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4. Juillet 2011, 19:22 Music Festivals

La soul dans tous ses états à Montreux

Sophia Bischoff - Pour clôturer le premier week-end de sa 45ème édition, le Montreux Jazz Festival a mis la soul à l’honneur ce dimanche 4 juillet. Retour sur les performances de Bilal, Aloe Blacc et Raphael Saadiq.

La soul dans tous ses états à Montreux
Alors que l’Auditorium Stravinski accueillait la légende B.B King et ses invités pour une soirée sous le signe du blues, le Miles Davis Hall a été surplombé d’un nuage de soul avec la performance d’artistes qui seront certainement les légendes de demain. La petite salle du festival a beau porter le nom du célèbre trompettiste de jazz, se sont les étoiles montantes de la « black music » qui ont fait vibrer le public présent hier soir. Trois concerts au programme qui ont prouvé que l’âme de cette musique n’a rien d’âgé. Au contraire, elle a une résonance éternelle.

C’est l’américain Bilal qui a ouvert le bal du premier dimanche montreusiens. Peu connu du grand public, le poète et musicien n’est pourtant pas un novice. Entouré par la crème de la scène hip-hop underground américaine, c’est en 2001 qu’il a sorti son premier album. Hier soir, le crooner a offert un set musicalement agréable même si très simple du point de vu de sa performance scénique. Après ce premier plongeon dans l’océan de la soul par la porte neo-soul, Aloe Blacc nous a fait tremper un orteil dans des sonorités plus vintage. Dès son entrée sur scène, le californiens a annoncé la couleur ; il invoquera l’esprit musical de légende tel que James Brown, Stevie Wonder, Al Green ou encore Marvin Gaye. C’est d’ailleurs par sa subtile ressemblance à ce dernier que Aloe Blacc a marqué. Mais pas seulement. Sa technique vocale, sa prestance scénique ont mis des frissons au Miles Davis Hall. Aloe Blacc a, bien entendu, joué la majorité des titres de son album « Good Things ». Il a également profité de l’occasion pour rendre hommage à Michael Jackson avec une version soul de « Billie Jean ». Puis, c’est au rythme de « I Need A Dollar » qu’il a tiré sa révérence montreusienne.


Après cette première approche de la soul vintage version 21ème siècle, c’est le maitre en la matière qui a clôturé la soirée en beauté ; le seul et l’unique Raphael Saadiq. Sur scène, Saadiq arrive à recréer l’ambiance de ses albums avec une qualité frôlant la perfection. Par les titres de « The Way I See It » (album qui l’a révélé au grand public), on aura ainsi eu l’impression de se trouver dans un concert de soul regroupant toute la légendaire sonorité de l’époque Motown. Puis, Raphael Saadiq a emporté son public dans les soirées sixites en réexplorant son nouvel album, « Stone Rollin’ ». Par son voyage à travers les différentes vies de la soul, Raphael Saadiq a conquis l’audience du Montreux Jazz et à mis un point final en diamant au premier week-end de la 45ème édition du festival.

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