est tué par les rebelles. Bonne nouvelle pour certains, mauvaise pour d'autres, la Libye se sent officiellement libérée de son « guide ». Par ailleurs la Tunisie fête l'arrivée au pouvoir du parti islamiste « Ennhada ». Le déroulement de la mise en place de cette démocratie est exemplaire pour tout les peuples en crise.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/a/2011/12/28/libye.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 12 Novembre, Silvio Berlusconi, depuis longtemps devenu un poids pour l'Italie, démissionne. Le lendemain, c'est l'économiste reconnu Mario Monti qui le remplace temporairement pour aider le pays a éviter la faillite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/b/2011/12/28/monti-berlusconi--1-.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;On se souviendra du mois de décembre, principalement pour les contestations en Russie. Le parti de Vladimir Poutine aurait toujours la majorité absolue. Selon de nombreuses organisations, il y aurait eu des fraudes massives lors des élections. Plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestent à de nombreuses reprises dans les grandes villes du pays.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="" title="" src="http://files.students.ch/uploads/b/2011/12/28/poutine-original.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;« Année de givre, année de fruits »		dicton français</description>
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      <pubDate>Wed, 28 Dec 2011 01:11:40 +0100</pubDate>
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      <title>Matériel de guerre</title>
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      <lead>La Suisse aime bien cultiver sa réputation d’Etat neutre ayant une tradition humanitaire. De nos jours encore, nous sommes fiers que la Suisse n’ait, depuis plus d’un siècle, plus participé à une guerre. Bien au contraire, les bénévoles de la Croix Rouge, organisation...</lead>
      <description>La Suisse aime bien cultiver sa réputation d’Etat neutre ayant une tradition humanitaire. De nos jours encore, nous sommes fiers que la Suisse n’ait, depuis plus d’un siècle, plus participé à une guerre. Bien au contraire, les bénévoles de la Croix Rouge, organisation bien suisse, apportent de l’aide aux blessés du monde entier. Voilà une image de la Suisse que l’on aime bien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La réalité est pourtant bien différente : de manière indirecte, la Suisse a participé aux conflits armés les plus importants des dernières décennies. Pour ne citer que quelques exemples, des armes suisses ont été utilisées tant en Afghanistan, qu’en Iran ou au Soudan.La prochaine fois que vous regarderez le télé-journal et que vous y verrez des gens s’entretuer, dites-vous que c’est peut-être avec des armes suisses qu’ils le font ; dites-vous que l’on utilise les technologies hautement développées de notre pays pour produire des armes permettant de tuer des milliers de gens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela vous semble-t-il compatible avec la tradition humanitaire de la Suisse ? Appréciez-vous le fait que le peuple suisse porte la responsabilité de la souffrance de nombreuses personnes en tolérant un commerce qui depuis longtemps déjà devrait être interdit ? La réponse me paraît claire. Mais peut-être vous dites-vous que vous ne pouvez rien y faire ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 29 novembre prochain, vous aurez la possibilité de faire changer les choses, et cela de la manière la plus simple à imaginer : en allant voter « oui » à l’initiative contre l’exportation de matériel de guerre, initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSSA) soutenue, entre autres, par les Jeunes VertEs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si vous hésitez encore, allez consulter le site du GSSA, où vous trouverez un argumentaire et des réponses à vos éventuelles questions…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Colonne politique de Nesa Zimmermann.&lt;/strong&gt;</description>
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      <pubDate>Thu, 08 Oct 2009 12:18:29 +0200</pubDate>
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      <title>Baptiste Hurni: l'égalité par l'exigence</title>
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      <lead>J'ai la chance d'être le deuxième rédacteur de cette rubrique politique. Mon nom est Baptiste Hurni, j'ai 23 ans, je suis neuchâtelois, habitant du Val-de-Travers et socialiste. Je suis actuellement député au Grand Conseil, conseiller général de ma commune ainsi que prés...</lead>
      <description>J'ai la chance d'être le deuxième rédacteur de cette rubrique politique. Mon nom est &lt;strong&gt;Baptiste Hurni&lt;/strong&gt;, j'ai 23 ans, je suis neuchâtelois, habitant du Val-de-Travers et socialiste. Je suis actuellement &lt;strong&gt;député au Grand Conseil, conseiller général&lt;/strong&gt; de ma commune ainsi que président du PS de ma région. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par ailleurs, j'ai obtenu un Bachelor en Histoire et en Français à l'Université de Neuchâtel, et je serai bientôt titulaire d’un master en histoire contemporaine. De plus, en tant que membre fondateur de l’entreprise cité Al'FEN S.A, j'occupe la présidence du Conseil d'Administration de cette société anonyme crée pour administrer les logements-étudiants. Enfin, je travaille aussi pour la Fédération des étudiants neuchâtelois comme secrétaire général. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cependant, dans cette colonne, c'est bel et bien le politicien qui parle, et j’ai choisi, aujourd’hui, un coup de gueule sur la scolarité obligatoire ! &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Scolarité : l'égalité par l'exigence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mai 68&lt;/strong&gt; a vu fleurir des slogans du type &lt;strong&gt;« il est interdit d'interdire », « la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale »&lt;/strong&gt; et mille autres sarcasmes remettant fondamentalement en cause l'enseignement traditionnel, avec un professeur presque sacralisé, un canon de textes incontournables, une rigidité à toute épreuve. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bref, on a tout foutu loin, le bébé avec l'eau du bain, les profs au milieu! C'était la fête, on allait enfin pouvoir atteindre l'égalité des chances, puisque les enfants de bonnes familles ne seraient plus avantagés à l'extrême par les connaissances classiques. Et puis on a développé ce qui est appelé d'autres savoirs, des savoir-faire, des connaissances sociales, j'en passe et des meilleures. Les pédagogues, bien au chaud dans leurs HEP, ont petit à petit imposé leurs vues, leurs conceptions selon lesquelles chaque élève doit apprendre à son rythme ; les linguistes dits &lt;strong&gt;« synchroniques » &lt;/strong&gt;ont réussi à nous faire croire qu'il n'y a pas de fautes de langue, pas de fautes d'orthographe, seulement des adaptations. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ainsi , l'égalité des chances, valeur fondamentale, devait être atteinte.&lt;/strong&gt; Mais ainsi, on a jamais autant creusé les inégalités, tout en abaissant dangereusement le niveau intellectuel des nouvelles générations. L'enfer est pavé de bonnes intentions. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suis-je un horrible réactionnaire?&lt;/strong&gt; Suis-je complètement en dehors de toute réalité? Oublie-je que la théorie du bon vieux temps ne se vérifie jamais et qu'Aristophane déjà ne parvint pas orienter l'évolution en brocardant l'éducation nouvelle et en prônant le retour aux vieux principes&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Non, mais je constate qu'aujourd'hui, les élèves qui sortent de l'école obligatoire ont peut-être développé de nombreuses connaissances différentes, mais toujours est-il qu'ils ne savent plus écrire correctement en français, ont des connaissances en allemand lamentables et ont bien souvent une vision de l'histoire pour le moins incomplète, rendant la révolution française dangereusement contemporaine d'un Jules César. Surtout, ils ne possèdent pas complètement les connaissances indispensables sur le marché du travail. &lt;strong&gt;Etant un politicien pragmatique &lt;/strong&gt;et empirique, je me fonde sur une expérience pour affirmer cela. L'entreprise où je sévis, a désiré engager une stagiaire. Il s'agit d'un poste où l'entregent, le secrétariat et les langues étrangères sont essentiels. Nous avons reçu plus de cinquante dossiers : quelle ne fut pas ma surprise et ma déception de constater qu'à peine un dossier sur dix ne comportait aucune faute d'orthographe criante. Je ne parle pas ici de fautes pointues, comme &lt;strong&gt;« après que + indicatif »&lt;/strong&gt;, mais de fautes de bases telles que: &lt;strong&gt;« Cet offre  d'emploi »,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;« je suis intéresser »&lt;/strong&gt; ou encore les très nombreux &lt;strong&gt;« se poste me conviendrais »&lt;/strong&gt;. Ironie du sort : la lettre la mieux rédigée était le fait d'une personne de langue...allemande!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est un échec grave de l'enseignement public, car, que cela plaise ou non aux linguistes, si vous envoyez des offres avec de telles &lt;strong&gt;« adaptations »&lt;/strong&gt; de la langue, vous n'avez pas le contrat, c'est tout. Et à terme, vous faites faillite. Dura lex, sed lex. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les exigences de base ont donc changé pour ne pas dire diminué, mais a-t-on au moins atteint le but affiché de l'égalité des chances? Au risque d'enfoncer le clou, je répète qu'on n'a jamais autant creusé les inégalités. En effet, devant le niveau très discutable de leurs chères têtes blondes, les parents qui ont des connaissances personnelles étendues, qui ont du temps à consacrer à leur progéniture, car l'un des deux conjoints gagne suffisamment bien sa vie, bref, les catégories sociales relativement élevées ont compensé ce manque de l'école obligatoire. Il n'y a rien de moins égalitaire, puisque seuls les enfants de ces catégories sociales ont acquis des connaissances en phase avec le monde réel. De plus, c'est actuellement au niveau de la maturité gymnasiale que ces bases sont acquises, laissant les jeunes à l'apprentissage vides de ces savoirs pourtant fondamentaux! Encore pis que cela, de plus en plus, devant ce constat d'échec de l'enseignement public, les parents vraiment aisés optent pour l'enseignement privé, plus rigoureux, plus performant, et terriblement plus cher. Seul les gens riches sont, dans ce système, correctement éduqués. C'est un naufrage de l'égalité des chances, un drame pour toute personne de gauche. L'enseignement public doit promouvoir la qualité, doit rester la norme. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais il ne suffit pas de constater et de se plaindre. Comme le dit J. Studer, &lt;strong&gt;« en politique, le talent, ce n'est pas tellement de dire que faire, mais de dire comment le faire »&lt;/strong&gt;. En l'occurrence, que faire, c'est facile : améliorer le niveau de nos chères têtes blondes. Comment le faire, beaucoup moins. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Parce que l'ambiguïté est là : le retour en arrière pur et simple n'est pas souhaitable. Mai 68 et ses suites ont aussi eu de bonnes conséquences, comme la désacralisation du professeur - même s'il ne faut pas tomber dans la familiarité - une certaine souplesse dans les canons de textes - même si certains classiques ne devraient pas être oubliés -  une valorisation de la réflexion au détriment de la connaissance pure -  même si certains savoirs doivent être acquis. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La solution passe donc peut-être par des harmonisations suisses,&lt;/strong&gt; du type HarmoS, très insuffisante, mais surtout par la fixation des compétences minimales que chaque élève, en sortant de l'école obligatoire, doit maîtriser. La réponse réside certainement dans un très fort taux d'encadrement pour les élèves qui ont de la peine dans une branche, mais en permettant à ces mêmes personnes d'accéder aux classes avancées là où ils ont des prédispositions, avec un nombre plus restreints de professeurs. Elle passe  évidemment par la journée continue, pour ne plus défavoriser les parents qui travaillent. Enfin, l'école publique devrait prendre acte de l'avancée des technologies et de plus en plus intégrer des apprentissages grâce à l'outil informatique, sans pour autant lâcher le contact humain. On le voit, l'action politique devrait, une nouvelle fois, réussir combiner adroitement entre nouveauté et rigueur. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En conclusion&lt;/strong&gt;, je crois donc que notre système d'instruction doit être totalement et puissamment réformé. Il doit l'être, parce qu'en Suisse, selon la formule consacrée, notre seule matière première c'est la matière grise. Mais il doit surtout l'être pour qu'enfin cette valeur, en laquelle je crois fondamentalement, c'est-à-dire l'égalité réelle des chances, puisse se concrétiser dans les actes. Dans le domaine de la scolarité, l'exigence est certainement moins attractive que l'absence de règle, mais elle est la condition sine qua non de l'égalité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[[http://dev.psn.ch/actions/elections/grand-conseil/district-du-val-de-travers/baptiste-</description>
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      <pubDate>Sat, 09 May 2009 15:10:34 +0200</pubDate>
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      <title>Philippe Natermod: Remboursons tout et surtout n’importe quoi!</title>
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      <lead>Je m’appelle Philippe Nantermod, je suis un politicien de 25 ans, juriste et titulaire d’un Master de droit de l’université de Lausanne. Je suis actuellement avocat-stagiaire à Sion.Politiquement, je suis membre du Parti libéral-radical depuis 2001 et je m’engage dans ...</lead>
      <description>Je m’appelle Philippe Nantermod, je suis un politicien de 25 ans, juriste et titulaire d’un Master de droit de l’université de Lausanne. Je suis actuellement avocat-stagiaire à Sion.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Politiquement, je suis membre du Parti libéral-radical depuis 2001 et je m’engage dans les jeunes libéraux-radicaux en tant que vice-président des jeunes radicaux suisses. Je suis élu au Grand conseil valaisan comme député-suppléant depuis le 1er mars 2009.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Remboursons tout et surtout n’importe quoi !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand les Chambres ont rédigé le texte constitutionnel sur les médecines complémentaires que nous voterons le 17 mai, elles se sont montrées pleines de bonnes intentions. En remplaçant&lt;strong&gt; « prise en charge complète »&lt;/strong&gt; par &lt;strong&gt;« prise en charge »&lt;/strong&gt; des médecines complémentaires, nos élus s’imaginaient certainement remplir leur rôle traditionnel en proposant un des consensus les plus mous qu’il m’ait été donné de rencontrer. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C’est réussi : &lt;/strong&gt;le texte est carrément incompréhensible tant la transparence des mots est accablante et n’impose rien. Seulement, le peuple fera un choix le 17 mai entre la situation actuelle et une nouvelle situation dont nous ignorons à peu près tout. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comprenons-nous, je n’ai sur le fonds rien contre les médecines complémentaires, pas plus que je ne m’oppose à la vis sans fin. Elles existent, chacun en fait ce qu’il veut. Il est seulement question de choisir les conditions d’une prise en charge d’un traitement par l’assurance maladie de base et ce qui ressort du domaine des assurances complémentaires. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Selon le système en vigueur, un traitement doit passer &lt;strong&gt;le triple filtre efficacité – adéquation – économicité&lt;/strong&gt; pour être inclus dans le catalogue des soins remboursés. Ces trois critères doivent permettre aux autorités de s’assurer qu’un traitement de base montre un certain effet contre une maladie pour un prix acceptable au regard des médications concurrentes. Ces critères assurent une certaine objectivité dans le choix du catalogue LAMal. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les médecines complémentaires – au même titre que les médecines académiques –&lt;/strong&gt; y sont soumises et c’est ainsi que certaines préparations phytothérapiques ou des techniques dérivées de l’acupuncture sont aujourd’hui supportées par l’assurance obligatoire. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le Parlement propose donc de modifier ces critères. Pour nous proposer quoi ? Bien malin celui qui peut déjà le dire. À discuter avec les consommateurs de médecines douces, il apparaît que le critère qui convient à beaucoup se résume à &lt;strong&gt;« ça me fait du bien »&lt;/strong&gt;. En voilà un bon critère ! Vous vous sentez mieux après le passage de la fée homéopathique ? &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Remboursons ! &lt;/strong&gt;Vous appréciez un petit traitement traditionnel chinois ? Remboursons ! Peu importe dans le fonds que l’efficacité de tels traitements n’a jamais été prouvée, que &lt;strong&gt;le fameux effet placebo&lt;/strong&gt; soit observé dans les études. Les mêmes se plaindront de l’augmentation du coût des primes qui, elle, ne fait décidément aucun bien. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette nouvelle manière d’agir sera dangereuse et inégalitaire. Une semaine de vacances au soleil me fait davantage de bien que tous les cachets d’asprine que j’ai avalés cette année. Remboursez ! Mes quelques heures de piscine hebdomadaires me gardent en forme. Remboursez ! Et où nous arrêterons-nous ? Les pratiques SM, les voyages à Lourdes, et pourquoi pas la petite cigarette qui clôt un bon repas ? Ça fait tellement de bien… &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce terme complémentaire est tout bonnement mensonger. Il doit être compris comme &lt;strong&gt;« qui n’a pas démontré ses effets »&lt;/strong&gt;. À une autre époque, on aurait parlé de magie ou de soins prodigués par des charlatans. Pour être remboursés, ces traitements sont aujourd’hui soumis aux mêmes règles que leurs concurrents scientifiques. Ce serait tout de même le comble de rembourser les massages thaï sur la simple base d’un sentiment partagés par certains alors qu’une procédure longue et douloureuse s’impose pour autoriser un médicament issu d’années de recherche dans nos meilleurs laboratoires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une assurance complémentaire pour les médecines du même nom coûte actuellement cinq à dix francs par mois.&lt;strong&gt; La LAMal n’est pas une religion :&lt;/strong&gt; ce n’est pas la foi dans des pratiques aussi douteuses qu’ésotériques qui doit définir les prestations de base. Ou alors je me déclare agnostique et je réclame une exemption de ce nouvel impôt ecclésiastique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href="http://nantermod.wordpress.com/" target="_blank"&gt;Philippe Natermod&lt;/a&gt;</description>
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      <pubDate>Thu, 23 Apr 2009 11:19:03 +0200</pubDate>
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