Rechercher le magasin

Derniers blogs

14. Juillet 2019, 00:00 Concert Culture Music Festivals Soirée

José James subjugue le Montreux Jazz Festival

Sophia Bischoff - Le 13 juillet dernier, le Montreux Jazz Festival a tiré sa révérence 2019 sous le signe du groove. Retour sur la magie de José James.

José James subjugue le Montreux Jazz Festival
En ce samedi ensoleillé, une douce vague de mélancolie berce les abords du lac Léman. Plus que quelques heures avant la fin du rendez-vous estival préféré des mélomanes d’ici et d’ailleurs. Plus que quelques concerts avant que le cru 2019 du Montreux Jazz Festival ne tire le rideau…jusqu’à l’été prochain. La soirée approche et les moments musicaux d’exception se préparent. Alors que le Stravinski accueille une soirée hommage aux créations de Quincy Jones, le Club est envahi par les plus belles notes groove de José James.



Groove entêtant. Groove entraînant. Groove prenant. Le pont entre old school et contemporain se matérialise à chacune des performances de José James. Chaque note, chaque rythme, chaque harmonie vocale est déposée sur un fil de groove aux allures mystiques. C’est avec ces quelques mots que nous vous avions annoncés sa venue du festival. Des mots qui se sont gravés dans notre inconscient au fil des concerts du musicien qu’on a pu voir par le passé. En ce soir de juillet, José James a su recréer avec magie ce qu’il sait faire de mieux.



José James ouvre le bal avec «  Ain’t no sunshine  », issue de «  Lean on me  » album hommage de reprises de Bill Whiters. Le calibre de ce classique pourrait rendre facile la séduction de l’audience. Mais loin de se contenter de reproduire, José James incarne. Le public est vite subjugué par ce talent à l’état brute. Entre reprise et titre de son cru, le musicien navigue avec classe. Là où le lieu supposerait un calme admiratif, l’audience ne peut se retenir. Standing ovation au bout de dix minutes de performance. Renforcé par l’exquis accompagnement de Marcus Machado (guitare), Aaron Steele (batterie) et Aneesa Almusawwir (basse), José James apporte de la magie au Club et transmet son bonheur d’être présent à chaque note.



Toute bonne chose a une fin. Mais, l’artiste montre qu’il redoute de voir ce moment arriver. Il passe les dernières vingt minutes à demander s’il peut continuer de jouer. José James fait ainsi perdurer ce moment de grâce qui fait partie des dernières harmonies de cette 53ème édition du Montreux Jazz Festival. Quelle autre meilleure façon de conclure cette quinzaine ? A vous de nous le dire…


Crédit photos : © 2019 FFJM - Renaud Alouche
Commentaires
Login

Articles similaires